Unique avertisement | Orlando, Floride [PV Eobard Thawne]

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Jeu 15 Juin - 21:39
Le hasard géographique avait voulu que les jardins botaniques d'Orlando soient situés au nord de la ville, non loin du centre des sciences, et donc tout près du siège social de l'entreprise de Kearson Dewitt. Un signe, pour Pamela, qui n'avait pas hésité une seconde avant de s'immerger dans la sylve élevée en captivité, sous le soleil nourrissant de la Floride. En simple visiteuse, la méta-humaine s'était mêlée à la foule (hélas disparate... Les amateurs de végétaux se faisaient si rares) qui foulait les allées des jardins. Sa promenade l'avait emmenée dans un recoin non surveillée, là où elle avait pu s'immerger dans un cocon d'écorce et de lierre, pour se terrer au plus près des racines de ses enfants, et leur impulser une vigueur nouvelle.

¤ Vous avez misé sur le mauvais cheval, M. Dewitt... L'A.I.M. appartient au passé, je me ferai une joie de vous le démontrer. ¤ Pensa l'éco-terroriste installée en tailleur dans son cocon en souriant joyeusement, ses paupières fardées closes tandis qu'elle agissait à distance sur les plantes.

Dewitt figurait parmi les noms des alliés (et soutiens financiers) de l'organisation qui avait tenté de passer Poison Ivy sous un microscope. Trentenaire au catogan, cheveux noirs et regard glacial, il possédait une fortune bâtie sur une poignée de contrats arrachés à son concurrente direct : Stark Industries. L'A.I.M. avait apparemment accepté d'aider Dewitt à réaliser son fantasme, en échange de son soutien financier au groupe : posséder sa propre armure de combat, pour rivaliser avec Tony Stark. L'Empoisonneuse cernait mal cette fascination pour les individus de l'autre univers, à l'égard d'un PDG plastronnant dans une combinaison high-tech tout juste bonne à polluer la planète pour des générations. Dans son univers d'origine, à Métropolis, le justicier Steel n'avait jamais suscité pareil émoi – sa réputation dépassait à peine les limites de la ville où il officiait. L'explication tenait peut-être en ce que Steel n'était qu'un émule de Superman, un ingénieur qui avait tenté d'imiter les capacités d'un kryptonien en le copiant jusqu'au blason ; l'Iron man, lui, avait été le premier de sa catégorie, et les rangs de l'A.I.M. débordaient littéralement de jaloux espérant le copier. Des industriels et des businessman aveuglés par leur soif de bénéfices.


¤ Qu'ils crèvent tous, ces pathétiques vermisseaux ! Qu'ils se dessèchent et s'entre-tuent, puis apprennent que c'est l'avatar de la Nature elle-même qui les rappela à l'ordre ! ¤ S'emporta la furie vénéneuse de Gotham, en agitant brutalement les mains vers le haut de son cocon.

Les heures passées par Pamela à diriger les racines des plantes aux soubassements du building possédé par Dewitt allaient finalement payer. Infiltrées dans les cloisons, serpentant dans les canalisations, des tentacules rigides envahirent la tour de douze étages qui bordait le lac Winyah. Leurs cellules, anormalement concentrées en fer circulant, produisirent un champ magnétique déboussolant les appareils électriques ; en parallèle, les appendices intruses commencèrent à libérer d'invisibles spores dans le bâtiment, condamnant tous ses occupants à un sort épouvantable. Le temps que l'hécatombe se produise, la tueuse aux baisers intima à ses enfants de fleurir sur toute la façade de la tour, afin que depuis l'extérieur, la signature de la reine verte puisse être vue de tous. L'A.I.M. devait être informée de manière explicite de l'identité de la coupable, pour que ce groupe de l'ombre sache qui il ne devrait plus jamais défier.


