What is the thing that matters to you the most? {FLASHBACK} | Feat. Eobard ♥

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Dim 22 Mai - 18:59

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What is the thing that matters to you the most?
Feat. Eobard Thawne



Another morning to wonder myself how I'll fill all void that you left. I feel that the day promises to be long. And I've no one with whom to spend it. I can't bear this loneliness, I miss you. I have no one with whom I can confide me. I spend my time looking out the window, and I still don't see you coming back. You're both gone, and I lived. Why did I lived? That's the question I still can't answer... I just wanna be happy, normal. I wanna learn what it's like to wake up in the morning and not feel sad... What it's like to walk down the street and not look over my shoulder. I had that, before.. Before you died...

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Une chaleur indomptable m'entourait. La fumée toxique m'empêchait de respirer correctement. Je donnais peu cher de ma vie à ce moment là… J'étais affaiblie comme jamais. La peur me compressait, l'angoisse me rongeait. Je ne savais pas où aller, ni quoi faire. Puis je sentis quelqu'un me prendre la main et m'emmener avec lui. Je me sentais déjà un peu mieux, plus en sécurité, mais pour combien de temps ? J'étais maintenant rendue sous un lit, sous mon lit. Je regardais autour de moi, les flammes y étaient également présentes. Les battements de mon cœur s'accéléraient alors que la porte s'ouvrit. Une autre personne fit son entrée mais … Deux coups de feu retentirent et je le vis tomber… Papa… Je me redressais d'un grand sursaut et essayais maintenant de canaliser ma respiration. Ce n'était qu'un cauchemar… Un cauchemar qui revenait de plus en plus fréquemment… Treize ans après, j'avais toujours cette culpabilité qui s'était amplifiée avec les événements en Russie il y a un an. Une culpabilité, un sentiment qui me détruit un peu plus chaque jour. May me connaît par cœur, oui, mais je crois qu'elle ignore à quel point je souffre de tout ça.

Je finis par me lever et par me rendre dans la salle de bain afin de me passer un peu d'eau froide sur le visage. Cette petite sieste ne m'avait pas autant reposé que ce que j'aurais espéré mais il fallait bien que j'occupe mon jour de repos. Je ne me sentais pas vraiment bien, c'était certainement dû à l'angoisse… Un petit tour à Central Park me ferait du bien, j'aime beaucoup cet endroit, je le trouve reposant. Alors je m'empressais de sortir de chez moi afin de prendre la voiture pour me rendre à New York sans plus attendre.

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Une fois rendue près du lieu, je décidais de continuer à pieds, je n'avais pas spécialement envie de faire un malaise au volant… Puis mon téléphone sonna. C'était May. Lorsque je décrochais, elle m'annonça qu'elle serait absente encore plus longtemps que prévu et qu'elle ignorait quand elle rentrerait. Ce n'était pas vraiment une bonne nouvelle, mais y il avait des avantages. Certes, elle ne pourrait pas venir m'aider en cas de problème mais au moins, ça m'aidait à ne pas devenir dépendante de quelqu'un. Je n'avais jamais vécu seule, il faudrait bien que ça se fasse un jour ou l'autre. J'avais décidé de ne pas lui parler de mes cauchemars, de mon ressentis, de tout ce que je pouvais penser, je ne voulais pas l'inquiéter et il y avait certainement pire que moi, il fallait simplement que je cesse d'y penser pour le moment.

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Après tout, je n'avais pas une si mauvaise vie que ça. Je suis toujours vivante, j'ai toujours survécu, c'est le principal, non ? Malheureusement, penser ça ne m'empêchait pas de me sentir mal… May avait raccroché et alors que je rangeais maintenant mon téléphone dans ma poche sans faire attention où je mettais les pieds, j'heurtais quelqu'un.

- Excusez-moi, je.. Je suis assez maladroite..

Venais-je de dire à l'homme en le regardant dans les yeux avant de froncer les sourcils en le regardant de haut en bas. Je finis par rapidement détourner le regard pour ensuite reprendre mon chemin en soupirant doucement.

- Félicitation Alex… C'est pas en bousculant les gens que tu te sentiras mieux ou que tu te feras des amis…

Me dis-je à moi-même d'une tête désespérée.

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Lun 23 Mai - 1:06




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What is the thing that matters to you the most ?Feat Alexandra Winslow



La nuit avait été de nouveau longue pour moi, très longue. Elle était par ailleurs semblable aux dernières nuits que j’avais passé dans ce loft : Très calme, inanimée, blanche. En effet, Morphée n’était pas passée par chez moi depuis plusieurs jours déjà, à mon grand regret. Cette fatigue avait eu un impact considérable sur mon travail, qui, il fallait malheureusement, le reconnaître, était de moins en moins efficace. J’avais constaté de très près, impuissant, mon grand plongeon dans ce cycle infernal dans lequel je m’étais jeté malgré moi. C’est ainsi que j’étais de nouveau resté sur mon lit, vêtu uniquement de mon sous-vêtement, pendant de très longues heures, à penser à ce monde, vaste, beau, fascinant, unique, ce monde qui n’était pas le mien.

Je pris mon temps pour me lever, une heure et trente minutes pour être précis, le tout pour aller en direction du balcon muni de mon verre de whisky dont les glaçons avaient fondus depuis un bon moment déjà. J’étais là, accoudé à ce long balcon à contempler cette ville. New York, tu es grande, forte, débrouillarde au point de pouvoir t’illuminer toute seule de par la lumière de tes habitants mais tes innombrables sirènes et Klaxons te rendait aussi bruyante voire agaçante. Mais qu’importe parce qu’ils t’aimaient au point d’avoir fait de toi leur grosse pomme, leur foyer. Oui, qu’importe, car moi aussi je t’aimais. Tu étais aussi une source d’évasion et de liberté. Cette même évasion que j’avais retrouvé avec les gorgées que j’avais bues de mon nectar sacré.  C’est ainsi que je me retrouvai à regarder ce ciel obscur dont les épais nuages cachaient tant bien que mal une lune pourtant resplendissante.


Je contemplai ce spectacle pendant encore plusieurs heures avant de retourner à l’intérieur. Mon corps était à la fois gelé et brûlant, il ne fallait pas partir te saouler en sous-vêtements sur un balcon tard le soir me direz-vous. C’est le regard vide que je posai mon ultime verre enfin terminé avant de me diriger vers la salle de bain. Je me regardai vaguement dans mon miroir alors que l’eau coulait à flots. Mon visage était métamorphosé par les cernes qui s’étaient posées sous mes yeux. Je le rinçai donc avant de me diriger vers ma garde-robe afin de mettre une tenue bien plus décente que je portais à ce moment précis. J’étais enfin prêt à sortir, et Dieu sait que j’avais vraiment besoin de ce bol d’air frais.

Je pris donc l’initiative de quitter l’immeuble. Arrivé en bas, je pus contempler mes précédentes pensées sur cette magnifique ville de New York. En effet, elle était pleine de vie, les taxis klaxonnaient par milliers et les sirènes avaient le monopole du bruit.

Je décidai alors de me diriger vers Central Park en partie pour avoir de la tranquillité mais aussi et surtout pour pouvoir me débarrasser de ce surplus de nectar de la luxure. Je m’avançai alors dans Central Park tête baissée, le regard vide sous les cris des enfants qui s’amusaient sur les différentes aires de jeux, les réprimandes de leurs parents et le son de quelques de carrousels. Un journée plutôt ordinaire dans cet endroit verdoyant en somme.
Alors que je m’étais perdu dans mes pensées, je rentrai accidentellement dans une jeune femme, la touchant légèrement de l’épaule. Elle semblait visiblement aussi égarée que je ne l’étais. C’était le genre de chose qui arrivait souvent.

"Excusez-moi, je.. Je suis assez maladroite.." me lança-t-elle d’un air légèrement gêné avant de poser son regard sur moi et de me scruter de haut en bas. En toute honnêteté, c’était plutôt gênant, il s’agissait de ce genre de chose qui pouvait vous mettre rapidement à l’aise. Je me contentai de lui répondre le plus poliment possible en affichant un sourire des plus amicaux sur mon visage et d’hocher la tête en guise de reconnaissance de ses excuses.

"C’est rien…"me contentai-je d’ajouter alors que j’avançais à petits pas tout en l’ayant fixée brièvement du regard. Je vis alors qu’elle fronça vivement et brièvement ses sourcils avant de reprendre sa route. Elle ne semblait pas si aimable que ça tout compte fait. Je la regardai reprendre son chemin alors qu’elle exprima un léger soupir.

"Félicitations Alex… C'est pas en bousculant les gens que tu te sentiras mieux ou que tu te feras des amis…"dit-elle agacée par son manque d’attention.
Je me tournai alors entièrement vers elle alors qu’elle reprenait sa route. Je compris alors très rapidement les raisons de ce regard bien particulier. Elle ne se sentait pas bien, un quelconque malheur lui était arrivé mais surtout elle était seule, et elle n’avait apparemment personne pour la guider. Elle me rappelait un peu moi dans ma solitude actuelle. Je fus alors soudainement pris d’une certaine empathie vis-à-vis de cette inconnue, désirant la sortir de cette solitude chose qui m’arrivait que très rarement. Je lui lançai soudainement avant de la regarder partir :

" Et pourquoi pas ? C’est peu commun mais ça reste possible… " lui lançai-je avec un léger sourire en coin sur un ton accueillant et chaleureux. Elle semblait vraiment dans le besoin. Je l’avais invité de manière subliminale à me connaître. La balle était dans son camp.


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Lun 23 Mai - 21:52

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What is the thing that matters to you the most?
Feat. Eobard Thawne




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- Et pourquoi pas ? C’est peu commun mais ça reste possible…

Petit à petit, je me perdais à nouveau dans mes pensées les plus  sombres lorsque la voix de la personne que j'avais bousculé quelques minutes plus tôt m'interpella. Soudainement, pour l'une des rares fois de ma vie, un souvenir agréable me revint en mémoire. Je m'arrêtais alors nettement. Ça me rappelait ma rencontre avec Roy, presque treize ans plus tôt. Aujourd'hui encore, je suis toujours la petite Russe perdue, complètement égarée, à la recherche d'une quelconque chance, d'un quelconque bonheur, exactement comme avant. Lorsque j'y réfléchissais bien, rien n'avait changé, rien du tout. Doucement, je finis par me tourner vers mon interlocuteur afin de le regarder dans les yeux en inclinant la tête sur le côté. Il m'avait tendu une perche, je ne devais pas laisser passer cette chance.

- En effet, c'est peu commun… Je crois que je n'ai pas été très correcte avec vous dans ma façon d'agir et de vous regarder.. Je le regrette.

Mon accent était toujours aussi bien prononcé, et malheureusement, je ne pouvais pas faire autrement. Ces six mois en Russie en étaient la cause. J'avais l'impression de me revoir dans le passé. J'ignorais tous les bruits parasites m'entourant, tous les enfants chahutant, les gens qui passaient près de moi, parfois en marmonnant, les pas faisant craquer les quelques feuilles mortes restantes sur le sol, plus rien ne m'importait, plus rien ne m'intriguait hormis cet homme. J'avais une étrange impression. Mon regard plongé dans le sien, quelque chose me semblait être anormal, et j'ignorais de quoi il s'agissait. Mon regard d'habitude froid était maintenant doux, compatissant.

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- Je peux peut-être vous offrir un café ? Ce sera ma façon de vous dire que je suis sincèrement désolée pour ma maladresse ainsi que pour la façon avec laquelle je vous ai regardé.. Et nous pourrions éventuellement en profiter pour faire connaissance, qu'en dîtes-vous…?

Je détournais le regard à la fin de ma phrase comme si j'étais gênée. Ce genre de contact avec autrui n'était pas dans mon habitude, loin de là même. J'étais du genre à me montrer réellement froide aux premiers abords, à ne pas dévoiler qui je suis ni ce que je suis réellement, par peur que quelqu'un puisse s'en servir contre moi. La crainte m'avait poursuivit toute ma vie. La peur de perdre une autre personne que j'aime, la raison de ma solitude, je vivais dans la peur. Mais une fois qu'on me connait…

- Oh, euh.. Je m'appelle Alex.. Mais… Vous le saviez sûrement déjà puisque vous m'avez entendu…

Je finis par lui décrocher un petit sourire amical croisé à une légère timidité. Il m'avait laissé une chance, alors je l'avais saisie. Je savais qu'il fallait que je cesse de vivre dans le passé. Je regardais doucement autour de moi afin d'y observer toutes ces personnes heureuses, ces familles complices, ces enfants aimant réciproquement leurs parents… Une vie que j'avais perdu, que l'on m'avait volé. Je me devais de changer tout ça, de devenir heureuse, de vivre une vie normale ou s'en rapprochant… De récupérer ce que l'on m'a arraché.
Et cet homme… Malgré cette rencontre accidentelle… Je sentais que ça allait bien se passer. Que pour une fois, je réussirai à esquiver n'importe quel problème. M'enfin, je disais ça mais…
Il avait un sourire qui m'intimidait un peu, ce qui ne m'arrivait jamais, mais… Il était différent. Il semblait aussi seul que moi… Peut-être était-ce la raison pour laquelle il m'avait laissé cette chance…

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Mar 24 Mai - 22:55




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What is the thing that matters to you the most ?Feat Alexandra Winslow



En y repensant, cette proposition était plutôt ridicule en soi. Qui de nos jours accepterait une telle offre, surtout si elle venait d’un étranger ? Nombreux étaient les kidnappeurs et autres criminels aux troubles psychologiques des plus effrayants ayant vécu en ces temps barbares, et ils étaient encore plus nombreux à New York qu’ailleurs sur cette planète. Ces hommes tous aussi répugnants les uns que les autres pouvaient être vos collègues de travail, vos amis, votre amant ou encore pire, votre père. J’avais beau dénoncer ces personnes les unes après les autres, je n’étais pas mieux que celles-ci. Mes actions passées avaient fait de moi quelqu’un de bien pire. En effet, je ne m’étais pas contenté du simple meurtre, j’étais allé plus loin, beaucoup plus loin. J’avais parcouru le temps et même l’espace en tuant des centaines de milliers de personnes sans éprouver le moindre remord. Ils appelaient cela un crime contre l’humanité. C’était du moins l’appellation que l’on donnait lorsqu’un massacre de masse à l’échelle internationale avait été effectué. En ce qui me concernait, il ne s’agissait pas d’un mais de plusieurs massacres ayant eu à différentes époques que ce soit dans le passé, dans le présent ou dans le futur. Ces diverses atrocités avaient fait de moi un monstre bien plus effrayant que ces vulgaires criminels de bas-étages. Et pourtant, je m’étais débarrassé de ce masque que j’avais l’habitude de porter l’espace d’un instant, afin de lui montrer mon ravissant sourire. J’avais pour habitude de l’utiliser afin de tromper mes ennemis. Mais cette fois-ci, sûrement à cause de l’alcool, je l’avais utilisé pour des raisons bien moins obscures.


Elle s’arrêta alors soudainement, pour ensuite se retourner vers moi, la tête penchée. Elle avait apparemment quelque chose à me répondre.

"En effet, c'est peu commun… Je crois que je n'ai pas été très correcte avec vous dans ma façon d'agir et de vous regarder.. Je le regrette." me dit-elle avec un accent fort prononcé. Cet accent était d’origine slave, russe pour être plus précis. Je reconnaissais cet accent parmi tant d’autre. Il était comme qui dirait drôle pour la majorité des occidentaux de cette époque même si il ne pouvait pas surclasser l’accent chinois en termes de railleries. Il s’agissait-là pour moi de choses bien stupides. L’accent, comme plein d’autres choses était ce qui nous différenciait, ce qui nous rendait unique, authentique, et ça, apparemment peu de personnes l’avaient compris.

Quoiqu’il en soit elle m’avait présenté ses excuses en bonne personne qu’elle était. Ou du moins, en bonne personne qu’elle semblait vouloir faire paraître. Je m’avançai d’un simple pas avant de m’arrêter. Je ne pus m’empêcher de glousser suite à sa remarque pendant un court instant avant de secouer brièvement la tête afin de manifester mon avis sur le sujet. Oui, je trouvais sa courtoisie bien inutile par rapport au geste en lui-même et ce, bien que je comprenais bien évidemment une telle réaction car, j’en aurai probablement fait de même. Son regard hostile avait disparu au profit d’un regard bien plus amical.

"Ce n’est rien vous savez…j’ai connu bien pire…"lui dis-je tout en esquissant un petit sourire en coin. Je la regardai pendant un petit moment, m’interrogeant sur le genre de personne qu’elle pouvait être avant de l’entendre de nouveau.

"Je peux peut-être vous offrir un café ? Ce sera ma façon de vous dire que je suis sincèrement désolée pour ma maladresse ainsi que pour la façon avec laquelle je vous ai regardé.. Et nous pourrions éventuellement en profiter pour faire connaissance, qu'en dîtes-vous…?"

Elle semblait plutôt encline à l’idée que l’on puisse apprendre à se connaître. Elle avait trouvé l’idée du café comme prétexte afin qu’elle puisse en apprendre sur moi. Il s’agissait-là du genre de propositions tout à fait basique que l’on pouvait recevoir dans les situations comme celles-là. Rien de surprenant en fait. Je pouvais voir à son regard qu’elle éprouvait une gêne par rapport à cette situation qui ne semblait pas très ordinaire pour elle. C’était plutôt quelque chose qui m’amusait et qui me donnait envie d’en apprendre un peu plus sur cette drôle de personne.

"Volontiers. Ça m’a l’air d’être une offre intéressante."

Je m’étais tellement focalisé sur mes paroles que je n’avais pas fait attention à cette jeune étrangère. Elle semblait plutôt distante pour ne pas dire intimidée à l’idée de rencontrer une nouvelle personne.

"Oh, euh.. Je m'appelle Alex.. Mais… Vous le saviez sûrement déjà puisque vous m'avez entendu…"

Effectivement, je le savais déjà. Mais elle, elle ne connaissait rien de moi, pas même mon nom. Bien sûr je ne parlais pas de ma véritable identité mais de celle que j’avais empruntée à mon arrivée à New York.
En effet, cela me dit quelque chose… ajoutai-je d’un sourire plutôt bien prononcé, affichant alors mon amusement quant au fait qu’elle s’était présentée de nouveau et surtout parce qu’elle avait encore fois fait preuve de maladresse. Je commençai alors à m’approcher tout en tendant ma main afin qu’elle puisse la serrer. Je ne comptais pas gâcher ces salutations.

