Connais ton ennemi [le Joker, Prihaya]

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Sam 15 Juil - 17:39
« Pas de doutes, c'est bien là-bas qu'est leur complexe. » Affirma tranquillement la méta-humaine, en détachant progressivement son regard de la discrète construction sur deux étages pour se tourner vers le visage maquillé du clown (en réussissant à ne pas grimacer).

L'ascension s'était déroulée dans un climat de fausse cordialité entre eux deux, et principalement parce que la zone regorgeait trop de dispositifs de surveillances pour que la reine des plantes ait recours à ses capacités les plus visibles. Traîner le Joker loin de son environnement citadin habituel avait été une maigre consolation, pour le prix qu'avait dû payer Ivy. Rien n'écorchait plus les commissures des lèvres de l'Empoisonneuse que le fait de devoir demander au sinistre bouffon de Gotham son aide.


¤ Mais à circonstances exceptionnelles... ¤ Se répéta mentalement Pamela, afin de se donner du cœur à l'ouvrage, en ne regrettant pas d'avoir privilégié une tenue très habillée pour cette expédition en Europe orientale.

Le climat continental de la Géorgie accentuait la froideur de l'altitude qui régnait sur le mont Ouchba ; couverte d'un vert sombre (qui se mariait à merveille avec la végétation eurasienne de la montagne), la biochimiste fit jouer ses doigts fins, couverts par d'épais gants, au fil de son examen passant par la flore. Ses enfants lui murmuraient des informations diverses, qu'elle réunit en un diagnostic plus précis, sous le ciel déjà noir de la région boisée.


« Ce petit bâtiment ridicule cerné par la verdure n'est que la pointe d'un très gros iceberg intégré dans la roche. Je peux déjà te dire qu'il y a des tourelles automatiques disséminées dans la végétation, et plus de câbles en tous genres que de racines serpentant sous terre. Relaya-t-elle à celui qui devait l'aider à pénétrer le site, tandis qu'elle couperait les communications dans la zone. Ces monstres en ont même installé dans les troncs de vénérables mélèzes ! » Gronda l'éco-terroriste en découvrant les dents, les poings serrés.

Un simple nuage toxique aurait été vain, pour anéantir toute opposition et entrer par la grande porte. Des systèmes filtrant l'air injecté dans le complexe secret déjouaient cette menace, ce qui n'avait pas étonné Ivy : une installation troglodyte ne pouvait persister sans une aération performante et saine. Tout comme sa compatriote, le Joker n'avait su dire quelle était l'étendue précise des ressources de ce "S.H.I.E.L.D." apparu après la fusion des univers ; l'emplacement d'une base nichée à quelques kilomètres de la frontière Russe laissait cependant deviner le rôle initial de l'édifice, qui, à ce qu'avait appris la rousse, datait de la guerre froide. Sa fonction actuelle demeurait un mystère, mais la demoiselle savait (par le biais d'interrogatoires infligés à des hommes de l'A.I.M.) que de nombreuses données confidentielles (relatives à une certaine "Hydra" et à un "Soldat de l'Hiver", notamment) y étaient entreposées.


¤ J'ai horreur de me lancer à l'aveuglette... Heureusement que c'est justement ce qu'adore faire le Clown. ¤ Soupira intérieurement la chlorokinésiste en battant des paupières, bien consciente que le Joker sèmerait le feu et la douleur au milieu de la sylve.

Malgré tout, l'Empoisonneuse se sentait honteusement rassurée d'avoir avec elle un "allié", ou tout du moins quelqu'un à ses côtés pour prendre les balles et détourner l'attention. Le fait que le bouffon du crime se soit si facilement laissé convaincre de partir dans les Balkans (en échange d'une promesse à laquelle Pamela accordait peu de foi) trahissait selon la scientifique la curiosité malsaine du criminel vis-à-vis de nouveaux adversaires avec qui s'amuser.
Comme convenu durant le voyage, elle n'attendait plus que le signal du mauvais plaisantin pour ordonner aux plantes environnantes de libérer des spores altérées, lesquelles parasiteraient les communications entre le complexe et l'extérieur. Naturellement, ces troubles déclencheraient une alerte dans le complexe, ce qui sous-entendait d'avoir déjà amorcé l'attaque où moment où le brouillage démarrerait. Sans une certaine synchronisation entre les deux actions, soit le S.H.I.E.L.D. aurait le temps d'émettre un SOS avant d'être coupé du monde, soit les agents sur place sauraient que l'ennemi approche, et auraient le temps de se préparer avant l'impact.