¤ Mais juste pour être sûre... ¤

Rejetant sa chevelure flamboyante en arrière, Ivy joua de ses doigts fins avec les pointes de ses cheveux. Son haut sans manches dévoilait tous ses atouts sans les exposer, par un jeu de fibres végétales parfois translucides et parfois opaques selon l'orientation et l'origine de la lumière. Une fresque florale s'articulait tout autour du corps de l'Empoisonneuse, qui allait pieds et mains nues pour cette opération coup-de-poing.

Au prix d'un faible effort de concentration, la biochimiste fit progresser son cocon jusqu'au bâtiment de Dewitt, sortant du sol au niveau de la rue avec grâce et majesté. En guise de salutation pour les piétons de passage, Pamela pulvérisa tout autour d'elle un nuage corrosif qui rongea peau et vêtements des innocents les plus proches. Un mouvement de panique fit rapidement disparaître tous les curieux et les gêneurs, laissant la criminelle libre d'aller vérifier de ses propres yeux que pas un individu n'avait survécu à son assaut, dans la tour. Coquette et délicate, la rousse prit tout son temps, sachant qu'elle n'aurait aucun mal à quitter les lieux même si la police venait encercler sa position. Un rire perlé, mutin, lui chatouilla les lèvres, à mesure qu'elle découvrait toutes les scènes effroyables que ses spores déshydratantes avaient fait naître. Ici, les chanceux ayant pu trouver un robinet s'étaient noyés en buvant tout leur soûl ; là, d'autres, moins rapides, gisaient, massacrés par ceux avec qui ils s'étaient battus pour étancher leur soif maladive. Pas une victime de déshydratation ne devait se trouver dans toute la tour : les employés rendus fous par la déshydratation s'étaient jetés à la gorge les uns des autres, car après tout, le sang était liquide...


« Quel terrible, horrible spectacle... HA ! HA HA HA HA ! » Fit mine de déplorer la meurtrière, avant de s'abandonner à son rire.

De rares survivants à l'agonie aperçurent cette femme, toute de vert vêtue ; elle se fit une joie perverse de les regarder vivre leurs derniers instants, laissant quelques traces bien visibles de son passage dans la tour (pour que l'A.I.M. puisse, lors de la future analyse des lieux, écarter tout doute). Revigorée par son divertissement, la biologiste embrassa une dernière fois des yeux le décor dévasté du cinquième étage, puis tourna les talons en direction des escaliers.
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Dim 18 Juin - 23:29




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Unique avertissementFeat Pamela L. Isley



Le pouvoir, voici la raison pour laquelle je vivais. Le seul concept en mesure d’influencer le moindre de mes choix. Cette soif de pouvoir m’avait attiré loin de la grosse pomme, mon désormais lieu de résidence pour me forcer à partir à grandes enjambées supersoniques vêtu de ma fameuse combinaison en cuir teintée de jaune, de rouge et de noir en direction des palmiers et autres artifices dont été composée la ville floridienne d’Orlando. Cette ville qui était si souvent le théâtre de nombreux événements en l’honneur des tous petits cachait depuis peu des activités bien plus obscures. En effet, d’après plusieurs de mes sources sûres, la très innovatrice et pourtant mystérieuse organisation connue sous le nom de A.I.M avait décidé de faire de cet endroit l’une de leurs nombreuses bases d’opérations, ou du moins, d’étendre encore plus son influence sur la côte Est par le biais d’un groupe tiers.
Ce monde me fascinait grandement. Il semblait à la fois si proche de celui que je connaissais, si proche de celui dont j’avais l’habitude de me vanter avec un large sourire en évoquant mes traversées à travers le temps tout en restant un brin différent vis-à-vis de certains « détails ». Ces « détails » avaient pour nom la Roxxon, l’A.I.M, la Main, le Club des Damnés. Il s’agissait-là d’organisations inconnues de tous publics, ou presque, qui avaient la fâcheuse tendance à exercer leur pouvoir sur une majeure partie du monde. Je les avais listées plusieurs mois après mon arrivée à la suite de centaines d’heures de recherches. J’appris suite à cela que ces divers groupes disposaient de ressources à en faire saliver plus d’un, en particulier la Roxxon et l’A.I.M. J’espérais que la seconde organisation dispose des dernières avancées technologiques comme on me l’avait si bien fait comprendre. Peut-être trouverais-je des inventions n’ayant jamais existé à mon époque, ou mieux encore, des inventions n’ayant jamais vu le jour dans ma dimension. A.I.M était apparemment capable de ce genre de prouesses, c’était du moins ce que pensaient la plupart des personnes s’étant dressés sur leur chemin.