"Cooper…Nathan Cooper !"

Tel était le nom de la personne dont j'avais ôté la vie et pris la place dans le but d'assurer ma survie. J’envisageai de détruire cette coquille tandis que j’attendais que la paume de sa main se pose sur la même pour qu’elles puissent se resserrer l’une contre l’autre. Cette femme était pour le moins intrigante. Elle avait l’air à la fois fragile mais aussi forte. J’étais curieux à l’idée de savoir ce qui l’avait rendu ainsi.

"Très bien. Et où souhaitez-vous aller ?" ajoutai-je toujours avec ce même sourire. Ce sourire avait pour but de ne pas l’effrayer, de la mettre à l’aise, en confiance. Après tout, il fallait bien que l’un de nous deux le soit.


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Mer 25 Mai - 18:05

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Feat. Eobard Thawne




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Oui, je sais, ma proposition manquait d'originalité, mais qu'est-ce que je pouvais lui proposer d'autre ? Un petit tour dans une ruelle en clin d'œil à mon passé ? L'inviter directement chez moi ? Non, non, non. Un café c'est très bien. Bon, j'aurai pu lui proposer un verre mais je n'ai pas réellement le droit de boire… Bien que, May n'étant pas là, je pourrais un profiter un peu…

- Volontiers. Ça m’a l’air d’être une offre intéressante.

Bon, il avait accepté ma proposition, c'était déjà ça. Puis il n'y avait pas de quoi se plaindre, c'est moi qui payait… Je devais bien l'avouer, je n'étais pas réellement douée pour le relationnel. J'étais plutôt une femme d'action. Enfin, non… Pas ce genre d'action… Plutôt du genre avec une arme en main, à pourchasser un méta-humain pyrokinésiste qui avait tenté de me tuer alors que je lui avais sauvé la vie avant l'explosion de l'accélérateur de particules. Ouais, ce genre d'action là. Il avait sans doute dû remarquer à quel point j'étais maladroite ainsi que timide. Bon, ça, c'était une chose que je n'arrivais pas à cacher malgré de multiples efforts. Comment voulez-vous faire, vous, avec un homme tel que lui face à vous qui vous lance un sourire comme ça ? Je m'égare…

- Cooper…Nathan Cooper !

Je connaissais enfin également son nom maintenant. Il me tendait alors sa main que je saisis afin de la serrer doucement dans la mienne. Oui, bon, là je l'avoue, j'angoissais un peu. Je n'avais pas l'habitude du contact physique avec les gens, et encore moins avec les hommes, je les évitais même. Non pas qu'il me faisait peur mais… Il était relativement impressionnant. Bien par sa taille que par sa corpulence. J'avais tout simplement l'air faible et ridicule à côté de lui. M'enfin, il ne faut jamais se méfier des apparences, me dirait-on. Et c'est vrai..! Non, honnêtement, je paraissais peut-être faible mais j'étais capable de mettre n'importe qui à terre. Merci May et tes entraînements intensifs.

- Enchantée Nathan..!

Il faudrait peut-être que je lâche sa main, non ? Oui, ce serait une bonne idée… Je finis donc par le faire. Je baissais ensuite la tête d'un regard un peu timide, ou plutôt, intimidé. Sa tentative de me mettre à l'aise s'avérait être un échec. M'enfin, à ce niveau là, j'étais un peu un cas désespéré… Je venais également de me souvenir de quelque chose… Je posais mes mains sur toutes mes poches et également en dessous de ma veste, sur mes côtes. J'avais tellement été pressée de sortir que j'en avais oublié mon insigne ainsi que mon arme de service… Bon, par chance, j'avais laissé ma paire de menottes dans ma poche mais bon, c'était juste le moins important… Sortir sans ces trucs là… C'est pas sérieux ça, Alex, me dirait le capitaine s'il était là… Puis je fis comme si de rien n'était et levais la tête pour le regarder dans les yeux en lui lançant un sourire quelque peu innocent. Oui, j'étais angoissée, ça se voyait tant que ça ?

- Très bien. Et où souhaitez-vous aller ?

Finit-il par me demander concernant le café. J'arquais donc un sourcil et regardais ailleurs, essayant de réfléchir à un quelconque endroit avant de lui dire le premier me venant à l'esprit.

- Pourquoi pas au Jitters ? Ah non, attendez… On est à New York là… Hm… Eh bien… C'est une excellente question dans ce cas… On va bien trouver..!

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Je disais quoi déjà ? Ah oui, ma maladresse… Le Jitters, bien sûr… Comme si nous étions à Central City à l'heure actuelle… Allez, bravo Alex, encore une comme ça et tu auras le droit à une médaille. Un sourire gênée face à ce que j'avais dis, je finis par faire comme si de rien n'était et l'attrapa par le bras pour l'entraîner avec moi hors de Central Park. Hm… Le problème, c'est que je risquais de nous perdre… Je ne connaissais pas vraiment New York… C'était une très belle ville, certes, mais une très grande aussi. Puis je me rendis compte du cran que j'avais eut de l'embarquer comme ça avec moi et le lâchais avant de regarder ailleurs. C'était quoi mon but dans la vie, sans rire ? Prouver aux gens que je suis bizarre ? Ben là c'est réussit. Le pire dans tout ça, c'est que je ne le faisais vraiment pas exprès. Bon, ça m'aidait également un peu à cacher ce que j'avais vécu, mais… Le problème avec moi était toujours bel et bien le relationnel. Et étonnement, je ne me montrais pas froide comme à mon habitude. Non, justement, je semblais encore bien plus fragile… Oui, c'était problématique… Mais si je lui parlais autrement que comme ça, je ne m'en ferai jamais un ami. Il fallait vraiment que je change ma façon de vivre, ma façon de faire…

- Et sinon ? Tu… Vous venez d'où exactement, et vous faites quoi dans la vie ? Je suis assez curieuse, pardonnez-moi d'avance… J'espère seulement que je n'ai pas à faire à un psychopathe… Non pas que je dis que vous êtes un psychopathe, hein.. Non, je suis sûre que vous n'en êtes pas un.. Enfin non, je ne suis pas sûre.. Je crois que je devrais me taire en fin de compte, ce serait plus sage…

Je crois que j'ai le droit à ma médaille, là. Non mais… Même moi je n'arrive pas à croire que je puisse dire de telles choses… Et j'avance à ses côtés sans même savoir où je vais en plus. Je ne sais même plus où j'ai garé ma voiture… Ouais, je crois que j'arriverais jamais à faire bonne impression à quiconque, encore moins à lui… Déjà, je le bouscule, ensuite je lui propose un café mais je sais pas où on peut aller puis maintenant, je le traite de psychopathe… J'espère en tout cas qu'il ne le prendra pas mal…

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Jeu 26 Mai - 17:33




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What is the thing that matters to you the most ?Feat Alexandra Winslow



Je posai longuement mon regard sur cette jeune et ravissante Alex. Mon regard était à la fois bref dans sa longueur et discret. Je cherchais déjà à m’interroger sur elle. Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Qu’est-ce qui l’amenait ici ? Mon esprit était trop chamboulé par cette inconnue. Et c’était quelque chose de très habituel pour moi. En effet, contrairement à beaucoup de personnes vivant sur cette terre, je ne craignais pas énormément l’inconnu. A vrai dire, il m’intriguait plus qu’autre chose. Du moins jusqu’à une certaine mesure. En tant que scientifique de renom, il est de mon devoir de résoudre les mystères présents sur cet univers vaste et magnifique et ce, quitte à prendre le risque de mettre ce même univers si important à mes yeux en danger. Et même dans ce cas-là, je trouverais une alternative afin de résoudre le problème en question.
J’étais soudainement devenu obsédé à l’idée de connaître cet inconnu, certain qu’elle cachait quelque chose, qu’elle avait sa part de mystères qui méritaient d’être résolus. Mon air curieux finit par me trahir l’espace d’un instant avant qu’elle ne me réponde.


« Pourquoi pas au Jitters ? Ah non, attendez… On est à New York là… Hm… Eh bien… C'est une excellente question dans ce cas… On va bien trouver..! »

Le Jitters ?! Cela faisait un moment que je n’avais pas entendu parler de cet endroit. Il me rappelait notamment Central City et donc, Barry Allen. Elle me fit me remémorer l’une de ces fois où l’on s’était battu et que le fameux café de Central City en avait payé les frais. Il n’en restait plus rien, le bâtiment ne tenait même plus debout. Ce chaos me manquait réellement. Je mourrais d’envie d’en faire de même ici, à New York.
Je revins l’espace d’un instant à moi afin de voir qu’elle se sentait bien évidemment gênée par ce qu’elle venait de dire.

« Vous me semblez vraiment fatiguée. »

Cette Alex faisait preuve d’une réelle maladresse et de beaucoup d’étourderies dans ce qu’elle disait et dans ce qu’elle faisait, mais, ce n’était rien en soi. J’irai même jusqu’à dire qu’il s’agissait là d’une bonne chose car elle était parvenue à me faire rire, moi, qui il y a encore quelques heures, me morfondait quant à mes problèmes de sommeil. Je tâchais donc de paraître insensible vis-à-vis de cette énième boutade tout en essayant de la mettre de nouveau à l’aise avec un énième sourire. Il ne fallait surtout pas qu’elle continue de la sorte sous peine d’être prise dans un cycle sans fin d’embarras et d’autres formes de honte. Malheureusement pour moi, je n’eus même pas le temps de lui venir en aide qu’elle avait de nouveau rejoué une de ses scènes qui lui étaient si familières. En effet, la jeune femme s’était agrippée à mon bras avant de me tirer vers la sortie du park et ce, de manière soudaine, sans me dire le moindre mot. J’en avais tellement été surpris que j’en fis un léger et minuscule sursaut qu’elle ne put remarquer. A vrai dire, l’idée qu’elle me balade de la sorte ne me déplaisait pas car j’étais plutôt fatigué pour pouvoir me déplacer par moi-même. Elle me trimbala alors sur quelques mètres sous les regards des parents et des enfants qui jouaient avec nous avant de me relâcher brusquement ce qui me fit presque perdre l’équilibre. Cette femme, n’était pas bizarre, c’est juste qu’elle ne savait pas comment s’y prendre avec les gens ou du moins avec ceux qu’elle ne connaissait pas. Et je le vis l’instant d’après quand elle se tourna vers moi pour m’adresser la parole.

« Et sinon ? Tu… Vous venez d'où exactement, et vous faites quoi dans la vie ? Je suis assez curieuse, pardonnez-moi d'avance… J'espère seulement que je n'ai pas à faire à un psychopathe… Non pas que je dis que vous êtes un psychopathe, hein.. Non, je suis sûre que vous n'en êtes pas un.. Enfin non, je ne suis pas sûre.. Je crois que je devrais me taire en fin de compte, ce serait plus sage… »

L’usage du tutoiement et du vouvoiement a été, est, et restera toujours un problème dans ce genre de situations. Elle semblait déterminée à en savoir plus à mon sujet, confirmant quelques instants après sa nature curieuse. Alors que je m’apprêtais à parler, elle poursuivit en sortant tous aussi absurdes les uns que les autres. Moi ? Un psychopathe ? Elle avait déjà tapé dans le mile sans le savoir mais elle ignorait à quel type de personne tordue elle avait affaire. J’étais bien au-dessus du malade mental lambda mais ça, elle ne pouvait pas le savoir. A ces yeux, je ne pouvais qu’être cet homme mystérieux qui semblait tout aussi égaré qu’elle. Je lui répondis alors avec un large sourire ainsi qu’un sourcil légèrement arqué dans le but de montrer toute ma surprise dans le propos qu’elle avait tenu à mon égard.

« Tu peux me tutoyer. Ça ne me dérange pas. Et Sinon, je suis de New York, je vis ici depuis quelques années. Je travaillais comme scientifique avant de prendre une année sabbatique afin de découvrir le monde, de voyager. »

Menteur ! Je n’étais pas de New York et j’étais encore moins de ce monde ou de cette époque. Tout ce que j’avais fait c’était massacrer un pauvre innocent avant prendre son apparence. Je me contentai alors de parler de ce faux moi tout en essayant de la rassurer encore.

« Comment en saurais-je sur toi si tu ne me parles pas ? Parle-moi de toi. Je pense qu’un psychopathe aurait eu une approche bien différente et surtout il n’aurait pas cherché à te mettre à l’aise. »

J’avais marqué un point. Il m’aurait été impossible d’en apprendre un peu plus sur elle si elle ne daignait pas ouvrir la bouche. J’étais toujours curieux à l’idée d’en apprendre plus sur elle et j’avais pour cela besoin d’un cadre idéal qui lui permettrait d’être en confiance.

« J’ai bien une idée de café sympa. Suis-moi. »

Nous marchâmes alors pendant quelques minutes l’un à côté de l’autre avant d’arriver devant l’enceinte. Elle était plutôt grande et majestueuse tout en conservant un design assez classique. Oui, il s’agissait-là d’un Starbucks Coffee ressemblait traits pour traits, ou presque, au Jitters de Central City. Mon but dans tout ça était de la mettre la plus à l’aise possible en utilisant un environnement qui ressemblait fortement au sien. Nous entrâmes donc tous les deux dans les lieux en quête de ce fameux café que nous cherchions tant.




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Jeu 26 Mai - 19:08

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What is the thing that matters to you the most?
Feat. Eobard Thawne




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Est-ce qu'il m'intriguait ? Oui, complètement. Est-ce j'agissais comme quelqu'un qui n'avait pas l'habitude de parler à des gens ? Oui, aussi. Est-ce que ça se voyait ? Je ne répondrai même pas à cette question tellement la réponse est évidente. Je devais faire preuve de subtilité… Enfin… Subtilité… On parle de moi je le rappelle. Et moi dans ce genre de situation… On va dire que la subtilité n'a aucune existence dans mon vocabulaire. Elle n'est même pas une option, voyez-vous.

- Vous me semblez vraiment fatiguée.

Moi ? Fatiguée ? Non, pas du tout. Enfin, peut-être un peu… Je dormais mal la nuit à cause de ces cauchemars… Vraiment très mal. Et en effet, ça avait quelques répercussions sur ma façon d'agir, surtout l'actuelle. Non mais, regardez-le aussi… Il est tellement… Non, je me tais. Faut que je proscrive ces pensées de mon esprit. Mais juste… Ses yeux déjà… Non, non, non, stop, arrêtes-toi là Alex. Tu sais très bien que tu risques de dire tout haut ce que tu penses. Cette rencontre est déjà un peu un massacre à cause de toi et de ta maladresse, ne vas pas empirer les choses. Il est vrai que j'avais eus beaucoup de cran, rien que de l'avoir attrapé par le bras pour l'entraîner avec moi… En revanche, j'avais remarqué sa perte d'équilibre lorsque je l'avais lâché. Bon, je dois bien l'avouer, ça m'avait un peu amusé. Mais chut, discret Alex…

- Tu peux me tutoyer. Ça ne me dérange pas. Et Sinon, je suis de New York, je vis ici depuis quelques années. Je travaillais comme scientifique avant de prendre une année sabbatique afin de découvrir le monde, de voyager.

De New York, hein ? Intéressant… Un scientifique qui plus est… Très intéressant oui… Oh mon Dieu, faut pas qu'il fasse comme Barry et qu'il me sorte un blabla incompréhensible au risque que je passe pour quelqu'un de stupide face à lui… Non mais, sans rire… Lorsque j'ai vu le jeune Allen manipuler les preuves que je lui avais ramené et m'annoncer son verdict… Bref, je n'en dirai rien, vous voyez déjà à peu près la réaction que j'ai eu, je pense.

- Comment en saurais-je sur toi si tu ne me parles pas ? Parle-moi de toi. Je pense qu’un psychopathe aurait eu une approche bien différente et surtout il n’aurait pas cherché à te mettre à l’aise.

Bon, il marquait en point vis-à-vis des psychopathes. Ou enfin, presque. Je suis sûre qu'un psychopathe serait capable de faire ça pour mettre sa proie en confiance et ainsi pouvoir la tuer plus facilement. Bref, bref, bref, je m'égare. Il voulait que je parle ? Vraiment ? La mauvaise idée… J'avais déjà sorti bien assez de conneries comme ça… M'enfin, apparemment, ça l'amusait. Je n'avais pas l'impression qu'il me trouvait bizarre, ce que je trouvais justement bizarre… Puis il voulait en savoir plus sur moi… Oulah.. Bon, bah il est temps de ressortir mon bon vieux mensonge pour ne pas avoir à lui dire la vérité. Combattre le feu par l'eau. Une idée de May. Une bonne idée d'après moi. Non, honnêtement, jamais je ne pourrais me permettre de lui dire la vérité sur moi. J'ignore si je suis prête à en parler, déjà. Ensuite… Il pourrait très bien s'en servir contre moi. Je devais vraiment lui donner un minimum d'informations.

- Bon, eh bien, si vou.. Tu insistes… Je viens du Minnesota, je suis venue à Central City il y a également plusieurs années après le décès de mes parents. J'ai finis par intégrer la police dans l'espoir à ce que d'autres enfants ne perdent pas leurs parents comme moi et comme je suis assez tête en l'air ou plutôt, pressée par le temps… J'ai oublié de prendre mon insigne et mon arme de service… M'enfin, c'est pas important… Et je suppose que vous avez remarqué mon accent russe.. J'ai une très bonne explication pour ça…! J'ai vécu quelques années en Russie et je suis revenue il y a un an environ, sauf que j'en ai gardé quelques habitudes.

Il y avait une part de vérité dans ce que je disais. J'avais réellement intégré la police à cause de ce qui est arrivé à mes parents. Je lui ai avoué leur mort mais… Il était hors de question que je lui dise la réelle cause. Non, j'avais une toute autre histoire à lui raconter. Puis je ne lui parlerai pas non plus de l'esclavage. Je vais simplement faire comme si ce n'était jamais arrivé.

- Je t'en prie, ne t'excuses pas par rapport à mes parents, c'est du passé. Ils sont mort noyés, on avait eut un accident et la voiture est tombée dans le fleuve d'à côté, rien d'extraordinaire. Ce n'est pas un souvenir agréable, mais c'est supportable, alors je préfère voir le côté positif des choses. Bref, cessons de parler de ça… J'ai pas envie de gâcher un bon moment avec cette histoire. Je ne sais même pas pourquoi je t'en ai parlé…

Enfin si, je le sais… Il me donnait envie de lui faire confiance. J'ignore pourquoi mais bon… Non, vraiment, je n'arrivais pas à me méfier comme je faisais d'habitude. Je le trouvais différent des autres, allez savoir pourquoi.