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Lun 17 Juil - 3:47
Le Joker était de sortie, oh oui ! Sortez les enfants du chemin, éclatez de rire, le Joker est là ! Bon, il n'y avait présentement aucun public, ni même âme qui vive dans le secteur de cette Russie enneigée. What a shame... Mais au moins n'était-il pas là pour rien, au contraire, il allait follement s'amuser, en compagnie de la meilleure amie de... son jouet ? Qu'est-ce qui était le plus amusant ? Cet énorme complexe visiblement gouvernemental, ou le fait de faire équipe avec Poison Ivy ? Et puis, croyait-elle réellement qu'il allait tenir sa promesse ? Oh plutôt, il la tiendrait, mais était bien capable de la prendre littéralement au mot... Joker se posait la question en s'installant après leur ascension, allongé sur cette butte de terre le dissimulant aux yeux des caméras, attendant que Poison Ivy analysait le secteur. Mais finalement, la réponse était simplement : les deux. Et puis il n'attendait qu'une seule chose, entrer en action pour se lancer dans le complexe. Sa curiosité était sans faille, digne d'un bambin, après tout, pourquoi être si sérieux quand la vie, les Hommes offraient tant de mystères qui n'attendaient que d'être éventés ?

Et puis ce Big Bang avait le génial avantage d'avoir justement créé non pas un, non pas deux... Mais plein de mystères ! D'autant qu'ils avaient l'air d'avoir attisé la curiosité de cette chère Ivy, et aussi l'avoir énervée. Oh, pourquoi tant de haine ? Parce qu'ils avait mis des câbles dans de "vénérables mélèzes" ! Joker eut un rire, qu'il restreint, bien évidemment. Le but n'était pas de se faire repérer, enfin, pas maintenant. Parce qu'avec ce qu'il avait prévu d'après les infos de la vénérable fleur vénéneuse sur jambes - et quelles jambes ! - ils n'allaient pas trop être discrets, non. En même temps, le Joker avait beau être un génie dans son domaine, il ne fallait pas non plus faire des miracles lorsqu'on découvrait totalement sur le tas le complexe. Pas de cartes, pas de préparations durant plusieurs jours... C'était presque du suicide ! Mais tellement... Fun. Et puis, le Joker avait-il réellement la tête du type avec un plan ?

Alors, en observant un peu autour du complexe, il constata qu'il y avait une toute légère faiblesse, en la personne d'un garde qui s'était proprement endormi. Au travers de ses jumelles, il pouvait presque rire de joie : une faille inattendue ! Avec le froid actuel, guère étonnant : peu de gens devaient connaitre cette sorte de "Black site" et les visites se faisaient rares. Forcément, les gardes s'ennuyaient un peu... Et pas le droit de jouer aux cartes ! Alors ce serait simplement l'ouverture parfaite pour que notre cher Joker puisse s'introduire discrètement. Oui parce le but était d'aller récolter des informations, pas de tout exploser. Bien qu'il gardait cette petite idée pour la fin... Disons un feu d'artifice ! Il avait tout ce qu'il fallait avec lui. Et puis, il fallait faire vite. Donc, juste un petit coup de doigt sur son maquillage de guerre, qu'il affectionnait tant, afin de l'étaler un peu... C'était parti ! Même que le Joker prit un malin plaisir à donner le signal à Poison Ivy en lui touchant l'épaule, avant de se mettre à courir vers le garde, histoire de lui chanter une petite berceuse, le plus en silence possible. Il comptait bien sur son alliée pour faire ce qu'elle avait à faire bien qu'au final, ce n'était pas bien grave : il s'amusait déjà follement !

Une fois arrivé au niveau du garde endormi, il prit simplement un poignard, histoire de lui trancher la gorge - ce serait triste qu'il crie déjà ! - puis sa main - fallait bien entrer dans le bâtiment, c'était juste le but premier de la manoeuvre. L'homme avait à peine touché le sol que la porte s'ouvrait déjà, sur une espèce de sas vitré. Avec un code... Bon. Que disais-je ? Le Joker avait-il la tête du type avec un plan ? Tant pis pour la discrétion. Il ouvrit sa veste, l'habituelle, cachée sous un manteau pour le protéger du froid, et chopa deux grenades en forme de tête de clown - ses préférées et les plus puissantes. Vu le vitrage, il faudrait au moins ça. Il les désamorça puis les jeta dans le sas, avant de refermer la porte.

"Attention, rouquine, ça va péter !"

Et à peine avait-il dit ces mots qu'il entendit cette douce musique qu'était une explosion avec, semblait-il, des bruits de verre. Alors, il récupéra la main du garde pour rouvrir cette porte : bingo ! Le sas avait volé en éclat.

"Allez, on perd pas de temps, on y va ! Ca te dégèlera un peu, ma chère, décidément, on ne peut pas être sexy et dans le ton de la Russie !"