Le plan allait être simple, rechercher la dite base d’opération pendant quelques jours, ce qui pouvait sembler être une éternité pour un speedster avant d’inspecter les lieux une première fois avec minutie et de revenir plusieurs semaines après avec une connaissance parfaite des lieux afin d’y pilier tout ce qui pourrait être intéressant. Encore fallait-il trouver leur lieu de résidence, chose qui était loin d’être aisée, même pour moi. Je m’étais donc empressé de parcourir la ville en l’espace d’un éclair. Bâtiment par bâtiment, pièce par pièce, j’avais parcouru la ville dans les moindres recoins, sans rien trouver. La moindre fenêtre ne m’était plus étrangère tout comme les coffres forts des banques. Seulement, j’étais loin d’être un vulgaire voleur de bas étage. Effectivement, je volais rarement les objets se trouvant à ma portée. Non pas parce que j’allais être rongé par la culpabilité mais surtout parce que je n’en avais nullement besoin. Mes aptitudes surhumaines ne me permettaient plus de penser aux vols banals que pouvaient effectuer les braqueurs de banques. Désormais, en mélangeant un délicieux cocktail à base d’ambition démesurée et d’une absence d’exigence morale, je songeais à des desseins beaucoup plus noirs, bien plus aguicheurs, des desseins que j’avais embrassé si facilement depuis que je me suis métamorphosé en un homme tout à fait différent. Désormais, je m’égarais vers d’autres horizon, la quête de la richesse n’était plus la même. Désormais, j’aspirais à une domination du monde à travers le temps avant de pourquoi pas étendre ce souhait par-delà les étoiles. Oui, l'A.I.M ou ce groupe quelconque allait sûrement m’aider à ouvrir l’une des voies menant à ce fantasme. Malheureusement pour moi, rien n’indiquait leur présence quelque part dans ces lieux. Pour être honnête, j’avais fait preuve de négligence lors de ma recherche, pensant que ces drôles d’individus du 21ième siècle d’Orlando seraient faciles à pêcher. J’avais effectué en incluant l’ensemble du comté, puis de l’agglomération d’Orlando. Ma super-vitesse m’avait précédemment fait défaut, et je ne comptais pas répéter la même erreur. En effet, j’avais réduit le périmètre à l’image d’un système de triangulation ce qui avait eu pour conséquence de me retrouver avec pour ultime option le nord de la ville, une large portion d’Orlando dans laquelle on pouvait notamment retrouver le centre des sciences. Il me semblait alors plus qu’évident que le reste de ma si précieuse quête allait avoir lieu dans cette si particulière de la ville, même si cela avait l’air d’être justement trop évident. Peu importe. Tout ceci commençait réellement à titiller mon agacement. Je m’étais donc jeter à grandes enjambées en direction de cette zone le tout en me plongeant dans un torrent d’éclairs rougeâtres. Alors que je courais à toute vitesse vers ladite zone, j’aperçus tout au long du trajet une traînée de cadavres mais aussi de nombreuses personnes s’entretuer, d’autres étaient allés encore plus loin en se donnant la mort. La scène était macabre, et j’aimais cela à tel point que je n’avais pas été en mesure de dissimuler ce sourire vicieux. Appâté par toute cette frénésie présente dans ce qui ne ressemblait plus au jardin des plantes, je vis au loin une tour prise au piège par des tentacules. Il s’agissait probablement de la source de ce problème, et peut-être aurai-je un élément de réponse en allant là-bas. Seule une minorité de personnes est capable de réaliser ce tour de passe-passe. Ils se comptaient sur les doigts de la main. Muet face aux dégâts que ce mystérieux individu avait causés, je commençais à courir le long des immeubles, défiant aisément les lois de la gravité. Je sentis alors une étrange sensation croître au plus profond de moi, il m’était impossible de la décrire. J’en avais ressenti des picotements qui parcouraient l’ensemble de mon corps. Quant à ma tenue, elle donnait l’impression d’être plus ample, plus encombrante. Peut-être était-ce ce dont avait été victime les passants. J’en avais alors déduit que mon métabolisme si unique et que ma tenue futuriste s’étaient arrangés pour ralentir la propagation de cet étrange phénomène. Le cocon se trouvant en plein milieu de la rue en était vraisemblablement la cause. Après avoir passé les portiques de sécurité du bâtiment et monter les marches de ce bâtiment, je tombai face à l’instigatrice de tout ce carnage. Pamela Isley, connue aussi sous le nom de Poison Ivy. Elle arpentait les marches de cette tour d’une manière gracieuse et envoutante. Il me paraissait alors évident que la ravissante jeune femme  s’était sûrement occupée de charmer ces hommes une dernière fois avant de les envoyer dans l’autre monde. Les yeux imprégnés d’éclairs rouges, je signalai ma présence en prenant la parole sous le voile invisible généré par la force véloce qui donnait un aperçu plutôt trouble de mon corps.