- J’ai bien une idée de café sympa. Suis-moi.

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Bon, il avait trouvé un endroit où on pourrait boire un café. Il avait été plus rapide que moi sur ce coup là, ça c'est sûr… Alors je le suivis. Je marchais à ces côtés, lui lançant parfois des regards plus ou moins discret. Non, même pas discrets du tout. Nous étions enfin arrivés à destination. Un Starbucks ressemblant beaucoup au Jitters. J'ignorais s'il l'avait fait exprès parce qu'il voulait me mettre à l'aise ou si ce n'était qu'une coïncidence… Une fois à l'intérieur de cet endroit, je pris place face à lui, gardant toujours un air plus ou moins timide, également intimidé. Je n'osais pas le regarder dans les yeux. Il avait ce sourire… Ces yeux…

- Tu vois quelqu'un ? Euh, non, pardon, ça ne me regarde pas… C'est juste que je te trouve mignon et.. Non… Non, non, j'ai rien dit. Tu travailles toujours comme scientifique ? Oui, c'est ça que je voulais dire…

Allez, et c'est reparti… Et si je reparlais de mon passé, peut-être que j'arrêterai de lui sortir de telles choses ? D'abord je le traite de psychopathe et maintenant je le drague, bien joué… Je finis par lever la tête pour plonger mon regard dans le sien. Mauvaise idée en fin de compte…

- J'adore tes yeux… Euh.. Non, je.. Oublies… Oui, oui, c'est la fatigue… Je suis morte de fatigue…

Bon, bien évidemment, ce n'était qu'une excuse. Oui, je n'assumais pas ce que je disais. Comment voulez-vous assumer une telle chose vous ? Moi, je ne vois pas. Mais il avait un regard… J'inclinais la tête sur le côté et le regardais avec insistance. J'étais curieuse, bien trop curieuse. Et malheureusement, je n'avais pas pu m'empêcher de dévoiler mes pensées à voix haute…

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Jeu 26 Mai - 23:21




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What is the thing that matters to you the most ?Feat Alexandra Winslow



Cette rencontre prenait une tournure des plus intéressantes. En effet, j’en savais désormais un peu plus sur cette Alex la russe, celle qui était devenue en l’espace de quelques instants la jeune femme la plus étrange que j’ai eu à connaître. J’écoutai alors le moindre propos sortant de la bouche de cette personne victime de troubles relationnels. Oui, ma nature de scientifique avait pris le dessus sans que je m’en rende compte, faisant d’elle une sorte de sujet déjà catalogué dont on ne pouvait rien faire. Mais d’un autre côté, je ne pouvais m’empêcher d’en apprendre plus sur elle afin de pouvoir pourquoi pas, l’ouvrir un peu plus sur le monde. Je n’avais pas à ce jour fait de la science psychologique. J’étais plus une sorte de manipulateur qu’autre chose et c’était un rôle que j’aimais bien, un rôle qui m’allait à merveille. Aussi cruel que cela pouvait sembler, j’allais user de ce petit don que j’affectionnais tout particulièrement pour son propre bien. J’étais devenu, sans m’en rendre compte responsable de cette personne, de ce pauvre être fragile et ce dans le but de satisfaire ma vile curiosité.

J’appris alors qu’elle venait du Minnesota et qu’elle avait vécu à Central City une bonne partie de sa vie suite au décès de ses parents. Ma nature hypocrite allait prendre le dessus, prête à lui dire à quel point j’étais désolé pour la disparition de ses parents mais elle m’interrompu bien avant que je ne puisse dire quoique ce soit à ce sujet. Dommage j’étais déjà prêt à l’accueillir à bras ouverts et un large sourire pour qu’elle puisse venir se plaindre et pleurer sur mes épaules robustes. J’appris par la même occasion qu’elle était dans la police de Central City  pour une noble cause et que, étourdie comme elle était, elle avait oublié son insigne et son arme chez elle. Son accent russe était quand à lui dû au fait qu’elle a vécu en Russie pendant quelques temps et qu’elle est revenue au pays il y a peu. Tout cela était plutôt intéressant pour te vous dire même si je suis certain que comme toutes les histoires, celle-ci contenait sa part d’ombre mais j’étais plutôt indifférent à ce sujet.
Nous primes place dans le Starbucks Coffee et nous nous installâmes dans un coin tranquille à l’abri des regards indiscrets. Je constatai qu’elle ne cessait d’épier le moindre de mes mouvements et je dois avouer que cela me perturbait un peu même si comme toute à l’heure dans Central Park, je fis en sorte d’être imperturbable, inébranlable fasse à ce genre de situations. Je ne voulais pas la confronté directement avec le reste du monde. Cela aurait été une méthode bien trop radicale pour une personne apparemment si peu à l’aise avec les autres. Elle reprit encore ses regards timides et très indiscrets lors des premières minutes dans le café avant de me poser une question bien à part dont la formulation avait été rendue tout simplement unique.
« Tu vois quelqu'un ? Euh, non, pardon, ça ne me regarde pas… C'est juste que je te trouve mignon et.. Non… Non, non, j'ai rien dit. Tu travailles toujours comme scientifique ? Oui, c'est ça que je voulais dire… »
Il fallait reconnaître qu’elle était plutôt directe, il ne passait pas par quatre chemins. J’avais une drôle d’impression à son sujet comme si elle tentait de me séduire. Cela devait s’agir de mon imagination qui me jouait à nouveau des tours. Qu’est-ce qu’une jeune femme comme elle ferait avec quelqu’un comme moi ? Et surtout, qu’est-ce j’en aurais à tirer de ce genre de chose si ce n’est une autre source de problèmes ainsi qu’une légère, pour ne pas dire infime perturbation du cours de l’histoire ou du moins, de son histoire ? Rien. Rien de tout ça ne m’aurait été bénéfique.
Quoi qu’il en soit je décidai de lui donner une réponse claire et concise. C’était du moins ce que j’avais prévu mais mes mots étaient bien différents de mes pensées.

« Non, je n’ai personne depuis très longtemps. Ce sont mes choix qui m’ont mené dans cette solitude. Enfin, je m’égare. Ça n’était pas ta question n’est-ce pas ? »

J’ignorai pourquoi j’avais agi de la sorte, me dévoiler autant revenait de la folie. Surtout auprès d’une inconnue, même si son apparence laissait à croire qu’elle garderait ce genre de commentaires pour elle. J’avais fait preuve d’ouverture envers mon prochain, j’avais parlé avec sincérité l’espace d’un instant. Fort heureusement, je n’avais rien dévoilé de spécial même si cette manière d’agir avait laissé un blanc et quelques sous-entendus dans la conversation.

«Je compte me remettre au travail et étudier le phénomène de la fusion des deux mondes.»


Oui, ça c’était la surface visible de l’Iceberg. La vérité était toute autre en effet je comptais séparer les deux mondes en faisant de moi-même le seul mettre de ma Terre. Mais la tâche allait s’annoncer plus que difficile et bien évidemment, des sacrifices allaient devoir être faits, comme toujours. J’eus à peine le temps de sortir de mes théories machiavéliques qu’Alexandra m’interpella à nouveau mais cette fois, pour m’envoyer un signal bien plus direct.


« J'adore tes yeux… Euh.. Non, je.. Oublies… Oui, oui, c'est la fatigue… Je suis morte de fatigue… »



Il est vrai que ce Cooper avait un physique avantageux pour son âge et qu’il ne laissait pas la gente féminine totalement différente mais de là à ce qu’il ait un quelconque effet sur une jeune femme d’une vingtaine d’années ? Cela me laissait bouche-bée, vraiment. Le faux mur que j’avais placé face à elle avait cédé et honnêtement, cela m’amusait un peu. Elle était même allée jusqu’à ce cacher derrière la fatigue comme prétexte pour sa maladresse. Elle me rappelait ces personnes dont Cisco me parlait et dont il faisait partie. Il se qualifiait de Fanboy et vouait presque un culte pour ce personne de série télévisée quelconque. Elle avait eu le même regard que le jeune Ramon lorsqu’il me parlait de ce personnage voire même un regard plus intense. Je profitai de sa présence pour me relâcher un peu, pour me débarrasser de toute cette pression que je m’infligeai, pour me débarrasser de tous ces doutes. Si elle se le permettait alors pourquoi pas moi.

« Je ne suis pas le seul à avoir de magnifiques yeux. »
lui dis-je en sortant mon plus beau sourire.

Il est vrai qu’elle avait de magnifiques yeux dont j’en suis sûr, qu’elle utilisait pour séduire ou soumettre bon nombre d’hommes et ce, malgré sa maladresse évidente face à moi. J’étais même certain d’être l’exception à la règle et que beaucoup de ces sous-hommes désiraient poser leurs lèvres sur les siennes. Le masque de grand séducteur ne m’allait pas à merveille.
Je repris alors mon air relâché afin de la détendre à son tour. Je bus une gorgée de ce bon robusta légèrement sucré avant de lui proposer idée bien spéciale.

« Je vois que tu as du mal à te dévoiler aux gens. Je te propose quelque chose. Tu vas me dire tout ce qui te passe par là tête et je ne dirai rien. La moindre chose. Que ce soit sur le café, sur les gens, sur toi ou sur moi. Ca t'aidera sûrement à être plus à l'aise. C'est quelque chose auquel je tiens. »
lui dis-je sans m’apercevoir des traces de cafés qui étaient restées sur le sommet et sur le coin de mes lèvres. J’étais prêt à entendre toutes les bonnes choses sortir de sa bouche, les bonnes comme les mauvaises. Encore fallait-il qu’elle daigne le faire.



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Ven 27 Mai - 4:08

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Feat. Eobard Thawne




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Quelles avaient été mes chances de tomber sur un homme tel que lui ? Zéro virgule un sur cinquante ? Et quelles étaient mes chances de tout faire foirer avec mes conneries ? Hm… Allez, quarante-neuf virgule neuf sur cinquante, au moins ! Non mais, vraiment, j'arrivais pas à y croire. J'allais vraiment loin dans mes propos. Et je ne faisais rien pour arranger ça. Bien au contraire, toutes mes tentatives empiraient les choses. Je me désespérais moi-même parfois… Surtout là… Il m'intriguait… Même plus, il m'intéressait. J'avais réellement envie d'en savoir plus sur lui, sur son passé, sur sa vie. Et ça avait l'air réciproque. Bon, c'était un bon point ça au moins, le fait qu'il s'intéresse également à moi. Non ? Il fallait juste que je fasse tout de même attention à ce que je disais… Je ne voulais pas me mettre en danger inutilement à cause de ma maladresse avec les hommes… Et s'il était vraiment un psychopathe ? Je n'allais tout de même pas prendre le risque de lui révéler mes pouvoirs ainsi que mon vrai passé et ma véritable identité… Ce ne serait pas correct. Non, personne ne devait savoir. Absolument personne.
Bon, du coup, en lui disant de ne pas s'excuses pour mes parents et en arrêtant d'en parler, j'avais peut-être perdu une occasion de me rapprocher de lui… Mais ce n'est pas grave ! Je vais me rattraper ! Je sais pas encore comment, mais je vais le faire.

- Non, je n’ai personne depuis très longtemps. Ce sont mes choix qui m’ont mené dans cette solitude. Enfin, je m’égare. Ça n’était pas ta question n’est-ce pas ?

Il avait tout de même répondu à ma question. J'en étais plutôt surprise. Alors comme ça… Il ne voyait personne, hein ? Très intéressant… Eh bien, on ne pourra pas me blâmer parce que je l'ai dragué, puisqu'il n'a pas de copine… Non, je m'égare là… Mais à quoi je pense franchement ? Déjà, fais toi des amis Alex. On reparlera d'amour plus tard. Tu sais très bien que ta première tentative d'être en couple a été un échec, Roy en est la preuve. Et puis, t'es déjà assez déprimée comme ça, ne vas pas en rajouter davantage.

- Tu sais.. La solitude n'est pas une bonne chose… J'en parle en connaissance de cause… C'est pas comme ça que tu seras heureux et… C'est pas comme ça que je le serai non plus d'ailleurs… J'y crois pas.. J'ose venir te donner un conseil que je n'applique même pas moi-même…

Pour que je me prenais sans rire ? En fait, je crois que je suis vraiment le genre de personne qui donne des conseils qu'elle n'applique jamais. Désespérant… Vraiment… Je crois également que c'était la première fois que j'agissais ainsi avec quelqu'un. Moi qui était plutôt du genre franche et directe… Enfin, si, ça je l'étais aussi actuellement, mais en revanche, je n'étais pas froide comme d'habitude. Non, j'étais simplement timide, maladroite, "amicale" aussi…

- Je compte me remettre au travail et étudier le phénomène de la fusion des deux mondes.

Attends, attends, attends… Il avait dit quoi là ? La fusion des deux mondes ? Alors ça, c'était un sujet qui m'intriguait beaucoup. Mais vraiment beaucoup. J'avais même rencontré le célèbre Tony Stark pour le questionner à ce sujet. Bon, ça n'avait pas donné grand-chose mais bon…

- Si t'en sais plus sur ce phénomène justement… Je suis toute à ton écoute. J'aimerai bien savoir ce qui s'est passé. Non pas que ça me déplaise cette fusion mais… On avait pas besoin de criminels en plus. Je galère déjà avec des méta-humains, mais si maintenant il faut que j'affronte des mutants ou je ne sais quoi…

Je n'avais pas encore eu à faire à un mutant ou à quelqu'un de l'autre monde hormis Stark, et je n'avais pas réellement envie, même si ça pourrait être intéressant. Je bossais déjà bien trop… Et je tenais encore à ma vie, mine de rien.

- Je ne suis pas le seul à avoir de magnifiques yeux.

Bon, bah, apparemment, il n'avait pas du tout ignoré ce que j'avais dis… Bien au contraire même… Il m'avait même retourné le compliment… Je sentais mes joues rougir doucement. Ouais, fallait vraiment que je m'améliore dans le relationnel… Se sentir gênée à chaque compliment ? C'était encore plus gênant justement… Je ne lui répondis même pas. Je n'osais pas en réalité. Alors je détournais légèrement le regard, d'une mine innocente. J'essayais de faire comme si de rien n'était, comme si je n'avais rien entendu.

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- Je vois que tu as du mal à te dévoiler aux gens. Je te propose quelque chose. Tu vas me dire tout ce qui te passe par là tête et je ne dirai rien. La moindre chose. Que ce soit sur le café, sur les gens, sur toi ou sur moi. Ca t'aidera sûrement à être plus à l'aise. C'est quelque chose auquel je tiens.

Whoa… Alors là, c'est vraiment quelque chose qu'il n'aurait jamais dû dire, vraiment… Là, je crois qu'il avait juste envie de rire… Il voulait vraiment que je lui dise tout ce qui me passe par la tête ? D'accord, très bien, aucun problème. Puis je finis par remarquer les traces de café qui lui été restées sur le sommet ainsi que sur le coin de ses lèvres… À croire qu'il le faisait vraiment exprès… Il voulait jouer à ce petit jeu ? Très bien.

- T'es carrément mignon. J'arrive pas à le nier. Je ne vais pas dire que j'ai honte de l'avouer mais… Le relationnel et moi… On va dire que je fais rarement face aux gens, et en particulier aux hommes. Surtout à des hommes comme toi. Est-ce que je suis intéressée ? Je ne répondrai pas à cette question. Tout ce que je sais c'est que tu as eu carrément tord de me dire ça puisque là, je commence déjà à regretter mes paroles… Enfin, regretter, oui et non… J'allais bien le dire au bout d'un moment… Je l'avais même déjà un peu dit… Bon, par contre, j'ai froid… Alors, tu m'excuseras mais, au point où j'en suis actuellement dans ma maladresse et dans ma franchise…

Je n'avais même pas tout à fait terminé ma phrase que je me levais afin de venir m'installer près de lui. Mais vraiment près de lui. Il aurait vraiment dû se taire… Et moi, j'avais enfin trouvé une excuse pour me rapprocher davantage. Au moins, je n'avais pas à pleurer sur mon sort en faisant ça plutôt qu'en parlant de mes parents. Bon, en réalité, je n'avais ni chaud ni froid. C'était vraiment un excuse bidon… Puis j'étais bien contre lui… Ma tête posée sur son épaule, je me rendais parfaitement compte de mon geste. Mais comme je lui avais dis… Au point où j'en suis, je n'ai absolument plus rien à perdre.

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Sam 28 Mai - 19:48




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What is the thing that matters to you the most ?Feat Alexandra Winslow



Les choses commençaient à devenir intéressantes, très intéressantes même. Jamais je ne me serai imaginé me lever de si bonne heure le matin. Oui, j’étais du genre à me lever un peu plus tard dans la journée en fin de semaine dans le seul but d’être prêt pour le reste de la journée. Mais je m’éloigne, pardonnez-moi. Voyez-vous, j’étais parti dans l’idée que le destin ne m’avait jamais permis de me lever aussi tôt pour faire une rencontre de ce genre. Cela était peut-être dû à mes longues heures de travail qui m’obligeait très souvent à me coucher dès le lever du soleil. C’est principalement pour cela que je ne tombais pas sur des personnes comme cette Alex. En effet, j’ignorais que les gens fragiles, maladroits, timides et apparemment facilement influençables traînaient à cette heure-là dans la rue. Mais en y repensant, cela avait du sens, puisque j’avais croisé tout au long de mon chemin jusqu’ici un nombre incalculable de parents accompagnés de leurs enfants. Et ils semblaient tous aussi fragiles et facilement influençables les uns que les autres.
Je me délectai déjà du spectacle qu’elle allait m’offrir, prêt à l’étudier de plus près après ce qu’elle me réservait. Non pas que je la voyais comme une bête de foire, loin de là. Elle restait humaine après tout. Une humaine avec ses propres particularités, une humaine avec un portrait psychologique bien défini. Je la regardai du coin de l’œil tout en buvant une énième gorgée de ce café. Je sentais alors la gaffe venir à des kilomètres à la ronde.