Et puisqu'ils n'étaient plus discrets, le Joker sortit ses deux mitraillettes adorées, Bat et Man, pour s'armer un peu. Savait-on jamais, si d'autres gardes dormaient, ils ne devaient plus trop ronfler à l'instant précis ! Et au moins, il avait rempli sa part du marché... Ils étaient rentrés. Alors, où étiez-vous, petites informations ? Allez, on appelle papa ! Allaient-ils rencontrer tout de suite des copains de jeu ou auraient-ils le temps de passer au premier ordinateur venu pour lui soutirer quelques secrets ?
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Sam 29 Juil - 14:07



Connais ton ennemi

Tablette à la main, Prihaya parcourait les couloirs du bâtiment en se focalisant sur les données qu’elle recevait actuellement depuis le quartier général américain. Cela ne faisait même pas une semaine que l’agent affilié au Shield était arrivée non loin cette frontière russe et elle ne s’était pas autorisé un moment de pause. La brune préférait enchaîner les consignes pour ne laisser divaguer son esprit et être tenté de faire un détour par ce pays plus au Nord avant de rentrer. Elle se refusait de penser à cela et préférait se focaliser sur son travail dans l’optique de rentrer bien plus rapidement afin de retrouver ceux qui comptaient dans son cœur. Lors de son arrivée au Shield, elle aurait certainement eu du mal à partir aussi loin pour une mission, mais aujourd’hui, la Norvégienne avait suffisamment confiance dans les personnes qu’elle connaissait pour laisser sa petite puce sur le territoire américain pendant qu’elle travaillait. La crainte que le schéma de son passé ne se répète n’avait été qu’une appréhension au départ et la jeune femme considérait le manoir X-Men comme suffisamment sécurisé pour ne pas sentir son cœur se serrer d’angoisse. Et, de par cette pensée positive, elle était bien plus impliquée dans son travail.

C’était d’ailleurs grâce à ses connaissances en langues russes que la mutante avait été envoyé ici. Jusqu’à présent, elle avait dû assurer quelques surveillances et exécuter des relevés, ce qu’elle avait alors fait sans grande difficulté. Si tout se passait pour le mieux, elle devait être de retour sur le sol américain dans les jours à venir. Seulement, le « pour le mieux » n’entrait pas réellement en compte quand une alarme, suivit d’un bruit d’explosion et tremblement se mit à retentir dans les allées. Prihaya savait ce que cela signifiait et il était hors de question qu’elle se laisse bien plus surprendre. Elle en avait lâché sa tablette tant les secousses n’était nullement envisagé dans son esprit.

Se mettant dans son rôle d’agent et se servant de tout ce qu’on lui avait enseigné, la Norvégienne se dépêcha de ramasser l’appareil qu’elle tenait peu de temps avant pour le verrouiller et le déposer là où il ne la dérangera pas. D’autres agents s’étaient déjà mis en action, mettant en place les protocoles programmés dans le cas d’attaque d’origine inconnue. Elle-même s’était mise à donner des ordres, s’assurant que le bâtiment serait défendu tout en essayant de protéger le mieux la vie humaine. Car telle était son rôle dans le cas où tout ne se passait pas si bien. Le Shield aurait pu envoyer n’importe quel linguiste dans le cadre de la récupération d’information, mais Prihaya n’était pas n’importe quel agent. Elle était une mutante et c’était un élément utile dans la protection des équipes en places. Elle n’avait certes pas le talent de certains X-Men ou Avengers, pouvant protéger un ensemble, mais ses capacités n’étaient pas non plus des plus inutiles.

Ne sachant à quel ennemi elle allait avoir affaire, la jeune femme s’était emparée de son arme pour se diriger vers la source de l’explosion. Les seules informations qu’elle avait réussi à obtenir, c’était la présence d’individus hostile dont un clown. Elle avait beau farfouiller dans ce qu’elle connaissait, Prihaya n’avait jamais eu affaire à une personne semblable à un clown. Préférant tout de même la prévention à l’impulsivité, elle tenta un contact avec la salle des opérations, en vain. Elle n’eut le droit qu’à un bruit similaire à celui qui indiquait le brouillage d’une ligne. Mais finalement, l’ambiance autour d’elle suffisait à la mettre au goût de ce qu’il se passait, car il fallait faire preuve d’une nette baisse d’audition pour ne pas percevoir les échanges de coup de feu. La mutante n’avait encore rien sous les yeux, mais elle se plaqua contre un mur pour s’assurer de ne pas être dans une ligne de tir alors qu’elle était certaine que l’action se déroulait à seulement quelques mètres. Comptant seulement sur son arme à feu pour le moment, Prihaya préférait ne pas faire preuve de ses pouvoirs dans l’immédiat pour éviter de renseigner sur sa nature. Et faisant son rôle d’agent du Shield, elle se mit à défendre les locaux en quittant rapidement son abri pour cibler l’ennemi et faire feu.