« Ça ne pouvait être que toi… »
Dis-je le sourire en coin après m’être discrètement réhydraté la gorge à l’aide de ma salive.

« Que fais-tu ici ? » Lançai-je d’un ton hostile à cette fleur écarlate dévoreuse d’hommes.

Etant donné qu’elle s’était débrouillé pour retourner les installations en un claquement de doigts et ce, sans se poser de questions, je pus en déduire que j’étais bel et bien là où je souhaitais être. De plus, je vis en parcourant les multiples étages qui composent cet immeuble que les avancées technologiques étaient bien présentes. Restait à savoir si tout ceci était désormais utilisable.


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Mer 21 Juin - 19:02
Une soudaine bourrasque balaya l'étage où se situait Pamela, dérangeant l'air ambiant et secouant les végétaux qui se trouvaient au cinquième. Immédiatement, Poison Ivy fit volte-face, mi-intriguée et mi-surprise par son visiteur, dont elle connaissant bien les signes annonciateurs à présent. Ses sourcils froncèrent joliment lorsqu'elle découvrit le nouvel arrivant, non pas vêtu de rouge, mais d'un infect jaune tout juste bon à lui évoquer un citron trop mûr.

¤ Est-ce que ce serait Flash, dans une nouvelle tenue ? ¤ Hésita l'Empoisonneuse, en jaugeant la possibilité que le justicier de Central city ait attendu qu'Ivy s'éloigne de Killer Frost pour venir se venger une fois la rousse esseulée.

La première phrase de la silhouette floue dissipa l'hypothèse de la revanche (d'ailleurs, la voix de l'intéressé ne ressemblait pas à celle de Flash - ce qui ne prouvait rien en soit, mais achevait de confirmer que le jaunâtre était un autre speedster). En guise de réponse, la coquette, ravie d'être reconnue, exécuta une courte révérence (laquelle s'acheva sur une pose avantageuse pour ses courbes) et un sourire radieux. Derrière l'éclat amusé de ses iris vertes, Pamela réfléchissait nerveusement à quelle suite donner à cette interruption. Pour en avoir affronté un, elle savait que les méta-humains investis d'une super-vitesse esquivaient sans mal ses coups de lianes, et que leur métabolisme accéléré éliminait la majorité de ses toxines.