« T'es carrément mignon. J'arrive pas à le nier. Je ne vais pas dire que j'ai honte de l'avouer mais… Le relationnel et moi… On va dire que je fais rarement face aux gens, et en particulier aux hommes. Surtout à des hommes comme toi. Est-ce que je suis intéressée ? Je ne répondrai pas à cette question. Tout ce que je sais c'est que tu as eu carrément tort de me dire ça puisque là, je commence déjà à regretter mes paroles… Enfin, regretter, oui et non… J'allais bien le dire au bout d'un moment… Je l'avais même déjà un peu dit… Bon, par contre, j'ai froid… Alors, tu m'excuseras mais, au point où j'en suis actuellement dans ma maladresse et dans ma franchise… »


Oui, Nathan Cooper était un homme séduisant, un homme au physique très avantageux pour son âge mais qu’en était-il d’Eobard Thawne, l’homme qui lui parlait depuis toute à l’heure ? Serait-il tout aussi « mignon » pour elle ? Permettez-moi d’en douter, fortement. Elle n'aurait été aussi excitée qu'une adolescente devant moi. En fait, j’étais un peu comme elle, beau en apparence. Elle, souffrait de problèmes relationnels. Moi, je souffrais tout simplement. J’avais bien trop souffert pendant toutes années. A chaque victoire que je remportais, je prenais un coup en pleine poire. Et je me relevais, encore et encore tout en sachant déjà l’issue de ma vie. Je commençais petit à petit à perdre espoir contrairement à notre jeune russe qui, à l’inverse tentait de combattre le feu par le feu. C’était l’une des qualités que j’appréciais chez cette personne que je venais de rencontrer. Oui, déjà, je lui avais trouvé une qualité. Je faillis presque ne pas remarquer ce qu’elle avait dit à mon sujet à cause de ces pensées. Il semblerait que j’intéressais grandement cette femme à en juger par la réponse qu’elle a donnée à sa question sur ce sujet bien précis. Elle me fit comprendre à nouveau que sa déclaration l’avait mise dans une position plus qu’inconfortable. J’avais donc raté mon petit test en essayant de la mettre face à ses peurs. Elle regrettait son geste, et pas qu’un peu, mais en même temps, elle semblait contente de ce qu’elle venait de faire. Je pouvais le voir au léger sourire qu’elle affichait lorsqu’elle m’adressait la parole. Elle me fit comprendre également qu’elle aurait pris cette initiative de se dévoiler face à moi tôt ou tard.

C’était donc un test à moitié réussi puisqu’elle s’était affirmée l’espace d’un instant avant de me faire comprendre qu’elle l’aurait fait tôt ou tard. J’étais en quelques sortes déçu puisque je compris que le mérite ne m’était pas totalement revenu. Cette petite maligne  avait osé profiter de ma petite offre pour se rapprocher de moi et posa sa tête contre mon épaule. Il ne manquait plus qu’elle grimpe sur moi et qu’elle m’attrape par la taille avec ses jambes gracieuses pour faire je-ne-sais-quoi. C’était de la provocation pure et simple. Elle combattait le feu par le feu, et je comptais en faire de même, dans le seul et unique but d’avoir le dernier mot. C’était du moins ce que je comptais faire, mais la tâche s’annonçait plus compliquée que prévu. Je me contentai alors de lui caresser discrètement l’épaule tout en l’accueillant malgré moi sur la mienne. Je bus une énième gorgée de ce délicieux café avant de m’essuyer la bouche sans remarquer qu’il m’en restait encore un petit peu sur les lèvres.

J’étais fin prêt à lancer la contre-attaque. Elle m’avait mis dans l’embarras en ne pensant bien entendu qu’à elle mais cela était bien entendu de ma faute. J’étais prêt à agir par les mots après m’être abstenu de parler suite au spectacle qu’elle venait de m’offrir. Je plongeai alors mon regard dans le sien tout en lui adressant la parole.

« En ce qui me concerne, je ne pense pas que j’aurai la chance de tomber sur quelqu’un qui serait prêt à me suivre partout où je vais et quoique je fasse… » lui dis-je en m’arrêtant un très bref instant avant de reprendre.

« Mais toi Alex, je suis sûr que tu tomberas sur quelqu’un qui te sortira de cette solitude. Tu es jeune, tu as toute la vie devant toi. Tu le rencontreras très bientôt et qui sait, peut-être qu’il s’agit de l’un de ces jeunes hommes dans ce café ou bien d’un de ces joggeurs de Central Park. »

Mes mots avaient été parfaitement choisis, ils étaient à la fois sincères quant au fait qu’elle serait peut-être amenée à rencontrer la « perle rare » très bientôt mais aussi malhonnêtes et dans le but de conforter cette personne dans une situation qui la permettrait d’être à l’aise, en confiance. Elle m’intriguait, de plus en plus. En plus d’être policière à Central City, elle menait apparemment une traque sans fin contre les méta-humains. J’étais désormais certain que je serais amené à la croiser de nouveau. Je continuai la discussion tout en songeant à cette éventualité.


« A vrai dire, je ne suis qu’au tout début de mes recherches. Tout ce que j’ai fait pour l’instant c’est rencontrer des professeurs d’Université, les meilleurs du pays, afin que l’on puisse s’échanger nos idées sur ce sujet. Mais ce que j’aimerais faire par-dessus-tout, c’est rencontrer quelqu’un qui aurait les ressources nécessaires pour mettre en œuvre un ou plusieurs projets quant à la fusion de nos mondes. Quelqu’un qui pourrait nous aider à mieux comprendre les origines de ce phénomène si fascinant. Peut-être que quelqu'un comme Tony Stark par exemple serait intéressé par mes précisions sur la théorie des Univers parallèles d’Everett. Encore faudrait-il je le rencontre. Je devrais aussi me renseigner auprès de la NASA ou du SHIELD. Ça serait déjà un bon début tu ne trouves pas ? Pardon, je dois t’embêter avec tout ceci… »


Je lui avais expliqué à ma manière ce que je faisais de mes journées, elle qui semblait intéressée par toute cette histoire. Je n’étais pas trop rentré dans les détails car il s’agissait-là de la première partie d’un vaste plan obscur et surtout aux conséquences désastreuses pour beaucoup de personnes.




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Mar 31 Mai - 1:58

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Feat. Eobard Thawne




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Là, je méritais mes propres applaudissements. Je savais que j'osais les choses très facilement mais là… Enfin… Moi qui de base avais peur des hommes.. Ou du moins, les fuyais à cause de ce que m'avait fait subir Vlad.. C'était tout le contraire. J'ignore pourquoi, j'ignore ce qui me poussait à agir ainsi, c'était comme si je ne contrôlais rien. Ce n'était pas que sur un plan physique. Sa façon d'être, sa façon de penser aussi était des plus attirantes pour moi.

- En ce qui me concerne, je ne pense pas que j’aurai la chance de tomber sur quelqu’un qui serait prêt à me suivre partout où je vais et quoique je fasse… Mais toi Alex, je suis sûr que tu tomberas sur quelqu’un qui te sortira de cette solitude. Tu es jeune, tu as toute la vie devant toi. Tu le rencontreras très bientôt et qui sait, peut-être qu’il s’agit de l’un de ces jeunes hommes dans ce café ou bien d’un de ces joggeurs de Central Park.

Je tournais alors mon regard vers lui, intriguée par ses mots. Alors comme ça, il ne pensait pas avoir la chance de tomber sur quelqu'un qui serait prêt à le suivre partout quoi qu'il arrive, quoi qu'il fasse ? À mon humble avis… Il avait tord. Certes, je le connaissais à peine, c'est vrai. Mais lui, il m'inspirait confiance. Bien plus que toutes les autres personnes que j'avais pu rencontrer au cours de ma vie. Pourtant, Dieu seul sait que je suis quelqu'un de très méfiant. Mais… Il avait su trouver les mots justes, les bonnes paroles pour que je l'apprécie encore plus à sa juste valeur.

- Je n'ai jamais approché un homme hormis professionnellement jusqu'à aujourd'hui… Je les fuyais, justement… Et je vais encore les fuir… Je vais encore les fuir parce que je me connais, parce que j'ai peur. Une peur qui me suit depuis mes treize ans. Une peur qui ne m'a jamais quitté et qui ne me quittera jamais. Alors je peux t'assurer que ce que tu dis est faux… Je n'aurais pas cette chance… Cette solitude.. C'est une partie de moi. Une partie que je ne peux pas effacer, que je ne peux pas changer. Il y a des choses que j'ai vécu par le passé qui m'ont affecté à un point que tu ne saurais imaginer… Des choses que la plupart des gens n'ont pas vécu parce que… Parce que je ne suis pas la plupart des gens, et que je ne l'ai jamais été… Si tu penses réellement que personne ne te suivra partout où tu vas… Tu te trompes également. Tout ce que tu as pu faire, tout ce que tu serais susceptible de faire… J'ai vu et vécu bien pire, j'en suis certaine. Je ne suis pas aussi innocente que ce que je laisse paraître. Il y a une part sombre en moi qui ne demande qu'à prendre le dessus et plus les jours passent, plus elle gagne du terrain…

Je venais de lui confier quelque chose qui me terrifiait. Même si je ne lui avais pas tout dit, c'était déjà bien assez, de trop même. Il ne devait pas savoir pour tout ce qui m'était réellement arriver… Je lui faisais confiance, certes, mais… Pas assez confiance non plus… Je devais m'arrêter là, changer de sujet avant qu'il ne devienne curieux et me pose des questions auxquels je ne saurais répondre…

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- A vrai dire, je ne suis qu’au tout début de mes recherches. Tout ce que j’ai fait pour l’instant c’est rencontrer des professeurs d’Université, les meilleurs du pays, afin que l’on puisse s’échanger nos idées sur ce sujet. Mais ce que j’aimerais faire par-dessus-tout, c’est rencontrer quelqu’un qui aurait les ressources nécessaires pour mettre en œuvre un ou plusieurs projets quant à la fusion de nos mondes. Quelqu’un qui pourrait nous aider à mieux comprendre les origines de ce phénomène si fascinant. Peut-être que quelqu'un comme Tony Stark par exemple serait intéressé par mes précisions sur la théorie des Univers parallèles d’Everett. Encore faudrait-il je le rencontre. Je devrais aussi me renseigner auprès de la NASA ou du SHIELD. Ça serait déjà un bon début tu ne trouves pas ? Pardon, je dois t’embêter avec tout ceci…

Apparemment, il n'en savait pas vraiment plus que moi sur cette histoire de big-bang. Mais il voulait se pencher sur la question et avait déjà quelques idées sur comment s'y prendre, vers qui se tourner. Un nom attira encore plus mon attention.

- Tony Stark ? Je dois bien l'admettre, il m'a bien fait rire lorsque je l'ai rencontré… M'enfin, malheureusement, je crois qu'il ne savait pas grand-chose non plus à ce sujet là, certainement par manque de temps. Vous savez, les super-héros… Cependant, je trouve que la NASA ou le SHIELD serait un bon début, en effet. Et non, ne t'inquiètes pas, tu ne m'embêtes pas du tout avec ça, justement, ça m'évite de dire ou faire des conneries… Et c'est un sujet qui m'intéresse.

Enfin… Ça m'évitait d'en faire ou d'en dire, oui… Mais pas pour très longtemps… Je me saisis enfin de mon café dont j'en bu quelques petites gorgées avant de le reposer. Après m'être soigneusement essuyé les lèvres, je finis par remarquer qu'il en restait un peu sur les siennes. Et allez, une autre mauvaise idée… Il trouvait sans doute que je le provoquais ? Mais qu'en était-il de lui ? N'était-ce pas de la provocation ça aussi ? Si, complètement même.

- Excuses-moi, y a… Y a quelque chose qui me perturbe.. Ne bouges pas..

Je plongeais mon regard dans le sien et posa ma main sur sa joue pour l'empêcher de bouger ou de faire un geste un peu brusque. Puis je me rapprochais davantage de lui jusqu'à être suffisamment proche pour déposer doucement mes lèvres sur les siennes pendant de courtes secondes afin de lui ôter les traces de café. Après avoir retiré mes lèvres des siennes, je baissais la tête comme légèrement honteuse de cette action. Bon, au fond, je n'allais pas dire le contraire, mais j'en étais fière. Mais j'avais été peut-être un peu trop loin en faisant ça… Alors je repris une autre gorgée de mon café que je trouvais, soit dit-en passant, délicieux, et je commençais doucement à me lever, ignorant si le mieux était que je retourne à ma place ou que je parte.

- Je suis navrée.. Ce geste était assez déplacé, surtout venant de ma part.. Je ne sais pas ce qui m'a prit…

Ce n'était pas en agissant ainsi que j'allais m'en faire un ami. Je risquais plutôt de lui faire peur, même de le faire fuir. Il fallait vraiment que j'arrête d'agir ainsi tout de suite… Mais quelque chose me poussait à faire tout ça. Il m'attirait comme un aimant.

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Ven 10 Juin - 15:48




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What is the thing that matters to you the most ?Feat Alexandra Winslow



Je m’étais contenté de la regarder depuis un petit moment, scrutant moindre de ses faits et gestes dans l’espoir de la voir me fasciner à nouveau en faisant l’une de ses multiples maladresses. Mon sourire en disait long sur mes intentions. Il me trahissait, un peu, beaucoup même mais peu importe, car les choses commençaient à être de plus en plus intéressantes. En effet, j’en avais appris un peu plus sur cette Alex. Cette ravissante et provocante jeune femme m’expliqua alors qu’elle avait eu elle aussi son lot de problèmes qui l’avaient mené vers une voie qu’elle aurait voulu éviter à tout prix. Selon ses dires, le chemin dangereux qu’elle avait été contrainte d’emprunter le poussa à errer seule, en souffrant d’une solitude rare. Je compris dans ses mots qu’elle cherchait à me faire comprendre que je n’étais pas un cas isolé et que comme beaucoup d’autres, mes choix dans la vie m’avaient grandement influencé psychologiquement, au point devenir la victime d’un engrenage, d’un cercle vicieux qui ne me proposait qu’une seule option, me noyer dans la solitude totale.


Elle avait raison, du moins, dans un sens. En effet, comme beaucoup de personnes je devais faire face à mes actes, les assumer. Mais malheureusement pour moi il ne s’agissait pas de choix ordinaires. J’avais commis bon nombre de péchés tout au long de ma vie. Certains d’entre eux comprenaient des meurtres de masses ou la destruction de plusieurs pays ce qui donc, ne pouvait pas être comparé à de simples vols ou autres vulgaires problèmes familiaux. Oui, je venais de résumer sa vie à des vols banals et des problèmes relationnels tout à fait ordinaires. Je me trompais sûrement à ce sujet mais j’étais sûr d’une chose, cela ne devait pas être bien grave. Elle me faisait comprendre par là qu’elle se considérait comme mon égal. Du moins dans ce domaine. Tout comme moi il y a quelques secondes, elle avait fait preuve de compassion, d’empathie vis-à-vis de moi et de mes divers problèmes. Je ne pus m’empêcher de penser qu’elle sous-entendait une autre chose. En effet, je commençai à supposer qu’elle voulait être cette personne prête à me suivre ou que j’aille et quoi que je fasse. A vrai dire, l’idée n’était pas si mauvaise que ça même si l’on pouvait se dire que je pensais le contraire à en juger mon sourire en coin furtif.

« Excuses-moi, y a… Y a quelque chose qui me perturbe.. Ne bouge pas… »



La discussion prenait vraiment une tournure très intéressante que ce soit pour moi ou pour elle. Et surtout pour elle apparemment. En effet, la jeune femme s’était permis une manœuvre plutôt inhabituelle et surtout très audacieuse. Elle plongea son regard dans le mien pendant de longues secondes avant de se saisir de ma joue. J’ignorais complètement ce qu’elle comptait faire et à vrai dire, les choses semblaient de moins en moins claires dans un premier temps. Je cherchais à comprendre ce qu’elle envisageait de faire avant de commencer à avoir ma petite idée à ce sujet au moment au moment où ses lèvres commencèrent à se rapprocher des miennes et de les déposer délicatement contre mes lèvres. Je pouvais voir qu’elle semblait énormément gênée par ce qu’elle venait de faire, un peu comme quand elle s’était permise de s’approcher de moi il y a quelques minutes de cela. J’esquissais alors un large sourire, satisfait par ce qui venait de se produire dans le café. Elle avait enfin cédé à ma provocation et je m’en réjouissais, énormément. A vrai dire, j’en aurais même sûrement gloussé un petit peu si elle n'était pas aussi mal à l’aise vis-à-vis de ce genre de situations. La jeune brune semblait plus que perturbée par ce qu’elle venait de faire au point même qu’elle rompu le baiser directement après avoir posé ses lèvres contre les miennes. Dommage, parce que malgré tout ce que j’avais pu penser à son sujet, j’avais tout de même apprécié ce petit moment que l’on avait partagé tous les deux. Et Dieu sait que je ne suis pas friand de ce genre de niaiseries sans-queues-ni-têtes.
Et pourtant, les choses semblaient bien différentes avec cette inconnue. C’était comme si elle avait exercé une sorte de pouvoir sur moi.
Je la vis alors se lever pour reprendre sa place, apparemment plutôt gênée par ce qui venait de se passer.

« Je suis navré.. Ce geste était assez déplacé, surtout venant de ma part.. Je ne sais pas ce qui m'a pris… »

Je pouvais la voir se cacher, couverte de honte. Je me saisis soudainement de son poignet pour l’empêcher de partir, toujours aussi curieux de savoir ce qu’allait me réserver cette femme aux délicieuses lèvres.


« Ce n’est rien…Je t’en prie…reste… »



J’étais désormais sur certain d’une chose, elle était amoureuse de Nathan Cooper, ou du moins, elle avait des sentiments pour cet homme. Je la rapprochai alors de moi afin qu’elle se retrouve totalement blottie contre moi. Je poussai alors un long soupir alors que je commençai à la caresser. J’espérai pouvoir la rassurer en la prenant dans mes bras même si au fond, je commençais à comprendre ce petit manège. Petit à petit, la jeune policière commençait à gagner du terrain sur moi. J’avais passé les dernières minutes à la rassurer sur tout ce qu’elle entreprenait. J’avais pris un malin plaisir à observer. Je n’avais pas daigné agir comme elle jusque-là. J’avais calculé le moindre de mes coups. Tout était prémédité, rien n’était spontané. Et je comptais bien entendu changer l’ordre des choses. Je la pris alors du bout de mes doigts par le menton avant de relever légèrement sa tête. Mon regard plongea alors immédiatement dans le sien. Je pus alors contempler d’encore plus près ses magnifiques yeux bleus, certain qu’ils avaient déjà pu séduire de nombreux hommes tout au long de sa vie. Ils étaient envoûtant, pour n’importe qui. Mais je n’étais pas n’importe qui. Loin de là. Suite à cela, je posai à mon tour mes lèvres contre les siennes afin de goûter à nouveau à ces délicieuses lèvres. Tout ceci commençait à devenir intéressant, très intéressant. Je ne pus m’empêcher de sourire, arborant un large sourire sur mon visage, très satisfait, très satisfait d’avoir répond à sa provocation bien entendu.