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Dim 30 Juil - 22:34
L'Empoisonneuse siffla entre ses dents avec une férocité farouche, lorsque la main grossière et dégoûtante du Joker entra en contact avec son épaule. La rousse l'aurait volontiers giflée, s'il n'avait pas détallé aussitôt, l'obligeant à entrer également en action. Fermant les yeux, la méta-humaine s'immergea dans la flore environnante, ses pensées devenant des ordres, l'énergie surnaturelle qui l'animait se dispersant parmi les racines et la sève du mont Ouchba. Le temps que le clown s'approche du complexe, l'air de la montagne commençait déjà à se concentrer en spores parasites.

¤ Souhaitons qu'il ne sorte pas le lance-flamme trop vite. ¤ Grinça la biochimiste mentalement, en regrettant de ne pas pouvoir également commander aux arbres de broyer tout le complexe en étendant leurs racines dans la structure.

Solliciter les braves habitants de la montagne pour qu'ils parasitent les communications suffisait déjà amplement. Les végétaux brûlaient déjà une part importante de leur énergie métabolique pour elle ; Ivy n'escomptait pas vider de toutes leurs ressources de vénérables créatures ayant encore des siècles d'existence devant eux (même si le Joker, lui, aurait évidemment voté en faveur de ce sacrifice). Tout au plus se limita-t-elle à neutraliser sélectivement les tourelles automatiques susceptibles de repérer l'idole d'Harley, stimulant juste assez la croissance de racines pour court-circuiter l'alimentation de ces horreurs métalliques en tendant une paume ouverte dans la direction ciblée. Une moue d'ores et déjà lassée par les pitreries du comique apparut sur le visage du docteur Isley, qui la chassa en resserrant ses gants dès qu'il fut question de s'approcher de sa destination.


¤ Montrons-nous sous notre meilleur jour : la première impression est si difficile à faire oublier ! ¤ Songea la coquette criminelle en adoptant une démarche gracieuse, car elle tenait à instaurer auprès du S.H.I.E.L.D. sa même réputation de femme fatale qui lui valait tant d'envieuses, à Gotham city.

Pamela préférait garder ses distances, laissant le Joker essuyer le gros de la résistance, pour se joindre aux heurts lorsque les agressés se seraient gentiment massés dans leurs position de défense. Les toxines, spores et autres gaz aéroportés faisaient toujours davantage de victimes sur les amas d'individus. À son grand désarrois, la femme fatale reçut une expéditive mise en garde de son acolyte, prononcée trop brièvement pour qu'elle puisse réagir efficacement. Une effroyable explosion lui agressa les tympans et la laissa assourdie quelques secondes, le temps pour le clown de déverrouiller "manuellement" l'accès au complexe. Mains sur les oreilles, Ivy grimaça jusqu'à ce qu'une partie de son audition lui revienne, moment que choisit le propagateur de chaos pour lui adresser une pique à la familiarité insultante, pour l'intéressée.


« Oh, toi... » Gronda avec acrimonie l'éco-terroriste, sur un ton trop bas pour être entendu par le peinturluré armé de deux mitraillettes.

Saisissant une pomme de pin dans chaque main, Pamela transforma ses dernières en malveillantes grenades végétales. Rejoignant le Joker en pressant le pas (ce qui eut un effet désastreux sur l'élégance de sa démarche), elle expédia les deux projectiles dans la direction d'où venaient les tirs ennemis. Les pommes de pin modifiées n'explosèrent pas à proprement parler, mais libérèrent à trois cents soixante degrés des barbillons enduits d'un venin provoquant une rougeur immédiate sur la peau. Horriblement douloureuse, la toxine paralysait littéralement sa victime de souffrance, et finissait par la tuer, laissant un cadavre aux traits déformés par l'agonie derrière elle.


¤ Et maintenant, la routine du bon et du mauvais flic... ¤ Décida spontanément l'Empoisonneuse, sans en informer son partenaire.

Mise à l'abri derrière un couvert proche de l'entrée, Pamela éleva la voix, mettant ses mains en cornet autour de sa bouche.


« Nous ne sommes pas venus ici pour faire un massacre ! Si certains d'entre vous tiennent fortement à la vie, qu'ils se rendent ; nous les laisserons sortir indemnes, libres de reprendre leurs activités après notre départ ! » Mentit la sinueuse tueuse, en cherchant à tout hasard à attirer au moins quelques naïfs assez proches pour qu'ils soient à portée de ses charmes irrésistibles.