¤ Avant d'envisager l'affrontement, voyons déjà ce que donne le dialogue. Raisonna calmement la criminelle gothamite, en gardant à l'esprit que la police débarquerait fatalement sur les lieux, ce qui pouvait lui offrir une distraction suffisante pour frapper. Quoi que...  L'A.I.M. serait bien du genre à envoyer ses propres forces sur place, au lieu de laisser la police faire son travail. La vermine de leur espèce répugne à voir d'autres fouiner dans leurs affaires. ¤ Réalisa la biochimiste, qui avait un souvenir désagréable de sa dernière confrontation avec les hommes en combinaison intégrale jaunâtre (bien que portant une nuance de jaune également, le speedster arborait en complément un blason sur son torse, lequel s'opposait à l'idée qu'il soit lui-même membre de l'A.I.M.).

« N'est-ce pas évident, mon poussin ? J'attendais ta visite, bien sûr ! » Bluffa l'éco-terroriste en réponse à la question du véloce, battant des cils comme un papillon monarque en pleine parade amoureuse.
Ses bras graciles ondulèrent en décalé autour d'elle, comme deux lianes balancées par des vents contraires, alors qu'elle ajoutait, sur un ton lancinant et velouté, en tenant à l’œil son interlocuteur :


« Je me suis assurée que nous serions seul à seule, pour cette charmante entrevue.. Comme tu as pu le constater, les autres occupants de cette tour ont souffert d'un petit "malaise" à mon arrivée. » Dit-elle, en prenant un air faussement coupable, se mordillant honteusement l'index alors que seule une joie indécente pétillait dans l'émeraude de ses prunelles.

Tout en jouant sa comédie, Pamela communiqua avec la flore, usant de ses pouvoirs pour faire stopper la libération des spores. À la place, la biologiste ordonna mentalement aux organismes chlorophylliens d'altérer leur métabolisme photosynthétique afin de libérer non plus du dioxygène, mais du monoxyde de carbone. Ce gaz, entièrement naturel, avait non seulement l'intérêt d'être inodore et incolore, mais provoquait en plus un empoisonnement dont les symptômes se résumaient à une fatigue généralisée avec un mal de tête, parfois accompagné de nausée. Si le taux de monoxyde de carbone grimpait brutalement dans l'air, la survenue tout aussi brutale des symptômes alertait ses victimes ; en revanche, si (comme prévoyait de le faire la vénéneuse rousse) l'atmosphère s'empoisonnait lentement, alors les symptômes devenaient nettement moins faciles à repérer. Seule une progressive langueur se manifestait, et cet appel insidieux à la détente et au sommeil sonnait bien souvent le glas de ceux qui en subissaient les affres.


« Les remerciements sont inutiles. Plaisanta la femme fatale en balayant l'air de sa main, avant de poser un pied en direction de son interlocuteur. Du reste, je ne suis pas femme à chercher les compliments volontairement ; prenons plutôt le temps de savourer cet instant au calme. Rien ne nous presse... »  Fit la méta-humaine d'un timbre chantant et mélodieux.

D'un simple mouvement , Poison Ivy attira vers elle des racines, se créant un confortable trône floral autour duquel germèrent de gigantesques pétales ovoïdes bleus et jaunes. Langoureusement, la tueuse aux baisers prit place sur ce siège, dont les cellules alimenteraient son corps en oxygène pour la préserver de l'asphyxie. Les fibres de sa tenue jouèrent malicieusement avec la lumière filtrant dans l'étage, dévoilant de la jeune femme des régions anatomiques juste assez longtemps pour qu'elles fassent office d'étourdissantes images subliminales, pour un observateur lambda. Du point de vue d'un être capable de se mouvoir à la vitesse de l'éclair, ces apparitions devaient durer... Un peu plus longtemps.


« …Et il me tarde de savoir ce que tu étais venu chercher ici. » Acheva la scientifique sur un ton de conversation, le menton reposant dans le creux d'une de ses mains tandis que, du bout des doigts, son autre paume caressait amoureusement la texture douceâtre des pétales l'entourant.