« Nous voilà maintenant quittes. Enfin, je crois…à moins que tu n’aies encore quelque chose en tête… »

Je ne pus m’empêcher de continuer ce jeu de provocation, toujours attiré par ce désir de voir jusqu’où une femme telle qu’elle irait. Elle qui se faisait un malin plaisir à agir de manière « maladroite » jusqu’à maintenant. Nous étions quittes, du moins pour l’instant…



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Sam 6 Aoû - 4:21

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Feat. Eobard Thawne




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Je l'avais embrassé. Je le connaissais à peine et j'avais eu l'audace de faire ça. Mais qu'est-ce qui me prenait ? Pour qui je me prenais, là, au juste ? Je ne me reconnaissais pas. C'était comme s'il pouvait faire tout ce qu'il voulait de moi sans que je puisse l'en empêcher. J'avais ce sentiment qui… Je ne sais pas.. C'était nouveau, un sentiment que je n'avais jamais eu auparavant. Un sentiment autre que la rage, la tristesse, la culpabilité. Puis il m'attrapa soudainement par le poignet pour m'empêcher de partir, de fuir très loin d'ici.

- Ce n’est rien…Je t’en prie…reste…

Lorsqu'il me dit ces simples mots, je tournais le regard pour l'observer en inclinant la tête sur le côté avant qu'il me ramène vers lui pour me blottir ainsi dans ses bras. J'étais actuellement sous le choc. Enfin, non, mais j'étais juste vraiment surprise par ce geste. Je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas sa réaction. C'était la première fois que je vivais une telle chose, la peur de souffrir à nouveau était toujours omniprésente, et je ne pouvais rien y faire. Mais il arrivait à me rassurer. Je sentais ses mains parcourir ma peau, laissant ainsi un frisson parcourir mon échine. Je mentirai si je disais que ça ne me plaisait pas. Pourquoi faisait-il ça ? Pourquoi me rejoignait-il dans mon propre jeu ?

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Il finit par relever doucement ma tête pour me regarder droit dans les yeux. Il m'intimidait. Je ne savais plus comment réagir, alors je me contentais de me taire, de le laisser faire. J'étais séduite par son regard. Le mien n'avait rien de spécial à côté du sien. Puis il finit enfin par faire quelque chose d'inattendu. Une chose tout aussi inattendu que ce que j'avais fait quelques minutes plus tôt. Ses lèvres maintenant contre les miennes, je ne mis pas longtemps avant de m'adonner au baiser qu'il me donnait pour une raison qui m'était encore tout à fait inconnue. Une fois rompu, je le regardais à nouveau dans les yeux, confuse, avant d'incliner une fois de plus la tête sur le côté.

- Nous voilà maintenant quittes. Enfin, je crois…à moins que tu n’aies encore quelque chose en tête…

Je ne comprenais vraiment pas. Je ressentais cette chose au fond de moi. Cette joie. Ce sentiment de bien-être. Je me sentais bien à ses côtés. Il restait un inconnu, mais au fond, j'avais l'impression de le connaître depuis longtemps. Cette part sombre en moi qui ne demandait qu'à prendre le dessus depuis la mort de Maman commençait à abandonner doucement. Je ne voulais pas me montrer froide, je ne voulais plus. Je commençais enfin à me sentir bien pour la première fois de ma vie. La peur commençait également à se dissiper. Un petit sourire finit par apparaître sur le coin de mes lèvres. J'attrapais l'une de ses mains dans la mienne en baissant la tête, comme si j'avais quelque chose en tête.

- Tu m'as l'air d'aimer jouer à ce que je vois… J'espère que tu es prêt à perdre, Nathan…

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Je relevais alors la tête, toujours d'un petit sourire en coin, comme déjà fière de ce que je m'apprêtais à faire. Puis je m'approchais un peu plus de lui afin de m'empresser de lui voler un autre baiser que je fis durer un peu plus longtemps que les deux autres. Mes lèvres contre les siennes, je laissais maintenant le bout de mes doigts parcourir le long de sa joue. J'avais l'audace de recommencer ça. Mais il ne m'avait non plus pas aidé à m'arrêter, bien au contraire. Était-ce de la maladresse ? Non, pas cette fois-ci. Je le faisais bien exprès.

Puis mon téléphone se mit à sonner. Je mordis accidentellement sa lèvre inférieure dans mon sursaut, puis je rompu rapidement le baiser pour sortir le portable de ma poche. D'un profond soupire, je déclinais l'appel avant de poser l'appareil sur la table.

- Navrée pour le téléphone.. Et pour ta lèvre… … Ce n'était sûrement pas très important, je rappellerai plus tard… Je préfère profiter du moment avec toi. Après tout, ce n'est pas tous les jours qu'on fait une telle rencontre.

Lui annonçais-je d'un sourire désolé. Je me sentais à nouveau un peu gênée face à la situation. Puis je pris rapidement l'initiative de mettre mon téléphone en silencieux. May attendra. Pour une fois, je vais essayer de penser un peu plus à ma vie, à mes relations. J'en ai assez de rester dans l'obscurité, de laisser le mal prendre possession de moi. Je finis par me tourner à nouveau vers lui, j'essayais de reprendre confiance en moi. J'avais envie d'en savoir plus sur lui, je voulais le connaître, je voulais savoir à qui j'avais à faire réellement.

- Dis-moi, j'ai une question… Ça n'a rien à voir avec ce dont on parlait mais, je suis quand même curieuse… Que penses-tu des méta-humains ? Crois-tu qu'ils sont tous mauvais comme on le dit dans le journal ou aux infos ? Ou estimes-tu que certains peuvent être bons comme Flash ?

En réalité, cette question était à titre personnel. Je ne comptais pas lui révéler ma vraie nature, mais je voulais au moins savoir ce qu'il pensait de tout ça. Si ça lui faisait peur, ou bien au contraire. Ou même encore, s'il en était raciste ? Cela restait l'un de mes plus grands secrets. May m'avait expliqué ce que la plupart des gens pensaient des personnes comme elle et moi. Elle voulait simplement me protéger, nous protéger du monde extérieur. Et si jamais le Capitaine Singh venait à l'apprendre, je suis sûre qu'il mettrait fin à ma carrière.

- D'ailleurs, que penses-tu de Flash..? Tu as déjà dû certainement entendre parler de lui, non ? Pardonnes ma curiosité…

Lui dis-je en regardant maintenant finalement ailleurs. Je finis par attraper ma tasse de café afin d'en boire quelques gorgées. Puis je me perdis doucement dans mes pensées. Des pensées sombres. Je ne pouvais pas le nier, peu importe les bonnes chose qui peuvent m'arriver dans la vie, je continuais de culpabiliser pour la mort de ma mère. C'était moi qui était supposé mourir et non elle. En fin de compte, je n'aurais jamais dû retourner en Russie, mais ça avait été plus fort que moi… Ce moment d'absence dura quelques longues secondes, puis je me tournais enfin à nouveau vers lui avant de lui adresser un sourire qui voulait en dire long. Je ne me rendais pas compte d'une chose… C'est que cet homme arrivait à me faire perdre la tête.

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Mar 13 Sep - 11:00




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What is the thing that matters to you the most ?Feat Alexandra Winslow



Je pouvais le sentir, je pouvais même le voir. La jeune brune tombait petit à petit dans le panneau et il n’y avait rien de plus agréable quand de voir un plan se dérouler sans accrocs. Je ne pouvais m’empêcher de sourire. Non pas parce que j’étais aussi heureux qu’elle à cause de notre petit jeu qui commençait à être bien plus que ça à ses yeux, mais parce que j’étais parvenu à faire d’elle une personne plus que vulnérable, et c’était là, la seule chose dont je me réjouissais pour le moment. Elle, de son côté, semblait prendre un malin plaisir à se noyer dans cet océan de mensonges, au point même d’afficher un léger sourire et de se saisir de ma main de manière soudaine, et ce, à ma grande surprise bien entendu. J’haussai légèrement mon sourcil gauche, le faisant escalader le bas de mon front.

« Tu m'as l'air d'aimer jouer à ce que je vois… J'espère que tu es prêt à perdre, Nathan…»

A la suite de ces mots très provocateurs, la jeune brune s’empressa de me dérober un énième baiser. Ce dernier était d’ailleurs très agréable. Nos lèvres s’étaient dans un premier délicatement caressé les unes contre les autres avant de rajouter discrètement un petit côté langoureux à ce geste plus que particulier. Il fallait reconnaître qu’il s’agissait-là d’une sensation plus qu’agréable. Ces petits baisers compulsifs l’avaient complètement métamorphosé. Elle semblait plus en confiance. La chrysalide qui renfermé cette part de sa personnalité semblait se fissurer petit à petit afin de laisser place à une autre part de sa personnalité. Le jeune russe était bien plus entreprenante qu’auparavant, usant à cette occasion de sa main afin d’intensifier encore plus cette facette qu’elle ne semblait être habituée à exposer au monde entier. Je pouvais sentir cette main douce parcourir pendant un très court instant ma joue alors que je la laissais me guider volontairement dans son petit jeu de séduction. Alors que nous prolongions tranquillement notre baiser, le téléphone de la jeune brune se mit à sonner perturbant momentanément notre petit moment d’intimité qui était bien plus qu’agréable. Dommage, les choses commençaient à devenir très intéressantes. Malheureusement pour moi, la personne à l’autre bout du fil avait vu les choses autrement. La ravissante Alexandra en avait même sursauté. Il devait soit s’agir là d’un simple effet de surprise, ou bien d’une crainte dû à la nature de la relation qu’ont les deux personnes. Alexandra devait sûrement placer cette autre personne en haute estime. Cet appel l’avait tellement perturbé qu’elle m’avait mordu la lèvre. Sa maladresse qui était habituellement attirante ne l’était pas cette fois-ci. La pauvre idiote, elle aurait pu au moins faire attention. Elle m’avait fait un mal de chien. Il s’agissait-là certes d’un geste qui était à la base plein de bonnes intentions, mais qui s’est avéré être un geste maladroit et stupide. Faire preuve d’autant de maladresse était inconcevable à mes yeux. La douleur qu’elle m’avait infligée m’avait fait bondir dans tous les sens. Je me tenais la lèvre inférieure tout en me tenant les deux mains. Légèrement énervé, je ne pus m’empêcher de la regarder avec un regard noir et de m’énerver contre elle.

« Bon sang !!! C’est pas vrai !! T’aurais pu faire attention !!!! »


Je me rendis rapidement compte de mon erreur, de ma maladresse. Elle devait sûrement se sentir mal à l’aise vis-à-vis de ce qu’elle venait de faire. Quant à moi, ma culpabilité commençait à être de plus en plus grande.

« Navrée pour le téléphone.. Et pour ta lèvre… … Ce n'était sûrement pas très important, je rappellerai plus tard… Je préfère profiter du moment avec toi. Après tout, ce n'est pas tous les jours qu'on fait une telle rencontre. »

Elle m’avait dit ces mots en me regardant avec un air légèrement larmoyant. Je pouvais voir d’ailleurs grâce à ce même regard que la jeune femme se sentait profondément désolée. Rien n’était plus embêtant pour moi que le fait de devoir assister, et surtout, d’être la victime de ce genre de comportements. La petite Winslow m’avait totalement noyé dans un océan profond d’embarras. Je lui laissais donc un petit moment de répit afin qu’elle règle certains détails avec son téléphone. Il devait sûrement s’agir du mode silencieux. Peut-être voulait-elle un peu de tranquillité, d’intimité ? Non, il ne s’agissait pas là d’intimité, le mot était bien trop fort pour exprimer ce qu’elle désirait à ce moment-là. Enfin, c’était ce que je pensais.  Quoi qu’il en soit, je ne m’étais pas excusé par rapport à mon attitude suite à ce que la jeune policière m’avait fait.

« Excuse-moi. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris…» lui dis-je en plongeant mon regard dans le sien.

Elle pouvait sûrement deviné, si elle ne pouvait pas le voir, à quel point je me sentais gêné. Curieuse la jeune femme commença à me poser des questions sur des sujets qui m’étaient plutôt familier.

« Dis-moi, j'ai une question… Ça n'a rien à voir avec ce dont on parlait mais, je suis quand même curieuse… Que penses-tu des méta-humains ? Crois-tu qu'ils sont tous mauvais comme on le dit dans le journal ou aux infos ? Ou estimes-tu que certains peuvent être bons comme Flash ? »

Il s’agissait-là d’une question très intéressante. Elle était à la fois simple mais en même temps complexe. C’est ainsi que pour l’une des rares fois durant notre petit moment en tête à tête, j’avais décidé de m’adresser à elle en étant le plus honnête possible. Accoudé contre la table, les doigts croisés qui dissimulaient mes lèvres, j’avais pris un air bien plus grave afin de parler de ce sujet qui me tenait à cœur.

« C’est compliqué. J’aurais préféré ne pas donner mon avis sur ce genre de sujet mais bon, il semblerait que ça te tienne à cœur… » lui dis-je en poussant en léger soupir.

Je décroisai mes doigts afin d’afficher en léger sourire en coin, synonyme de ma grande joie.

« Je déteste dire ça en tant que scientifique, mais les méta-humains sont un don du ciel. C’est du moins ainsi que je les vois. Ces gens sont le futur de notre monde qu’on le veuille ou non. C’est notamment pour cette raison que je ne comprendrais jamais le comportement de bon nombre de personnes. Certes, certains sont mauvais, mais d’autres nous poussent à devenir de meilleures personnes, de croire en un monde meilleur. »

Des mots à moitié sincères avec un léger soupçon de haine envers une certaine partie des habitants de la terre. Non, je ne pensais aux avant-gardistes et autres modérés mais plutôt aux conservateurs. Je tâchais de ne pas faire en sorte de trop en révéler sur moi-même et ma véritable nature. J’avais déjà senti bien avant que je réponde que le climat avait changé, devenant en l’espace d’un instant, un climat un peu plus tendu. C’est alors qu’elle en rajouta une couche en me posant une autre série de questions cette fois sur Flash. Elle devait sûrement le faire exprès ou bien il s’agissait-là du plus grand des hasards. Quelle ironie, me voilà à table en train de parler de mon plus grand ennemi.

« Honnêtement, je n’en pense pas grand-chose. Disons que j’ai un profond respect pour ce qu’il fait pour nous tous les jours mais j’espère juste qu’il ne s’aventurera pas dans des chemins disons…plus sinueux…Il ne doit pas oublier qu’avant d’être un super-héros, il est un homme avec ses forces mais bien sûr ses faiblesses… faiblesses que certaines personnes pourraient exploiter…»

J’espérais ne pas en avoir trop révélé sur mes véritables intentions vis-à-vis de son super-héros chéri même si il fallait avouer que mon désir de torturer et de me débarrasser de Flash était légèrement ressorti dans la dernière partie de mon petit commentaire. Je m’étais petit à petit éloigné de mon personnage. Pas trop pour qu’elle se doute de quelque chose mais suffisamment pour que je me rende compte de cet infime changement. Je fis alors mine de m’être jeté corps et âme dans ce débat qui me semblait futile dans le but de feindre un malaise.

« Navré, je n’aurais sûrement pas dû en dire autant. Tu sais ce que c’est…en tant que professeur… » lui dis-je avant de reprendre.

« Et toi que penses-tu de tout ça ?"

Je plongeai mon regard dans mon café toujours en simulant à la manière de ces acteurs hollywoodiens cette forme de malaise ambiant qui prenait de plus en plus de place dans notre discussion.



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Sam 24 Sep - 16:35

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Je ne sais toujours pas ce qui m'avait prit. En plus de l'avoir embrassé à plusieurs reprises alors que je ne le connaissais pas vraiment, je lui avait mordu la lèvre et très certainement fait mal. C'était vraiment de la pure maladresse, là. Mais également de la peur. Je n'étais pas du genre à avoir de telles relations avec des inconnus et je n'en parlerai pas à May, je n'ai pas envie qu'elle m'empêche de le revoir ou qu'elle me fasse la morale sur mes fréquentations d'ailleurs inexistantes.

- Bon sang !!! C’est pas vrai !! T’aurais pu faire attention !!!!

Il venait de s'énerver contre moi, de me crier dessus. Je l'avais mérité, certes, mais c'est une chose que je n'avais pas vraiment apprécié et qui me mit mal à l'aise. Je me sentais vraiment stupide sur le coup et je baissais la tête sans plus attendre, honteuse. Je finis également par aller reprendre ma place initiale qui se trouvait face à lui, de l'autre côté de la table.  Je n'osais même plus le regarder dans les yeux pour le moment. Je ne savais plus comment réagir. Je m'étais excusée, c'était déjà ça…

- Excuse-moi. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris…

Finit-il par me dire en plongeant son regard bleuté dans le mien lorsque je relevais la tête à la fin de sa phrase. Cependant, je n'osais toujours pas prononcer un seul autre mot concernant ce qui venait de se passer. Je me sentais vraiment très gênée, très honteuse, très mal à l'aise, et il y avait de quoi.
Nathan était le premier homme avec qui je m'étais rapprochée aussi rapidement. Même Roy ne lui arrivait pas à la cheville. Et pour cause, j'avais rompu avec lui à cause de mon passé difficile avant même qu'il ne se passe quelque chose de concret avec lui. Vlad m'en avait fait voir de toutes les couleurs et les douleurs qu'il m'avait fait subir restaient ancrées dans ma mémoire. Une esclave sexuelle. Voilà tout ce que j'avais été. Et si May ne m'avait pas sortie de là, j'en serai encore une au jour d'aujourd'hui. Mais le point positif, si ça avait était le cas, c'est que ma mère serait toujours en vie puisque je ne serais pas retournée en Russie et que la personne désirant me tuer là-bas n'aurait pas raté son tir.
Oui, je m'en voulais encore et toujours pour ça. Et c'était vraiment la seule et unique chose que personne ne savait, pas même May. C'était également la seule et unique chose capable de pouvoir me détruire d'une telle facilité… Et je sais que jamais, je ne pourrais vraiment m'en remettre.