« Décidez-vous vite ! Parce que si vous ne vous rendez pas, vous mourrez d'une manière particulièrement insupportable. Les pressa-t-elle, en restant bien à l'abri des balles. Si vous ignorez qui nous sommes, apprenez que le Joker est considéré comme le pire criminel, dans notre univers, et qu'il adore torturer les proches endeuillés de ses victimes. Moi, je suis une femme de conviction avant d'être une criminelle, et j'ai des principes. Je me porte garante de votre bonne santé, si vous décidez de me faire confiance. Poursuivit Pamela, pour finalement amener son discours là où elle le souhaitait. Tenez, je peux même me rendre au S.H.I.E.L.D., désarmée, pour que nous discutions calmement de tout ceci... » Lança la rousse, en souriant d'un air complice à son allié.

Convaincue que personne de sensé n'accepterait sa proposition, Ivy explora mentalement la structure du complexe, pour tâcher de savoir dans quelle zone se trouvaient les informations qu'ils étaient venus chercher.

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Ven 18 Aoû - 12:56



Connais ton ennemi

Si le Joker aimait quelque chose, c’était bien le chaos, les cris, les personnes qui se perdaient dans la panique. Car lui ne paniquait pas, qu’était-ce donc cette drôle chose ? Non, lui n’entendait qu’une douce harmonie, dans laquelle il pouvait repérer les petites notes, les choses qui allaient follement l’amuser. Là où des agents criaient des informations dans des oreillettes, des talkies walkies, dans le vent aussi, lui riait, riait, écoutait les petites grenades de la mutante à ses côtés, les bruits de ses armes, Bat et Man, les cris, oh ! Quelle magnifique chanson.

Mais cela ne dura pas bien longtemps, tandis qu’il s’apprêtait à sortir son lance-flamme bien aimé, son Asylum, Poison Ivy avait semble-t-il l’intention de se la jouer gentille pour commencer. Il s’arrêta donc pour l’observer, ne manquant pas l’occasion, du coup, pour admirer les magnifiques courbes de cette belle branche. Hé ! Plaisir des yeux. Il n’allait pas s’en empêcher ! Et puis ça allait passer le temps, car clairement, personne ne pipait mot. Il observait la criminelle rousse, pas certains qu’elle disait la vérité. D’ailleurs, le Joker s’en fichait bien, elle pouvait bien mentir si ça lui chantait, lui avait bien envie de causer un massacre. Il devait après tout se faire un nom dans ce nouveau monde formé de nouveaux pigeons, de nouvelles sources d’intérêt, en clair, d’immenses possibilités qui reposeraient sur sa réputation. C’était là sa première véritable action depuis le Big Bang, autant mettre le paquet !

Et puis cette Poison Ivy avait un réel talent pour la créativité, vraiment, cette grenade, c’était un plaisir des yeux. Il en avait allègrement ri, allant tâter du pied la victime aux traits devenus fous par la douleur. Quel magnifique tableau ! Pris d’une envie étrange, il récupéra dans ses poches le nécessaire à son maquillage, pour tartiner ce « pauvre homme » à son image. Une fois cela fait, il admira son « œuvre », songeant que ce serait là un magnifique enfant issu de l’union du Clown et de la Rouquine. Et le temps qu’il relève la tête pour finir d’écouter ce que la-dite mère du cadavre, elle venait de terminer en disant qu’elle pourrait carrément aller au S.H.I.E.L.D. désarmée, pour discuter calmement… Absolument pas ! Même que certains des « otages » semblaient commencer à croire cette femme qui, décidément, savait endormir la méfiance avec quelques roulements de hanche. Sauf que le Joker, lui, s’en fichait éperdument et ils avaient autre chose à faire. Genre… Ce que le Joker voulait faire.

« Certainement pas, ma chère ! »

Il tira quelques balles en l’air, poussant les désarmés à se recroqueviller et les armés à reculer dans leur coin de couloir. Assez ! Il n'avait pas non plus envie de leur laisser le temps de sonner l'alarme et d'appeler des renforts. Quelques crétins pris par surprise, ok ! Mais des G.I. Joe préparés, ça, c'était nettement moins sympathique losqu'on partait à la chasse à l'information.

« Bon, t’as assez gagné de temps, là, on y va ! C’est par où ? »

Il commença à marcher dans une direction, quand une espèce de blouse blanche attira son regard. Il vit un homme, probablement un foutu gamin, vu son air juvénile derrière des lunettes carrées épaisses, le tour surmonté d’une tignasse pas coiffée et… Un badge sur la poitrine.

« Toi, là ! T’es qui ? »

Le Joker l’attrapa par la blouse au niveau de l’épaule, le rapprochant pour lire le badge. Il était abîmé par le chaos, mais c’était marqué « ingé… » donc on pouvait supposer que ce type connaissait le coin. Allez ! Un informateur en plus !