Si le bolide s'avérait amical, Pamela n'aurait aucun mal à interrompre l'empoisonnement dans l'air ; sa précaution anticipait juste le cas contraire, tout en laissant un dernier cadeau d'adieu à l'A.I.M.
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Dim 3 Sep - 17:36




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Unique avertissementFeat Pamela L. Isley



J e ne disposais malheureusement plus de ce privilège connu sous le nom de temps. En effet, je me devais de me hâter sans plus attendre, conscient que ce l’A.I.M enverrait sur les lieux les renforts nécessaires afin de faire plier la ravissante mais non moins dangereuse Poison Ivy. Sa présence en ces lieux avait littéralement bouleversé mes plans, ou du moins, leur organisation. Par sa faute, j’étais désormais contraint de faire les choses plus vite. Sacré comble me direz-vous pour un speedster de vouloir prendre son temps. Détrompez-vous, je savais gérer la pression, et ce, en toutes circonstances. Néanmoins, je n’en étais pas pour autant une de ces personnes désirant l’embrasser à tout moment. Je ne pus bien évidemment pas m’empêcher d’en vouloir à la femme aux cheveux flamboyants même si je savais que le fait de la blâmer ne changerait en rien ma situation. Le faible soupir dont je venais de faire usage traduisait ma lassitude vis-à-vis de la situation que le destin m’avait imposée de manière très vigoureuse.


A la suite de cela, je décidai d’entrer dans mon monde, ma bulle, un endroit auquel seul les êtres grandioses tels que moi pouvaient avoir accès, un endroit que seuls ceux dotés de capacités identiques aux miennes pouvaient fouler. Puisant dans la force véloce, je pris le temps de doubler mon temps de réflexion ce qui me permis notamment de me remémorer certains faits accomplis par la dévoreuse d’hommes, même si, pour être honnête je ne connaissais pas grand-chose de cette personne. Pamela Isley, connue sous le nom de Poison Ivy, les documents la concernant la décrivait comme une terroriste écologique de premier ordre doublée d’une séductrice face à laquelle aucun homme ne pouvait résister. Je comprenais désormais pourquoi. Fort heureusement pour moi, mes ambitions étaient bien plus grandes que mes désirs d’homme. Elle était certes ravissante mais elle n’en n’était pas moins manipulatrice. Venant d’un manipulateur, je savais parfaitement à quoi m’attendre de cette étrange personne, tout comme elle savait sûrement à quoi s’attendre en affrontant un speedster. Ses battements de cils, et autres mordillements n’eurent aucun effet sur moi. De par ma nature si particulière, j’avais déjà anticipé le piège tendu par cette femme aux cheveux ardents, y compris les subterfuges les plus provocants. Il s’agissait d’actes qui me répugnaient au plus haut point, allant à l’encontre de l’image que je m’étais fait de la femme jusqu’à aujourd’hui. On était bien loin de l’indifférence que j’avais l’habitude d’avoir dans bien des domaines. M’apprêtant à sombrer dans une colère bouillonnante, je fus immédiatement calmer par une image pour le peu loin d’être commune dans un contexte tel que celui-ci. En effet, cet obstacle qui s’était dressé en travers de ma route avait tenté de me dompter en usant de ses charmes. La maligne s’était servir de ses formes envoutantes afin de me déstabiliser. Je n’en perdis pas mes moyens. Cela ne m’empêcha pas néanmoins d’afficher un léger sourire sur le coin de mes lèvres en voyant le beau spectacle qu’elle m’avait si gentiment offert. Tout ceci était à la fois ridicule et attrayant. A l’instar d’un privilégié ou d’un VIP, j’assistais aux premières loges à ce spectacle peu familier. La belle devait trouvait cela amusant. Il en était de même pour moi. Apercevoir, ces régions intimes de son corps me contraignait à laisser échapper un rire de façon retenue. Les bras croisés, je gloussai en direction de cette dernière en attendant la suite de ces événements.


Je n’avais rien d’équivalent à offrir à cette personne. Non pas que je souhaitais lui rendre la pareille de la même manière, mais qu’il me fallait aller dans son sens ne serait-ce que pour savoir la raison de sa venue. Et qui sait ? Cela me pourrait me permettre pourquoi pas d’avoir une alliée de poids à cet instant précis. Je décidai non pas de me dévoiler de la même manière que cette dernière mais plutôt de répondre à ces questions.