Je finis ensuite par ouvrir la bouche, par le laisser enfin entendre le son de ma voix afin de lui poser quelques questions bien plus sérieuses que ce que je ne lui avais déjà posé auparavant. Des questions qui me tenaient vraiment à cœur en vue de ma nature.

- C’est compliqué. J’aurais préféré ne pas donner mon avis sur ce genre de sujet mais bon, il semblerait que ça te tienne à cœur… Je déteste dire ça en tant que scientifique, mais les méta-humains sont un don du ciel. C’est du moins ainsi que je les vois. Ces gens sont le futur de notre monde qu’on le veuille ou non. C’est notamment pour cette raison que je ne comprendrais jamais le comportement de bon nombre de personnes. Certes, certains sont mauvais, mais d’autres nous poussent à devenir de meilleures personnes, de croire en un monde meilleur.

Ce qu'il me répondit me surprit légèrement. Je pensais qu'il aurait un point de vue différent de cela, un point de vue moins… Positif. Mais c'était un bon point puisque, s'il venait un jour à découvrir ce que j'étais réellement, ça ne poserait moins de problèmes. Également, je lui avais ensuite posé des question sur Flash. Je ne le considérais pas vraiment comme le meilleur des héros, mais il en restait tout de même un, je ne pouvais pas dire le contraire. M'enfin, c'est sûr que face à moi, il ne pouvait en être qu'un… Il ne commettait pas de meurtre, lui. Moi si. Enfin, pas tout le temps, mais ça pouvait m'arriver. Et évidemment, j'étais douée pour le cacher puisque si ça n'avait pas été le cas, je serais certainement en prison aujourd'hui.

- Honnêtement, je n’en pense pas grand-chose. Disons que j’ai un profond respect pour ce qu’il fait pour nous tous les jours mais j’espère juste qu’il ne s’aventurera pas dans des chemins disons…plus sinueux…Il ne doit pas oublier qu’avant d’être un super-héros, il est un homme avec ses forces mais bien sûr ses faiblesses… faiblesses que certaines personnes pourraient exploiter…

À la fin de sa phrase, je levais la tête vers lui d'un geste vif, comme si j'avais compris un sous-entendu ou une chose de ce genre. Il n'avait pas employé exactement le même ton qu'avant, ce qui m'avait légèrement interpellé, cependant, je décidais de ne pas y faire plus attention que ça.

- Navré, je n’aurais sûrement pas dû en dire autant. Tu sais ce que c’est…en tant que professeur… Et toi que penses-tu de tout ça ?

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Il finit bien évidemment par me retourner mes questions. Il voulait que je lui donne mon avis. Je baissais la tête pour fixer les paumes de mes mains posées sur la table pendant de longues secondes d'un air un peu pensif avant de le regarder une nouvelle fois dans les yeux, espérant qu'il n'ai pas prêté attention à cela.

- Je pense que… Que les méta-humains ne sont pas si mauvais qu'on le prétend.. Que si tout le monde cessait de tous les mettre dans le même sac, certains se montreraient au monde sans avoir peur du regard des autres… Qu'ils pourraient aider à sauver des centaines de vies, qu'ils pourraient nous aider à devenir meilleurs comme tu l'as dit… Mais ce ne sont que des fausses illusions. Pour la plupart des gens, les méta-humains sont des monstres que nous devons enfermer le plus vite possible. Et je suppose que s'en est de même pour Flash…

J'avais détourné le regard à plusieurs reprises. J'avais essayé de ne pas trop en dévoiler sur moi, afin qu'il ne devine pas. Mais ça n'avait pas été si facile que ça. En réalité, tous les signes montraient que j'en étais également une. Que ce soit le fait que j'ai fixé mes mains pendant de longues secondes ou que je me sois sentie moi-même visée dans mes dires.

- Et justement, concernant Flash… Je le respecte beaucoup, oui… Mais il doit effectivement se mettre en tête qu'il a également des faiblesses et qu'il ne pourra jamais sauver tout le monde malgré sa rapidité… Parfois, peu importe combien tu veux sauver quelqu'un… Tu ne peux tout simplement pas.

Je finis ma phrase sous ces mots relativement dur qui voulaient en dire long sur moi, sur ma façon de penser vis-à-vis de pas mal de choses. Puis je poussais un profond soupire avant de regarder une nouvelle fois mes mains, puis mon café toujours chaud, posé devant moi, que je finis par prendre afin d'en boire une énième gorgée. Une fois reposé, je cherchais toujours à fuir le regard de mon interlocuteur, comme si j'essayais de cacher des tas de choses, ce qui était un peu le cas.

- Mais… Ne prends pas en compte tout ce que je t'ai dit… Ça n'a rien à voir avec qui que ce soit en particulier… C'est juste que… Je n'aimerai pas être à la place de l'un de ces méta-humains qui ne veulent pas faire le mal mais qui se sentent obligés de se cacher face au monde… Ça n'a rien de personnel.

Me rattrapais-je en lui lançant un regard furtif. Mais si, au contraire, c'était très personnel. Je ne pouvais pas faire autrement que lui mentir, malheureusement. Qui sait ce qu'il pourrait faire en sachant ce que je suis ? Et en réalité, je me sentais toujours aussi honteuse de ma magnifique gaffe qui nous avait visiblement tous les deux mis mal à l'aise.

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Sam 12 Nov - 19:00




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What is the thing that matters to you the most ?Feat Alexandra Winslow



Je détournai brièvement le regard afin de le poser sur les divers gâteaux présents dans ce magnifique café de Central Park. Muffins, moelleux au chocolat et autres délices. Il y en avait pour tous les goûts. Les plaisirs gustatifs de cette époque sont vraiment inestimables et surtout inexistants pour la plupart d’entre eux à mon époque. Il s’agissait-là des quelques rares avantages qu’avait cette période barbare qui faisait également l’éloge de la télé-réalité et qui avait vu des hommes plus que douteux arriver au pouvoir. Je ne pouvais m’empêcher d’observer cette nourriture en pensant à ce que j’allais rapporter à la maison tout en ayant toujours une œil sur la jeune russe. Cette dernière n’avait toujours pas répondu à ma question. A vrai dire, il lui fallut quelques secondes avant de me donner une véritable réponse à son sujet. Avant cela, elle se mit à regarder les paumes de ses mains de manière brève et discrète, chose qui ne passa pas inaperçu à mes yeux. Ce geste, ce comportement avait-il un sens ? Voulait-il dire quelque chose ? Je l’ignore, mais une chose était sûre, la jeune brune s’était de nouveau arrangée malgré elle à attirer ma curiosité. J’attendis sa réponse en montrant de manière plus prononcée ma hâte vis-à-vis de sa réponse le tout assaisonné d’une pincée de mon ravissant sourire.


« Je pense que… Que les méta-humains ne sont pas si mauvais qu'on le prétend.. Que si tout le monde cessait de tous les mettre dans le même sac, certains se montreraient au monde sans avoir peur du regard des autres… Qu'ils pourraient aider à sauver des centaines de vies, qu'ils pourraient nous aider à devenir meilleurs comme tu l'as dit… Mais ce ne sont que des fausses illusions. Pour la plupart des gens, les méta-humains sont des monstres que nous devons enfermer le plus vite possible. Et je suppose que s'en est de même pour Flash… »


J’hochai la tête à la suite de ses propos, comme pour acquiescer ses paroles, mêmes paroles que je buvais depuis près de 40 ans maintenant.
Une vision plutôt pessimiste des choses mais pourtant bien réelle.
En effet, nous avions marqué un point. Elle avait su exprimer le fond de ma pensée malgré le fait que je n’avais rien dévoilé au sujet des métas-humains ce qui m’obligea à être en accord avec ses propos car je fais partie de ces personnes. Mais plus important que le fait d’avoir un avis similaire sur la question des métas-humains, quelque chose d’autre m’avait interpellé. Je ne cessai de me répéter dans ma tête les mots qu’elle avait prononcés il y a quelques instants avant de me rappeler la manière dont elle avait fixé ses mains comme si elle s’interrogeait sur quelques se trouvant au plus profond d’elle. A cela, s’ajouta le fait qu’elle avait rapidement détourné le regard après s’être spontanément exprimé sur le sujet m’obligeant à la fixer un peu plus, le tout avec un air un tantinet curieux. Je ne pus m’empêcher de me poser ces questions : « Est-elle comme moi ? Un méta-humain ? Ou bien était-ce autre chose ? » J’en étais même arrivé à hésiter à lui poser la question. Quoiqu’il en soit j’allais en avoir le cœur net tôt ou tard.

« Et justement, concernant Flash… Je le respecte beaucoup, oui… Mais il doit effectivement se mettre en tête qu'il a également des faiblesses et qu'il ne pourra jamais sauver tout le monde malgré sa rapidité… Parfois, peu importe combien tu veux sauver quelqu'un… Tu ne peux tout simplement pas. »

Apparemment, ça n’allait pas être pour tout de suite, mais j’étais certain d’une chose, c’est que la jeune policière me cachait quelque chose et j’osai espérer qu’il s’agissait de quelque chose dont je pourrais grandement profiter. Je n’avais plus qu’à mettre en place un stratagème afin de découvrir la vérité à son sujet, chose que je ne ferais pas avant un certain temps.

Je pus apprendre suite à ses propos qu’elle avait beaucoup de respect pour The Flash mais qu’elle était également consciente du danger qu’il pouvait représenter pour les autres mais aussi pour lui-même. Un danger dont j’allais être très probablement responsable. Je me languissais rien qu’à l’idée de briser petit à petit, pièce par pièce le jeune Barry Allen le tout en buvant ma dernière gorgée de café avant de prendre ensuite la parole d’un ton ferme et déterminé.

« Ça n’est pas le pire. Ce que je crains c’est qu’un jour il pense être au-dessus des lois et se comporte en une sorte d’être supérieur. Je ne dis pas que ça va forcément arriver, je dis juste qu’il faut penser au pire. »


C’était tout moi ça, toujours en train de penser au pire des scénarios. Je voulais faire comprendre à Alexandra que même si les humains admiraient Flash ils ne se gêneraient pas pour le rejeter et le détruire au moindre de ses faux-pas. Inutile de me remercier, je me ferai un malin plaisir à le tourmenter à petits feux et je laisserai l’opinion publique porter le coup final afin que mon plus grand souhait se réalise.
Je ne pus m’empêcher d’esquisser un léger sourire pouvant notamment être interprété comme étant un sourire bienveillant voire même rassurant à la suite de ce qu’elle avait dit alors qu’il n’en était rien A vrai dire, il s’agissait plus du reflet d’une satisfaction imaginaire qu’autre chose. Ces mêmes scénarios commençaient à tourner en boucle pendant un moment, m’extirpant petit à petit du monde réel avant que la policière ne continue de parler.

« Mais… Ne prends pas en compte tout ce que je t'ai dit… Ça n'a rien à voir avec qui que ce soit en particulier… C'est juste que… Je n'aimerai pas être à la place de l'un de ces méta-humains qui ne veulent pas faire le mal mais qui se sentent obligés de se cacher face au monde… Ça n'a rien de personnel. »


Certaines choses rendaient tout ce qu’elle faisait très étrange, que ce soit dans sa manière de parler ou encore dans sa manière d’agir. Le regard furtif qu’elle m’avait lancé après avoir pris la parole confirmait mon hypothèse. Ou du moins me rapprochait de la certitude quant au fait que la fille de l’est était aussi un méta. Néanmoins, je ne pouvais pas m’empêcher d’avoir ce doute et de me dire que toute cette histoire était bien trop évidente à digérer. Je n’allais sûrement pas tomber dans un piège aussi gros. Je n’avais donc pas d’autres choix que de tenter quelque chose. Une prise de parole qui dissimulerait mes véritables intentions.
Je me rapprochai d’elle afin de nous replonger dans une ambiance plus romantique afin de lui proposer, de manière soudaine, quelque chose qui pourrait lui plaire.

« Viens, j’ai quelque chose à te montrer. »

Je me saisis alors de son poignet afin de l’emmener vers le trottoir, la tirant légèrement dans le feu de l’action. Arrivé au comptoir je décidai de prendre un petit muffin au chocolat avant de me tourner vers avec un grand sourire chaleureux.

« Prends ce que tu veux c’est moi qui paye. »

Je savais qu’il s’agirait du genre de situation qui la mettrait un tantinet dans l’embarras mais qu’importe, il fallait que j’en sache un peu plus sur elle, que je sache si ma théorie s’avérait juste et pour cela, je devais l’emmener dans un endroit où nous serions seuls mais aussi, et surtout, un lieu où elle pourrait s’ouvrir à moi plus facilement. Je plongeai mon regard dans le sien en jouant de mes charmes tout en songeant à la première phase de mon plan. J’attendis qu’elle prenne son gâteau et nous nous dirigeâmes en direction de la sortie. Je lui tins la porte de sortie avant que nous partîmes en direction d’un des immeubles se trouvant aux alentours de Central Park. C’est ainsi que je lui fis monter l’immeuble en l’attrapant le poignet.

« J’espère que ça va te plaire. » lui dis-je avec un léger sourire.

Nous arrivâmes sur le toit et fîmes face à une magnifique vue qui donnait sur le très célèbre parc New-Yorkais. J’espérais en l’emmenant ici qu’elle soit émerveillée par le spectacle qui s’offrait à elle et qu’elle s’ouvre à moi.



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Dim 15 Jan - 4:16


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What is the thing that matters to you the most?
Feat. Eobard Thawne
 
 



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Après tout ce que je lui avais confié concernant mon point de vu sur les méta-humains, j'étais sûre d'une chose : Il devait certainement se douter de quelque chose. Le problème était que, en sa présence, je n'arrivais pas à aussi bien cacher les choses qu'à mon habitude. Il s'agissait là d'un sentiment vraiment étrange face auquel je ne pouvais rien.
Le regard levé vers lui, je finis maintenant par incliner la tête sur le côté en écoutant ce qu'il avait à dire, plus qu'intéressée.

- Ça n’est pas le pire. Ce que je crains c’est qu’un jour il pense être au-dessus des lois et se comporte en une sorte d’être supérieur. Je ne dis pas que ça va forcément arriver, je dis juste qu’il faut penser au pire.

- Ce jour n'arrivera pas. Et même si ce jour venait à arriver, quelqu'un réussirait à le stopper. J'ignore qui, mais tout ce que je sais, c'est que Flash n'est pas invincible, bien au contraire. Tout le monde a une faiblesse, il faut simplement la découvrir. Tout comme je suis sûre que tu en as une aussi, comme moi, comme tous ces gens qui nous entourent. Ce que j'espère, c'est que personne ne puisse s'en servir un jour contre toi.

Ce que je n'avais pas dit, c'est que j'espérais également ne pas être cette personne. Et ce que j'espérais encore plus, c'est que lui ne devienne pas l'une de mes faiblesses. J'en avais bien assez comme ça, je n'en avais pas besoin d'une de plus. Mais ce qu'il avait dit concernant Flash n'était peut-être pas totalement faux. Il y avait du vrai dans ses paroles, c'était sûr. Mais le Speedster ne ferait jamais une telle chose, j'en étais convaincue. Il était bien trop bon pour cela, il ne pourrait pas blesser un innocent, au contraire de moi…
Je regardais le beau brun dans les yeux, puis j'observais ses lèvres. Ses si délicieuses lèvres… Je m'égare. Il fallait que je reprenne mes esprits. Ce n'était pas moi, ça. Je n'avais jamais agis ainsi avec un homme auparavant, je ne vois pas pourquoi ça commencerait maintenant. Sauf que pourtant, c'était déjà le cas… Ma façon d'agir avait considérablement changé au point que je ne me reconnaisse pas moi-même. Ou bien, si, au contraire, j'étais actuellement moi-même. Avec cet homme, je n'arrivais pas à jouer le rôle de la jeune policière froide, qui ne parle à personne et se montre très souvent impulsive. Avec lui, j'étais peu confiante, relativement timide, mais pourtant audacieuse. Je souriais, je me sentais bien, heureuse. Il finit par se rapprocher de moi afin de nous remettre dans cette ambiance romantique qui avait cessé d'être il y a de longues minutes.

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- Viens, j’ai quelque chose à te montrer.

Me dit-il si soudainement alors que j'arquais un sourcil en inclinant la tête sur le côté avant qu'il ne m'attrape doucement par le poignet afin de m'entrainer avec lui en me tirant légèrement, à ma plus grande surprise. Nous nous étions arrêté devant le comptoir et je posais rapidement les yeux sur le présentoir où se trouvait diverses gâteries.

- Prends ce que tu veux c’est moi qui paye.

M'annonça-t-il après avoir choisi ce qu'il allait prendre. Quant à moi, je ne savais pas vraiment. Enfin, du moins, je n'osais pas vraiment. Je n'avais pas spécialement faim, c'est vrai, mais je ne pouvais pas refuser, ce serait malpoli. Et puis, prendre un gâteau maintenant ne voulait pas dire que je serai obligée de le manger dans les minutes qui suivent.

- Je.. J'vais simplement prendre un cookie..

Rien que cela me mettait légèrement mal à l'aise. En vérité, personne ne m'avait jamais proposé ça, et de base, c'était moi qui était censée payer pour m'excuser de l'avoir bousculé dans le parc…
Puis, suite à ça, sans que je ne cesse de le regarder, il m'amena jusqu'à la sortie et me tint la porte afin que je passe, tel un gentleman. Une fois à l'extérieur du café, je le suivis jusqu'à un immeuble se trouvant aux alentours. Je ne reconnaissais pas la rue, je me sentais légèrement perdue. C'était vraiment différent de Central City ici. Une fois de plus, il m'attrapa le poignet afin de m'emmener en haut de l'immeuble sans que je puisse contester quoi que ce soit.

- J’espère que ça va te plaire.

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Je ne savais même pas de quoi il parlait. Je n'avais tout simplement aucune idée d'où est-ce qu'il m'emmenait. J'étais vraiment perdue pour le coup. J'avais l'impression qu'il me trouvait bizarre, mais je pense avoir trouvé tout aussi bizarre que moi. Puis nous avons finit par arriver sur le toit, révélant une vue magnifique sur le Central Park. La tête une nouvelle fois inclinée sur le côté, j'admirais le paysage et finit par m'avancer un peu plus vers le bord.
Je ne comprenais pas vraiment pourquoi est-ce qu'il m'avait amené ici au juste. Qu'attendait-il de moi ? À ce moment là, mon instinct méfiant reprit le dessus et je me demandais pourquoi est-ce qu'il m'avait emmené à l'abri des regards de tout témoin potentiel. Mais je me faisais certainement des idées. Il ne m'avait certainement pas amené ici pour me faire du mal, sinon il l'aurait déjà fait, non ? Non, il devait y avait une autre raison que ça.