« Tu vas servir, toi, tu viens avec moi. »

Puis, sans faire attention aux cris et aux supplications de l’ingé, le Joker le tira par là où il l’avait attrapé, l’épaule, et le traina derrière lui, tout en visant toute menace qui pourrait lui tirer dessus. Hé, il n’avait pas de gilet pare-balle, il fallait bien qu’il se couvre ! Et puis là pour le moment, il voulait aller dans un coin tranquille, genre un détour de couloir où aucun crétin n’allait lui tirer des bastos, afin de poser quelques questions à son cher informateur. Il vérifia tout de même qu’Ivy le suivait. Quoiqu’il s’en moquait un peu, au final. Il était rentré, hein ?

Une fois arrivé là où il pourrait à la fois surveiller qui arrivait et être tranquille, un couloir assez long, il finit par installer contre le mur sa petite victime, puis commença à l’interroger. Il n’avait pas envie de chercher partout dans cette immense bâtisse les informations qu’ils voulaient. Le Joker s’accroupit donc face au petit asticot qui tremblait de tous ses membres, puis susurra un léger :

« Dis-moi tout ce que tu sais sur ce bâtiment, ce que vous y faites, ces petites choses-là… S’il te plaît. »


Les derniers mots étaient évidemment prononcés d’un ton menaçant, accompagnés d’un immense sourire à sa façon. Mais le garçon ne répondait pas. Il claquait sérieusement des dents, et semblait au bord de l’AVC. Le Joker soupira donc d’agacement, avant de se tourner vers Ivy :

« Semblerait qu’il soit muet. Ou que je lui fasse peur, le pauvre. Je te le laisse, tu pourras continuer ton cinéma de tout à l’heure. »



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Jeu 31 Aoû - 10:24



Connais ton ennemi

Dès l’entente de l’explosion, Prihaya avait réagi au quart de tour afin de défendre la base du Shield. Toutes les pensées pouvant la détournée de cette tâche avait été mise de côté et son esprit d’agent avait pris le dessus afin d’agir avec sang-froid et sans faire preuve d’impulsivité. On lui avait donné une seconde chance en l’envoyant dans cette agence américaine et elle comptait bien racheter ses erreurs du passé en ne laissant pas cet endroit tomber. Elle avait beau ne rien savoir sur ses assaillants, elle se trouvait couverte par un mur, prête à les accueillir comme il se devait. La jeune femme ne comptait nullement les abattre sans sommation, mais s’ils ne coopéraient pas, elle savait qu’elle n’aurait pas forcément le choix. C’était une chose qu’elle savait depuis des années. Lorsqu’elle faisait face à un ennemi et qu’elle ne pouvait le faire prisonnier pour l’interroger, il fallait parfois l’abattre de sang-froid afin que celui-ci ne cause plus de dégâts. Et c’était d’ailleurs une chose qu’elle n’hésitait jamais à faire par le passé, mais depuis qu’elle avait repris du service en repassant du « bon côté » de la ligne, la Norvégienne n’avait encore jamais eu à aller jusque-là.

Cependant, à l’heure actuelle, avant de se poser la question de savoir jusqu’où elle serait capable d’aller, la brune devait déjà savoir à qui elle allait devoir faire face. L’attaque avait commencé depuis peu et déjà elle craignait de ne pas avoir affaire à de simples terroristes sans capacités. Prihaya avait pu voir l’effet de l’une de leurs armes quand un homme avait tenté de se replier avant de tomber non loin d’elle, paralyser. C’était comme s’il avait été atteint par une étrange substance et elle ne pouvait s’approcher pour essayer d’en découvrir plus, sans quoi elle serait à découvert. Elle eut d’ailleurs l’hésitation de se montrer intentionnellement, quitte à se servir de ses capacités afin de protéger ses points vitaux. À être attaqués par surprise, elle n’avait pu s’équiper de manière correcte et ne pouvait alors compter que sur ses capacités. La brune savait qu’elle avait sa régénération cellulaire qui jouait en sa faveur, mais elle n’était certainement pas assez puissante pour la protéger en cas de blessure grave. Si cela lui arrivait, c’était son contrôle sanguin qui jouerait en sa faveur, mais il lui faudrait alors des soins urgents. Et Prihaya ne pouvait se laisser blesser gravement. Sa fille l’attendait sur le sol américain et elle comptait bien lui revenir en un seul morceau.