- C'est vraiment magnifique ici… Mais.. Pourquoi m'avoir entrainé là..?

Lui demandais-je, curieuse, en me retournant vers lui. Je ne voulais pas qu'il en sache davantage sur moi, sur la personne que je suis réellement. Et plus je le regardais dans les yeux, plus je me souvenais que chaque jour de ma vie n'était qu'un tissu de mensonges que je m'étais forcé de croire pour les faire paraître réels. Plus je le regardais dans les yeux, plus j'avais l'impression que ces mensonges disparaissaient de mon esprit pour faire place à tout ce qui m'était vraiment arrivé par le passé. Alors je finis par baisser rapidement la tête. Cet effet qu'il avait sur moi, ce n'était pas normal. C'était comme irréel, impossible. Je lui tournais maintenant à nouveau le dos, toujours tête basse, les yeux fermés, il fallait que je reste concentrée. Il ne devait rien savoir. Ni qui j'étais, ni ce que j'étais.


code par Lexia

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Dim 22 Jan - 22:08




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What is the thing that matters to you the most ?Feat Alexandra Winslow



Voilà qui était intéressant, ou plutôt ennuyeux. Cette femme était d’une naïveté tout simplement insultante. J’en avais presque envie de la secouer, de la ramener à la réalité. Flash est avant tout un homme, un homme avec un pouvoir qui le dépasse et ce même individu possède un pouvoir qui dépasse l’entendement, presque sans limites. Qui ne jouerait le rôle des Dieux en ce bas monde avec ce cadeau du ciel ? L’Homme est connu pour céder à ses tentations, justifiant ces actions insensées par des désirs égoïstes. Un peu comme le Scarlet Speedster qui, à maintes reprises n’a pas hésité à sacrifier des vies pour combler le vide que je lui ai gentiment offert en lui prenant sa mère, ses amis, son avenir. Il lui en fallait peu pour céder face à mon ennui. Ce genre de tortures était la seule chose que je pouvais lui infliger. Plutôt triste me direz-vous ? En ce qui me concerne, je vois ça comme une sorte exutoire à mon quotidien plutôt morose. C’était un mal nécessaire, ma raison d’être.


Les remarques de la jeune femme avaient capté mon attention. Pour être honnête, son raisonnement n’était pas faux et prolongeait plus ou moins le mien. L’être humain dispose de qualités indéniables mais surtout de défauts et de faiblesses. Certes, je disposais de défauts comme chacun d’entre nous, cependant, les miens étaient bien moins évidents que ceux de l’expert scientifique de la police de Central City. Je n’étais pas du genre à m’attacher à une personne en particulier, et ce, même s’il s’avérait que cette dernière faisait preuve d’une bonté ainsi que d’une générosité peu commune à l’instar de la jeune Winslow qui serait sûrement loin d’avoir une grande influence sur ma vie étant donné mon manque d’envie évident de créer des liens avec le reste du monde. Malgré cela, la curiosité dont je continuais à faire preuve avait pris le dessus vis-à-vis de jeune policière, et rien que pour elle. Très étrange.

Quoi qu’il en soit, après qu’elle ait pris le cookie qu’elle avait plutôt l’air d’être réticente à commander nous avions fini sur le toit d’un immeuble. J’avais espéré en l’emmenant dans un tel endroit que je pourrais en savoir beaucoup plus sur elle. J’étais certain qu’elle me parlerait un peu plus d’elle, qu’elle s’ouvre à moi. J’observais de loin la jeune femme alors qu’elle admirait la vue que je lui avais offerte. Elle semblait émerveillée par la grande pomme. Malheureusement pour moi, elle était loin de croquer à pleines dents. Tant pis, ça sera pour une autre fois. J’étais tout de même ravi de voir que cette ville pleine de vie l’avait suffisamment captivé pour qu’elle s’approche du bord sans vraiment s’en rendre compte. L’assassin en moi ne se serait pas prié pour la pousser gentiment par-dessus le bord du toit alors que le joueur lui est beaucoup plus observateur, beaucoup plus manipulateur. La jeune sceptique aux yeux bleus s’était alors tournée vers moi afin de me poser une question évidente. D’un naturel clairvoyant, j’avais bien entendu anticipé ce qu’allait dire la jeune femme.

« C'est vraiment magnifique ici… Mais.. Pourquoi m'avoir entraîné là..? »

En plein dans le mille, la mystérieuse policière était prévisible, beaucoup trop prévisible. J’avais affronté d’innombrables guerriers, certains plus intelligents que d’autres et un très faibles nombre d’entre eux disposaient d’un vaste intellect. C’est donc tout simplement par pur expérience que j’en suis venu à cette conclusion. Mon regard s’était posé sur le sien en dégageant une certaine forme de suffisance. Je m’étais adressé à elle en esquissant un léger sourire sur le coin de ma lèvre.

« Pourquoi ? N’est-ce pas évident. »

Il était temps pour moi de sortir mes phrases bateau, de me la mettre dans la poche, de l’entourlouper à nouveaux, ce qui, il fallait l’avouer, n’allait pas être bien compliqué. A vrai dire, je me languissais déjà à l’idée de lui sortir cette réponse toute faite.

« J’aime bien cet endroit. Je viens ici quand j’ai besoin de m’aérer l’esprit, d’être seul. Et puis je tenais à te montrer cet endroit pour qu’on puisse parler tranquillement de tout et n’importe quoi. »


Je m’attendais à ce qu’elle m’en dise plus sur elle. Mes jeux de manipulation allaient forcément la contraindre à me dire ce qu’elle avait à me cacher. Oui, j’en avais fait une obsession. Une obsession peut-être pas à la hauteur de celle que j’avais vis-à-vis de mon éternel rival. Cette obstination était justifiée. En effet, mon instinct me trompait peu, pour ne pas dire jamais. Il ne me manquait plus que le petit détail qui transformerait mes doutes en certitudes, et pour cela, il faudrait provoquer les choses, provoquer l’officier Winslow. C’est ainsi que, d’un pas décidé et assuré, je m’étais approché de la magnifique brune aux yeux bleus. Dos à moi, le regard à moitié plongé dans le brouhaha de la grande pomme, je lui avais réservé une sacrée surprise. En effet, je m’étais retrouvé contre elle pour glisser délicatement mes bras autour d’elle. J’avais enroulé mes bras autour de sa taille, sans rien dire. Le geste exprimait tout seul ce que je souhaitais lui montrer : Mon côté sensible et vulnérable. C’était une manière pour moi de lui dire que j’étais quelqu’un de confiance puisque je lui avais montré cet endroit qui était supposé révéler ma supposée réelle nature.

« On n’est pas bien là ? »


Certes, j’avais pris mes aises en agissant de la sorte, mais elle avait été la première à se comporter de manière étrange en se ruant sur mes lèvres. Enfin, je crois. Ce jeu du chat et de la souris durait depuis tellement longtemps que j’en avais oublié qui avait provoqué l’autre.

J’avais essayé d’instaurer une ambiance plus adaptée à la situation,  bien plus confortable et surtout, bien plus intime. A la suite de ces mots, j’avais encore plus resserré l’étreinte au point même que je pouvais sentir encore mieux sentir son odeur ainsi que ses frissons. Elle de son côté, pouvait sentir mon cœur battre contre son dos. Je ne lui avais pas dit, mais j’avais estimé avoir été suffisamment clair pour qu’elle le comprenne. J’espérais que l’on partage des choses tous les deux et ce, pour une seule et unique raison, savoir si je m’étais trompé à son sujet. Le jeu de manipulation se profilait. La laisser s’émerveillé, rêver, parler, pour qu’elle puisse encore mieux se confier.


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Dim 19 Fév - 18:46


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What is the thing that matters to you the most?
Feat. Eobard Thawne
 
 



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La manipulation était un mot que je connaissais très bien, tout comme la méfiance. Au fond, je savais. Je voyais son petit jeu. Vous voulez savoir pourquoi je suis toujours seule, pourquoi je refuse d'être en compagnie d'un inconnu ? Parce que je vois le mal partout. Mais cet homme là, il était différent. Différent, mais il me faisait tout de même douter. J'avais beau m'efforcer à vouloir lui faire confiance, une part de moi n'y arrivait pas. Alors il fallait que j'essaye de penser à autre chose, de relativiser. Je devais essayer de changer quelques points de ma personnalité, à commencer par cette méfiance qui fait tout pour que je sois seule.
Puis je le sentis s'approcher de moi et m'étreindre doucement contre lui. J'ai cru que mon cœur avait manqué un battement. Mais pas dans le bon sens du terme, malheureusement. Je sentais cette angoisse, cette panique monter en moi. Il était là, derrière moi, il resserrait l'étreinte, et j'étais plus que vulnérable. Ça ne faisait que ranimer de vieux souvenirs contre lesquels je me battais tous les jours pour tenter de les oublier en vain. Alors, laissant la panique prendre le dessus, je finis par lui donner un coup de coude dans les côtes, puis je me retournais vivement, laissant maintenant mon poing le frapper au visage par la même occasion.

- Ne m'touches pas..! Ne.. Ne t'approches pas...!

Je reculais de plusieurs pas, je passais ma main sur mon visage, sur mes lèvres, j'essayais de me calmer comme je le pouvais. J'étais contradictoire avec ce qui s'était passé entre nous il y a une quinzaine de minutes. Il n'allait certainement pas comprendre ma réaction. Tantôt je l'embrassais et le laissais me prendre dans ses bras, et maintenant je le frappais, refusant qu'il me touche. Et je n'avais aucun mensonge pour justifier un tel acte. La vérité était bien trop présente. Elle était remontée à la surface en quelques secondes sans que je ne puisse rien faire. C'était quelque chose d'incontrôlable. Une partie de moi qui ne pourrait jamais s'effacer et qui continuerait de me gâcher la vie. C'était ce même souvenir qui m'avait éloigné de Roy, qui avait tout gâché entre lui et moi.

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- Je crois que ce n'était pas une bonne idée..

À cet instant précis, j'avais tout simplement envie de partir, de fuir loin d'ici, loin de lui. Je savais déjà ce qu'il allait me poser comme question. Je savais déjà que c'était une question à laquelle je ne pourrai pas répondre. C'est May qui avait raison… Les relations sont dangereuses lorsque l'on cache de tels secrets. Le problème était qu'avec cet homme, je n'arrivais pas à me comporter de manière froide, comme je le faisais avec tout le monde, comme je le faisais avec Barry. Je laissais mes sentiments paraître, mon passer ressurgir dans ma tête. Je n'arrivais plus à croire en ce mensonge comme je le faisais, comme si cet homme avait quelque chose à voir dans tout ça. Mais c'était impossible. Il n'avait rien à voir dedans, c'était plus que certain. Il ne pouvait pas être l'homme qui avait détruit ma vie. Il ne pouvait pas être le meurtrier de mon père. Mais je ne comprenais toujours pas pourquoi j'agissais ainsi avec lui, et pas autrement.

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J'avais maintenant les larmes aux yeux, je tentais tant bien que mal de les retenir de couler. Cette douleur était en moi, et elle ne voulait plus me quitter. Je détournais le regard, puis je baissais la tête. Je passais une nouvelle fois ma main sur mon visage, puis je replaçais mes cheveux correctement. Toute ma vie n'était basée que sur un tissu de mensonge qu'il pouvait découvrir à tout moment. Je devais faire attention, bien choisir mes mots maintenant que j'étais à peu près calmée. Je me sentais honteuse de l'avoir frappé ainsi. Pourtant il n'avait rien fait de mal, il voulait juste me prouver que je pouvais avoir confiance en lui. Mais le problème, c'est que je sentais qu'il essayait de voir ce que je cache, qu'il avait des doutes sur moi. Un homme ne pouvait pas se montrer aussi doux avec une femme sans avoir quelque chose derrière la tête.
Alors, petit à petit, je me renfermais à nouveau sur moi-même. Il fallait que je redevienne froide, comme si je n'avais pas de cœur, comme si rien ne pouvait me toucher, ni me blesser. Finalement, je finis par relever la tête vers lui afin de le regarder dans les yeux d'un air désolé mélangé à une bouille de chien battu.

- Excuses-moi, Nathan.. Je n'ai pas voulu de faire mal.. C'est simplement que.. Que tu m'as surprise, et je ne suis pas du tout habituée à ce genre de chose… Disons que.. Que je n'ai jamais laissé un homme me toucher ainsi auparavant, par peur, par méfiance… Le contact physique et moi, c'est… Un peu comme les chats et les chiens, ça ne fait pas bon ménage… Et pour être honnête, je comprendrai si tu ne veux plus que nous soyons.. amis.. Que tu ne veuilles plus entendre parler de moi.. C'est quelque chose à laquelle je me suis habituée depuis bien longtemps, être seule..

Je sais ce que je pourrais aller faire… Je pourrais aller adopter un chat ! Au moins, je ne me sentirai plus seul lorsque May est aux abonnés absente. Mais il fallait que je redescende un peu sur Terre, là. J'avais frappé ce pauvre homme, et malheureusement, je n'avais pas retenu mes coups à cause de cette frénésie qui s'était emparée de moi. Je finis par m'approcher doucement de lui, moi-même un peu réticente sur ce que je comptais faire, puis une fois assez proche, je fis glisser doucement mes doigts le long de sa pommette rougie par le coup. La tête maintenant basse, je m'en voulais et ça se voyait. C'était une chose que je ne pouvais non plus pas cacher, comme le fait que je commençais malgré tout à avoir des sentiments pour lui. Mais je savais que c'était perdu d'avance, je ne devais pas me faire de fausses idées. C'était foutu, point.


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Sam 13 Mai - 20:38




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What is the thing that matters to you the most ?Feat Alexandra Winslow



Le confort était là, je m’étais efforcé de la mettre en confiance afin qu’elle finisse par mordre à l’hameçon. Il ne manquait plus qu’à la tirer du moindre doute présent au plus profond de son âme. Je me languissais déjà à l’idée de faire d’elle une éventuelle marionnette. J’allais grâce à elle pouvoir à nouveau tirer les ficelles, le tout en étant camouflé dans l’obscurité. Chose que je n’avais plus fait depuis une éternité. Je ne pus m’empêcher d’arborer un léger sourire en coin, traduisant, et surtout, trahissant mes intentions à l’égard de la jeune policière de Central City pendant un certain temps. Heureusement pour moi, elle ne s’était pas rendu compte de la supercherie. Chanceux comme j’étais, Alexandra ne s’était pas retournée, et donc, ne s’était rendu compte de rien. Tant mieux me direz-vous. Alors que j’avais placé tous mes efforts dans cette tentative de rapprochement particulier, ces derniers furent réduits à néant à l’instant où la jeune femme me donna un coup de coude. Certes, le coup était loin d’être puissant mais elle était parvenue à me surprendre pendant ce laps de temps. Quelques secondes d’inattention avaient suffi pour encaisser ce coup que j’aurais évité en temps normal. Suite à cela, la policière avait enchaîné avec un coup de poing. Un coup que j’avais pu voir dans les moindres détails. En effet, j’avais délibérément laissé la jeune femme me porter un coup dans le visage. De par ma vitesse supersonique, j’avais été en mesure de voir très nettement, et surtout, de laisser ce coup de poing se loger dans mon visage. Pour la simple et bonne raison que je voulais savoir pour quelle raison, la jeune brune s’était comportée de la sorte. Il s’agissait-là d’une réaction plus que soudaine face à un geste plein d’attention. C’était à n’y rien comprendre. De plus, cet étrange assaut allait en parfaite contradiction avec les nombreux baisers et autres gestes représentant vivement la niaiserie de l’être humain. J’en étais complètement désorienté, mais heureusement pour moi, elle avait fait en sorte de me remettre en place à sa manière.

«Ne m'touche pas..! Ne.. Ne t’approche pas...! »

Ce coup de poing m’avait suffisamment déséquilibré pour que je recule d’un pas. Bouche bée, le regard pointé vers le sol, je commençais à trembler. Non, détrompez-vous, cela n’était pas de la peur. Du moins, il ne s’agissait en aucun cas de la peur qu’elle aurait pu inspirer. Il s’agissait de ma crainte de  lui révéler ma véritable nature, celle d’un monstre, le pire de tous. Je n’étais pas coutumier du fait d’être humilié de la sorte, y compris lorsque je prétendais être une autre personne. La rage montait en moi, je pouvais le sentir, j’étais en train de bouillonner de l’intérieur. J’allais finir par céder à ses horribles tentations et réduire à néant tous ces efforts. Toute cette rancœur allait finalement ressortir. Et elle en était la seule et unique responsable.


Je m’étais noyé dans un océan de colère, résolu à me débarrasser de cette femme comme si de rien n’était. Il était impossible pour elle de me repêcher. Surtout si sa seule réponse était « ça n’était pas une bonne idée ». Même moi j’aurais fait mieux. J’aurais sans l’ombre d’un doute trouvé un moyen de me rattraper. Tout ce qu’Alexandra avait fait en réagissant de la sorte c’était creuser sa tombe. J’avais commencé à froncer les sourcils et à serrer les poings. J’étais prêt à lui rendre la pareille, et même plus encore. J’avais totalement embrassé l’indifférence et je m’apprêtais à relever la tête pour mettre un terme à tout ceci. Les larmes et les excuses n’allaient rien changé. Et encore moins les actes. Sa naïveté était vraiment insultante. Cet être barbare, sauvage pensait réellement pouvoir se jouer de moi ainsi. Elle avait eu l’audace de penser qu’elle pouvait se permettre de faire de moi sa marionnette, qu’elle pouvait m’attraper quand bon lui semble et me balancer dans les ordures l’instant d’après. Seul les moins que rien étaient traités de la sorte, et une chose était sûre, je n’en étais pas un. Tout cela ne l’avait pas empêché de venir poser sa douce main sur ma pommette imprégnée de son poing barbare. Je la laissai posé sa main pendant un très bref instant. Cela avait duré une seconde tout au plus. J’ignorais complètement la raison de cette résignation soudaine, mais elle avait eu lieu, et elle me marqua l’esprit.

De retour à moi-même j’attrapai l’officier de police par le poignet dans le but de me débarrasser de ce poids supplémentaire qui s’était écrasé sur moi. Je m’étais contenté de retirer cette main de manière ferme avant de me mettre à lui répondre, enfin.

« Ta main me gêne. »

Quatre mots. Il m’avait fallu uniquement quatre mots pour me débarrasser d’elle. J’avais esperé avoir été clair dans mes propos. Tranchant, froid, voilà comment j’avais riposté avec mon arme : les mots. C’était peut-être dit de manière implicite mais elle ne s’était pas contentée de me contrarier. Non, en effet, le mot « contrarier » était bien trop faible pour exprimer ce que je ressentais à cet instant précis. Elle avait piétiné mon égo, elle l’avait martelé. Ma fierté en avait été souillée et j’envisageais de continuer mon petit subterfuge en jouant sur sa culpabilité. Influençable comme elle était, ça allait être une partie de plaisir.


« Tu ne l’as pas voulu, mais tu l’as fait… »


J’avais encore une fois planté ma lame au bon endroit. J’avais fait mouche en remuant le couteau dans la plaie une énième fois. Plus que certain du résultat de cette tentative de manipulation, je me dirigeai vers le bord après lui avoir tourné le dos pour ensuite m’appuyer contre celui-ci en faisant mine de bouder. C’était un comportement inhabituel de ma part. Mais surtout, un comportement qui n’était pas mien, une attitude qui était fausse. Je m’étais résolu à lui faire subir mille et une souffrances tout en la rapprochant encore plus de moi. Il ne me restait plus qu’à attendre qu’elle morde à l’hameçon.


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Lun 5 Juin - 17:16


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Je savais très bien ce que j'avais fait. Je le savais que trop bien même. Blesser Roy ne m'avait visiblement pas suffit, il fallait maintenant que je m'en prenne à ce pauvre Nathan qui n'avait rien demandé. Je lui avait fait du mal, et je le savais, j'en étais parfaitement consciente. Je savais également que les mots, les excuses n'y changeraient rien. Et pour preuve, lorsque j'avais posé ma main sur sa pommette, il m'attrapa rapidement par le poignet pour la retirer sous mon regard impuissant.

- Ta main me gêne.

Fut les quatre seuls mots qu'il me dit. Ces quatre seuls mots qui me blessèrent à mon tour. Je n'avais pas mesuré la gravité de mes actes. Ou plutôt, je n'avais pas contrôlé mes actes du tout. Ce genre de chose était l'une des raisons de pourquoi je me montrais froide avec tout le monde, de pourquoi je refusais d'approcher qui que ce soit. J'étais quelqu'un d'impulsif, bien trop impulsif à mon goût. Et une fois de plus, j'avais mal réagit à cause de ce sombre passé que j'avais vécu. Ce traumatisme était toujours présent, bien plus que je ne le pensais, et il détruisait tout ce que je faisais, à commencer par Roy. C'était aujourd'hui que je me rendais compte que la seule personne capable de me supporter, de me faire face en restant calme, c'était bien May. Mais elle, au contraire de Nathan, savait ce qui m'était arrivé par le passé. Elle savait qui j'étais en réalité.

- Nathan.. S'il te plait…

Il semblait énervé, ce que je pouvais parfaitement comprendre. À sa place, il est clair que j'aurai riposté sans la moindre hésitation, sans la moindre compassion. Mais il ne l'avait pas fait. Il ne m'avait pas touché. Heureusement pour lui dans un autre sens… En vu de mon travail, je n'aurai pas eu d'autre choix que de lui passer les menottes pour agression sur agent de police s'il l'avait fait. Ce qui, après réflexion, n'aurait pas été juste pour lui, puisque je l'avais frappé en premier…

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- Tu ne l’as pas voulu, mais tu l’as fait…  

Je savais que May avait raison concernant la dangerosité des relations lorsque l'on cache d'aussi gros secrets… Je savais également qu'elle ne serait pas du tout d'accord sur ce que je comptais faire… Je ne connaissais pas vraiment cet homme. J'ignorai qui il était en réalité. Mais cette rencontre était différente de toutes les autres. Ce que le scientifique me faisait ressentir était différent face à ces sentiments que j'avais pour Roy. Je ne savais pas comment décrire ça, mais ce qui était sûr… C'était que je comptais lui dire la raison du pourquoi. Sans aucun mensonge cette fois. Je devais cesser de me voiler la face, de prétendre être une autre personne. Si je tenais vraiment à être dans une relation, à rester avec les personnes à qui je tenais, alors c'était la bonne décision. Roy était au courant déjà, ça ne ferait maintenant que trois personnes au lieu de deux. Je voulais simplement prouver à Nathan que je n'étais pas une mauvaise personne, que je ne voulais pas me jouer de lui ou bien même le manipuler. Je voulais simplement essayer d'arranger les choses… Puis suite à sa phrase, il me tourna le dos pour ensuite se diriger vers le bord. Je devais mettre un terme à ma froideur le concernant. Je ne comptais pas tout lui révéler, mais suffisamment pour qu'il comprenne ma réaction. Alors je m'approchais doucement de lui. Même si la seule chose que j'avais envie de faire était de fuir, j'avais besoin de mettre un terme à cette peur, de faire enfin face au problème. Je finis par poser ma main sur son épaule en le regardant, au risque de me faire rejeter une fois de plus.

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- Nathan, je… Je crois que je n'ai pas été très honnête avec toi… Je crois n'avoir été honnête avec personne en fait, et encore moins avec moi-même… Je t'ai frappé parce que… Quand tu m'as prise dans tes bras alors que tu te trouvais derrière moi, ça m'a rappelé de mauvais souvenirs.. De très mauvais souvenirs… Il y a quelques années, j'ai été vendu sur le marché noir, on m'a obligé à devenir une esclave sexuelle et.. Je n'irai pas dans les détails… C'est une chose qui m'a blessé, qui m'a brisé, et je n'ai pas contrôlé cette réaction… Ce n'est pas pour m'apitoyer sur mon sort, loin de là, c'est simplement pour que tu puisse comprendre pourquoi… Ce n'est pas non plus une chose que je dévoile facilement. Et je ne sais même pas si j'ai raison de le faire. Je ne sais même pas si tu serais capable de l'utiliser contre moi. Mais j'en ai assez de me cacher, de blesser les gens avec de tels secrets.. Je vais avoir besoin de temps pour que cela cesse de me blesser… Je voulais juste que tu saches à quel point je suis désolée…

Suite à cela, je vins déposer mes lèvres sur sa joue avec douceur avant de m'éloigner de lui en baissant la tête et en lui tournant maintenant le dos. Comme je le lui avais dit, j'avais besoin de temps pour faire face à tous ces problèmes qui me hantaient et qui étaient en train de me changer en quelqu'un de mauvais. Vous voulez savoir le pire dans tout ça ? C'est que ce n'était pas volontaire, bien loin de là. Je faisais du mal à ceux qui m'approchaient sans le vouloir. Mais dans le fond, ça me plaisait. Je pouvais parfois.. Souvent, ressentir ce bien-être lorsque je blessais d'autres personnes. Une chose que je n'avais jamais ressentis avant. Avant de perdre ma mère…


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Mer 7 Juin - 23:37




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Pour être honnête, je me fichais totalement de ce qu’elle pouvait penser de moi et de ma réaction vis-à-vis du coup de poing qu’elle m’avait injustement asséné. Il y avait de quoi être énervé, et le mieux pour elle était de me donner des explications. En effet, un comportement comme celui-ci sortait bien évidemment de l’ordinaire. C’est pourquoi j’attendais une explication très détaillée quant à ce saut d’humeur plutôt inattendu. Les bras croisés et le poing droit serré, je scrutais l’horizon dans l’espoir d’éviter le plus possible son regard.

« Nathan, je… Je crois que je n'ai pas été très honnête avec toi… Je crois n'avoir été honnête avec personne en fait, et encore moins avec moi-même… Je t'ai frappé parce que… Quand tu m'as prise dans tes bras alors que tu te trouvais derrière moi, ça m'a rappelé de mauvais souvenirs. De très mauvais souvenirs… Il y a quelques années, j'ai été vendu sur le marché noir, on m'a obligé à devenir une esclave sexuelle et. Je n'irai pas dans les détails… C'est une chose qui m'a blessé, qui m'a brisé, et je n'ai pas contrôlé cette réaction… Ce n'est pas pour m'apitoyer sur mon sort, loin de là, c'est simplement pour que tu puisses comprendre pourquoi… Ce n'est pas non plus une chose que je dévoile facilement. Et je ne sais même pas si j'ai raison de le faire. Je ne sais même pas si tu serais capable de l'utiliser contre moi. Mais j'en ai assez de me cacher, de blesser les gens avec de tels secrets. Je vais avoir besoin de temps pour que cela cesse de me blesser… Je voulais juste que tu saches à quel point je suis désolée… »

Voilà donc son explication. J’avais entendu mieux comme excuse, mais aussi bien pire de la part de bon nombre de personnes. Je ne doutais pas de sa parole, cependant, il s’agissait-là d’une histoire plutôt folle. En effet, tout ceci était plutôt incroyable mais loin d’être impossible. Je connaissais peu de personnes qui seraient prêtes à mentir en se faisant passer pour des martyrs dans le but d’obtenir l’affection de quelqu’un, et ces gens-là étaient de la pire espèce qui soit. La plupart d’entre eux étaient soient des super-vilains tel que moi, ou bien de vils manipulateurs comme les hommes importants de ce bas monde qui ont pour coutume d’arborer les masques de sauveurs de leurs nations respectives et autres « messies » fièrement contrôlés par les puissants. Evidemment, Alex n’était ni l’un ni l’autre. Du moins, c’était ce qu’elle semblait vouloir me faire croire, et ça avait plus ou moins marché. Non pas que je ne me méfiais pas à son sujet, mais je savais pertinemment qu’en cas de problème quelconque, elle ne pourrait rien faire contre moi. Menteuse ou pas, tout ceci n’avait aucune importance à mes yeux. Alors pour une fois dans ma vie, j'avais décidé de jouer la carte de l’être dépourvu de tout sens de l’observation et de le remplacer discrètement par un homme des plus candides. J’avais toutefois conservé certaines de mes bonnes vieilles habitudes à l’image de ce gloussement sourd qui se manifestait souvent avant chacune de mes prises de parole. Il avait brisé les portes de mes entrailles sans que je puisse faire quoi que ce soit, tandis que la jeune policière s’était discrètement glissée derrière dans mon dos dans le but de poser ses délicieuses lèvres sur ma joue avant de prendre la direction des escaliers menant au reste de l’immeuble. C’est à ce moment-là que ma main tenta de dérober sa gêne, que dis-je son malaise, voire sa honte apparente en se saisissant à nouveau de son poignet afin qu’elle soit témoin de ces prochaines paroles.

« Je te crois…Enfin, je veux dire, je te comprends. C’est une réaction tout à fait normale quand on sait ce par quoi tu es passée. Je n’aurais jamais dû agir de la sorte. C’est ma faute. A vrai dire, c’est moi qui devrais te pardonner. »

Jouer les candides ne m’allait guère. Et pourtant, je m’étais efforcé de la croire tout au long de son récit, mais rien à faire, tout ceci n’était même pas parvenu à fissurer ma coquille recouverte de doutes, de méfiance et d'indifférence. Ce petit manège de crédulité avait touché à sa fin en l’espace d’un éclair. En effet, j’étais profondément répugné à l’idée de m’être vu agir de la sorte ce qui ne m’avait pas empêché pour autant de tenter de déteindre soigneusement celle-ci sur la ravissante brunette aux yeux bleus. C’est ainsi qu’en adoptant un comportement de manipulateur, j’avais intentionnellement relâché cette étreinte en jouant la carte de l'être empathique.

« Pardon, je ne voulais pas…c’est juste que je ne veux pas que tu partes. Je t’apprécie énormément, et je ne sais pas comment faire pour l’exprimer. »

Je m’étais légèrement éloigné afin de lui témoigner ma gêne moi aussi pour lui montré de manière délibérée à quel point j’étais profondément troublé par la manœuvre à adopter dans cette situation si particulière. Cet état si unique en son genre était accompagné par un discourt hésitant et un rougissement faussement sincère.

« Je...J’espère que tu ne m’en voudras pas… »

A la suite de cela je m’étais rapproché d’elle dans un seul et unique but, déposer délicatement mes lèvres sur les siennes le tout en prenant en compte les risques que se présentaient à moi. Elle allait sûrement me frapper à nouveau, ou pire encore, mais je m’étais préparé à cette éventualité. Quoi qu’il en soit, mes réflexes de speedster allaient sûrement réagir face à cette situation en esquivant ses coups. L’autre éventualité me paraissait bien plus agréable. Il était possible, voire même très probable qu’elle me rende ce baiser. Je cherchais à nouveau à jouer de ses sentiments. Bien entendu, je comptais reprendre en main mon plan de base en tentant de tirer les ficelles de mon pantin tel un marionnettiste, certain qu’elle retomberait dans les mailles du filet.



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Dim 13 Aoû - 17:33


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Je venais de lui expliquer la raison de ma réaction un poil excessive. Pour la première fois de ma vie, j'avais osé dire la vérité à quelqu'un que je ne connaissais pas, et qui sait ce qu'il pourrait en faire. J'avais pris le risque qu'il puisse me blesser grâce à ça. J'avais fait mon choix. Un choix qui ne plairait sans doute pas à May.

"Un bon mensonge est fait de vérité. Il faut rester aussi proche que possible de ton histoire et se la repasser, encore et encore. Jusqu'à oublier que tu mentes. "

Le soucis avec cela, c'était que plus j'avançais dans la vie, plus il était difficile pour moi de continuer à me voiler la face ainsi. Mon passé me rattrapait à chaque pas que je faisais.

"Mes parents sont tous les deux morts, dans un accident de voiture. Il pleuvait beaucoup et nous avons dérapé dans une rivière. Nous coulions rapidement et il y avait beaucoup d'eau. J'ai cru que j'allais me noyer. Mais mon père a réussi à ouvrir la vitre et à me passer à travers. Et ce fut la dernière fois que je l'ai vu."

Combattre l'eau par le feu n'était peut-être pas une si bonne idée en y réfléchissant bien. Les cauchemars n'y étaient que plus présents la nuit. Les crises d'angoisse faisaient à nouveau leurs apparitions. J'étais prisonnière de mon passé, et je ne pouvais plus rien faire pour le combattre.

Plus le temps passait, et plus je perdais le contrôle de moi-même.

"Tu n'as pas le choix. C'est ce que tu es, Alexandra. C'est dans ton sang."

Mon père avait raison. C'était dans mon sang. Le sang des Mahnovski. Je n'avais jamais compris pourquoi mon père agissait ainsi. Je n'avais jamais compris pourquoi il voulait se faire une telle réputation dans le monde. Pourquoi est-ce qu'il voulait être craint.
Je commençais à comprendre aujourd'hui. Il ne voulait que se protéger, et protéger sa famille.

La différence entre lui et moi, maintenant… C'était que je n'avais plus de famille à protéger. J'avais échoué à ma mission. Ils étaient aujourd'hui tous les deux six pieds sous terre, et j'en étais responsable. Je le savais. J'étais la seule responsable dans ce massacre. Et j'en étais encore plus responsable puisqu'aujourd'hui même, je n'avais toujours pas retrouvé celui qui avait mis fin aux jours de mon père.

Cependant, c'était tout ce que Nathan saurait de moi. Il était bien sûr hors de question que je lui en dévoile plus à mon propos. Il était hors de question qu'il ai un moyen de plus me blesser.

- Je te crois…Enfin, je veux dire, je te comprends. C’est une réaction tout à fait normale quand on sait ce par quoi tu es passée. Je n’aurais jamais dû agir de la sorte. C’est ma faute. A vrai dire, c’est moi qui devrais te pardonner.

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Il s'était saisi de mon poignet peu avant de me parler. Je m'arrêtais et me tournais doucement vers lui afin de relever la tête pour le regarder, sans prononcer un mot.

- Pardon, je ne voulais pas…c’est juste que je ne veux pas que tu partes. Je t’apprécie énormément, et je ne sais pas comment faire pour l’exprimer.

Ses paroles m'avaient touchée. La tête légèrement inclinée sur le côté, j'essayais de comprendre ce qu'il voulait me faire comprendre exactement. Me mentait-il ? Essayait-il de me manipuler sans que je ne me rende compte de rien ? Je n'arrivais pas à le savoir, à en être sûre. Tout ce que je savais, c'était qu'il avait touché un point particulièrement sensible. Mes sentiments. Ces mêmes sentiments qui disparaissaient peu à peu chaque jour.. J'avais comme l'impression qu'il m'aidait à les reconstruire. J'ignorais encore jusqu'où tout cela allait m'emmener.

- Je...J’espère que tu ne m’en voudras pas…

C'était quand même fou ce que le hasard pouvait faire de nos jours. Je venais tout juste de rencontrer cet homme, et nous étions maintenant là, en train de nous bécoter comme des adolescents.
Il venait de déposer ses lèvres sur les miennes. Je me devais maintenant de contrôler ma réaction, ma colère envers moi-même, mes sentiments. Je venais de me faire un ami, et je ne voulais pas déjà le perdre à cause de mes conneries. Alors je répondis doucement à son baiser en posant maintenant ma main sur le creux de son cou afin de l'approfondir un peu plus. Je ressentais l'envie de redécouvrir ce qu'était d'embrasser un homme sans être forcée de coucher avec. Je voulais savoir ce qu'un tel sentiment pourrait me provoquer sur le long terme.

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Puis je fus la première à retirer mes lèvres des siennes. Je le regardais avec insistance. Puis je reculais de plusieurs pas en fermant les yeux. Lorsque je les rouvris, j'avais un regard un peu plus distant. Le même regard que mon père.

- Pourquoi tu te montres si gentil avec moi..? N'importe qui serait parti, en colère et m'aurait dit qu'il ne voudrait plus jamais me revoir.. Alors pourquoi..?

Je voulais comprendre en quoi il était différent des autres. Il y avait quelque chose en lui qui me perturbait légèrement. Quelque chose qui m'attirait, mais en même temps.. C'était quelque chose de difficile à expliquer. C'était comme si, dans un autre sens, je refusais de m'attacher pour une raison que je n'arrivais pas encore à percevoir. Je sentais quelque chose d'étrange en lui. Une chose que je possédais également. Mais j'ignorais quoi.


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