Une voix attira son attention non loin de là. Féminine et poussée afin qu’elle soit entendue. Passant brièvement sa tête pour voir ce qu’il se passait, elle vit alors un homme penché sur un corps et une rousse s’exprimer. Elle ne savait ce que l’assaillante souhaitait réellement, mais jouer les « gentils » ne marchait pas avec elle. La Norvégienne s’était déjà trouvée de ce côté pour semer malheur et désolation lorsqu’elle travaillait sous les ordres du Supérieur et cela aurait été bien trop facile qu’elle se laisse avoir par ces mots. D’ailleurs, voyant l’un de ses coéquipiers commencer à baisser son arme, la jeune femme le tira en arrière afin qu’il se reconnecte à la réalité. Il n’était pas l’heure de se laisser avoir et, comme pour confirmer ses dires, des coups de feu se chargea de faire la leçon à ceux qui s’était apprêté à croire la rousse.

Bien que la situation n’ait guère avancé, Prihaya savait qu’elle avait désormais affaire à un « Joker » qui semblait expert dans le domaine de la criminalité. Même si elle ne connaissait pas l’identité de la rousse, s’était toujours ça de pris. Cependant, les bruits qu’elle entendit de leur côté ne la rassurèrent guère quand elle comprit qu’ils avaient attrapé l’un de ses collègues. Les entendant arriver, elle se déplaça aussi pour ne pas finir dans leur ligne de mire, tout en cherchant à avoir un bon angle de vue. Si cela lui donnait aussi un angle de tir, cela aurait été parfait, mais la brune avait décidé de passer à l’étape supérieure. Elle n’userait de son arme, préférant laisser croire qu’elle était désarmée. Sa capacité à manipuler le sang serait sa principale arme. Si elle arrivait à toucher l’un deux, peut-être arriverait-elle à mettre une vie suffisamment en danger pour ouvrir des pourparlers. La jeune femme ne voulait pas aller jusqu’à commettre l’irréparable, alors tout dépendrait de leurs actions.

Décidant de passer à l’action afin d’éviter un arrêt cardiaque à l’otage, Prihaya commis la folie de laisser son arme à feu à l’un de ses collègues avant de sortir en mettant ses mains en évidence. Avant de sortir, elle avait pris la précaution de se blesser l’éminence thénar d’une de ses mains, afin de pouvoir faire appel à ses pouvoirs sans perdre un instant en cas de besoin.

« Cela ne sert à rien, cet agent ne possède pas toutes les autorisations pour pouvoir vous répondre. Laissez-le partir, il ne va que vous ralentir. »

La Norvégienne s’était exprimée clairement, tout en restant à bonne distance. Bien qu’elle ne l’ai réellement dit, elle se proposait pour prendre la place de l’ingénieur, préférant ainsi avoir la main mise sur ce qui se dira. Cette approche lui permettait aussi d’avoir un possible contact avec l’ennemi et, en fonction de comment se déroulerait son plan, elle pourrait improviser à sa manière. Prihaya préférait gérer elle-même la situation pour ainsi avoir les responsabilités des décisions prises.


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Mar 5 Sep - 23:11
Frustrée de ne soudainement plus être au centre de l'attention du S.H.I.E.L.D., l'Empoisonneuse ouvrit grand la bouche, stupéfaite du culot de son allié. Preuve ultime de son manque de pratique avec le Joker : Pamela avait totalement ignoré la composante anarchique du clown, et cet oubli avait signifié l'interruption abrupt de son plan de séduction. Maussade, l'humeur orageuse, elle regarda l'unique amour de sa meilleure amie braver les dangers pour avancer vers la zone sécurisée par l'agence gouvernementale, souhaitant férocement qu'une balle bien tirée vienne mettre un terme à l'existence profane de ce bouffon déviant. Elle chassa l'imbécile heureux de ses pensées en se tournant vers la flore, dont elle peinait à comprendre les indications. Toute la structure souterraine du S.H.I.E.L.D. avait été installé au détriment d'enfants de la sylve et de leurs précieux réseaux de racines ; les plus vigoureux arbres se remettaient tout juste de l'écorecharge qu'on leur avait imposé. Quant aux plus jeunes pousses...

¤ La terre humide empeste encore des derniers relents de leur agonie... ¤ Déplora Poison Ivy en plissant les yeux de chagrin, plus que jamais satisfaite d'avoir infligé à ces meurtriers des plantes les sévices engendrés par de fortes doses de poneratoxine.

Toute occupée à faire le deuil d'indénombrables victimes de la main de l'homme, la séductrice rousse rejoignit le Joker alors que ce dernier emmenait un otage avec lui. Aveugle et sourde aux souffrances qu'elle provoquait, Pamela lâcha la bride de ses pouvoirs, neutralisant tout individu qui prétendait les arrêter, elle ou le clown de Gotham, en déployant une racine pour supprimer l'obstacle. Les excroissances végétales percevaient les menaces en amont de la progression de leur reine, et les tuaient rapidement, comme on écraserait de la vermine. Empalés, étranglés, broyés, les sales parasites qui grouillaient contre elle firent les frais de la rage vengeresse de celle qui se figurait être l'avatar de la Nature. Pour autant, la coquette biochimiste n'en soigna pas moins sa démarche, veillant à rester majestueuse et belle même dans sa colère noire, qui ne ressortait que dans la dureté de ses traits. Aucune mèche rebelle, aucun faux-pas n'entama l'aura d'élégance dont Pamela s'était drapée. Pas un son ne franchit non plus ses lèvres pincées, du moins jusqu'à ce que l'otage du Joker dévoile son incapacité à répondre aux questions sous la menace d'une mort imminente.


« Ne me confond pas avec Harley, Joker. Je ne suis pas de celle à qui tu "suggères" quoi faire. » Siffla la vénéneuse biologiste juste après que le peinturluré lui ait adressé la parole.

L'intervention du criminel gothamite avait simplement été un prétexte dont Pamela s'était voracement emparée pour pouvoir lui sauter à la gorge et revendiquer son indépendance ; même si la part la plus sensée d'Ivy reconnaissait que la suggestion du mauvais plaisantin n'avait rien d'insultant ou d'autoritaire, la flamboyante rousse refusait par principe de faire coïncider ses actions aux propos du clown.


¤ Plutôt boire un litre de gasoil que d'avoir l'air d'obéir à ce fou échappé d'Arkham... ¤ S'entêta fièrement l'écoterroriste, en observant malgré tout avec une forme morbide d'intérêt l'ingénieur à lunettes qui transpirait abondamment.

Une européenne décida qu'il était temps pour elle d'intervenir et de jouer les héroïnes, dans le plus pur cliché de l'échange d'otages, initiative qui eut le double avantage de faire oublier l'insolence du Joker à Pamela, et de retarder pour l'ingénieur le moment où elle déciderait du sort qu'elle lui ferait subir.


« Ah ! Une gradée qui s'en vient au secours de son subordonné. » Sourit amicalement la méta-humaine.

L'univers importait peu, il s'agissait certainement d'une règle commune au Multivers : ce n'étaient jamais les bleus qui jouaient les héros. La toxique femme fatale l'avait retenu des nombreuses fois où elle avait été amené à attaquer un site gouvernemental dans son univers d'origine : les personnes optant pour la technique du "Prenez-moi en échange ; regardez, j'ai même lâché mon arme !" appartenaient à un échelon intermédiaire de la hiérarchie.


« Mais dis-moi, chérie, pourquoi on devrait te croire sur parole ? Parce que tu es une gentille, et que les gentilles, ça ne ment pas ? » Ironisa Pamela de son timbre onctueux, en battant innocemment des cils pour mimer une ingénuité qu'elle était loin de posséder.

Lascivement, Ivy se mit à sucer son index, tout en adoptant un air profondément songeur.


« Hum... Dilemme, dilemme... Si notre pauvre prisonnier n'a effectivement pas les autorisations suffisantes, alors c'est un poids mort, et nous devrions le tuer. Mais si tu es une fille maligne, tu te seras attendue à ce qu'on agisse ainsi, et tu pourrais chercher à nous forcer à tuer le seul scientifique capable de nous mener là où nous voulons aller... Songea à voix haute la comédienne, qui adorait se donner ainsi en spectacle, avant de théâtralement revenir vers l'ingénieur. Bluff ou pas bluff ? Qu'est-ce que tu en dit, mon grand ? S'enquit gentiment la biologiste, en promenant son index humide sur tout un côté du visage de l'ingénieur, pour que les endorphines dont elle avait enduit son doigt pénètrent totalement dans la circulation sanguine du condamné.

S'arc-boutant d'extase, le scientifique se mit à débiter toutes les informations qui lui passaient par la tête, et il confessa dès le départ qu'il n'avait effectivement qu'une accréditation limitée au sein du complexe. Bien vite, son rythme cardiaque en hausse constante rendit son articulation inintelligible, et il mourut en moussant comme un escargot aspergé de sel, asphyxié par une inhibition de son réflexe respiratoire. Tout du long, Poison Ivy tourna le dos à sa victime, souriant perfidement à sa nouvelle interlocutrice.


« Bien ! Il ne savait donc vraiment rien. Admit la rousse en haussant des épaules, avant de réaliser un geste gracieux qui partit de sa clavicule pour faire pointer son index vers l'européenne. À ton tour de nous montrer à quel point tu pourrais nous être utile ; viens voir maman ! » Ronronna Pamela avec une glaçante onctuosité, en agitant l'index pour inciter la courageuse à s'approcher.

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