« Je suis venu voir si nos chers amis avaient du matériel intéressant. »

Le ton était un tantinet désinvolte même si l’on sentait toujours une forme de méfiance vis-à-vis de la jeune femme. Réticent à l’idée d’en dire plus sur la raison de ma venue, je fus contraint de lui révéler une partie de la vérité afin d’avoir ne serait-ce que le dessus dans ce jeu de manipulation.


« Je suis plutôt surpris de te voir ici. Je ne pensais pas tomber sur quelqu’un en venant faire mes emplettes ici. C’est sûrement un signe du destin. »

Le destin, une idée selon laquelle chaque chose arrivant de notre insignifiante vie était écrite à l’avance. C’était un concept auquel j’ai dû faire face à maintes reprises. Je m’étais incliné maintes et maintes fois avant d’en comprendre les rouages et de parvenir à apprivoiser ce concept au fil du temps. Je croyais toujours en ces idées. Pas au point qu’elles aient une influence sur tous mes choix mais j’y croyais. Aussi ridicule que cela puisse paraître. J’avais décidé de mettre en avant cette notion de destin afin de jouer et de toucher la corde sensible de cette ravissante femme. Car après tout, chaque femme rêve d’une certaine manière, d’une rencontre basculant le cours paisible de leur destinée. Le caractère fortuit de cette rencontre avait permis à deux méta-humains de se croiser et je comptais bien bénéficier pleinement de cette situation.

« Je ne pense pas que tu te sois soumise à leur volonté étant donné les répercussions que peuvent avoir certaines de l’A.I.M sur la nature. Toutefois, tu aurais pu canaliser ta frustration. Cela nous aurait éviter bien des problèmes...»

J’avais troqué mon aspect méfiant contre des paroles dégageant un ton bien caustique avec toujours la même stratégie : tirer sur la corde sensible.
Satisfait de cette prise de parole mais surtout lassé par ces tentatives de prises de pouvoir psychologiques. Je décidai de m’avancer en direction des étages supérieurs, conscient que je me devais de me hâter afin de pouvoir pleinement profiter de l’absence des maîtres des lieux.


« Nous n’avons que très peu de temps devant nous. » dis-je en espérant faire d’elle mon alliée.


Le sourire en coin, de multiples éclairs enveloppaient mes yeux.
Une trêve s’imposait, à moins qu’elle ne veuille emprunter un chemin différent de celui que je lui proposais. J’avais fait preuve de clémence en lui laissant entendre qu’elle avait toujours son mot à dire dans cette histoire. Elle avait le choix. Un choix qui s’annonçait plutôt risqué dans lequel elle aurait plus à perdre qu’à gagner étant donné que cela ferait de moi un de ses ennemis. Peu importe son choix, le danger allait frapper à notre porte.

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Jeu 5 Oct - 15:34
Ainsi donc, l'homme en jaune était venu piller l'A.I.M. de ses créations. Pamela ne le critiqua pas sur ce point : elle-même, en découvrant tout un nouvel univers, s'était rapidement demandée si, dans cette réalité alternative, la technologie avait suivi le même tracé que dans son monde d'origine. Les nombreux romans de science-fiction vantaient trop les possibilités de technologies alternatives pour que la rousse en ignore l'existence... Et elle avait d'ailleurs vu passer des articles sur des découvertes en lien avec la biologie qui occupaient encore ses pensées. En revanche, les allégations du speedster sur le Destin comme explication du hasard ayant engendré leur rencontre fâchèrent Ivy plus qu'elles ne l'auraient dû ; certes, elle avait bluffé en prétendant se trouver sur les lieux car elle y attendait le bolide cambrioleur, mais constater que ce dernier avait purement et simplement ignoré son affirmation entama la fierté susceptible de la criminelle.

¤ Méprisant, insolent... C'est bien un mâle, qui dissimule sa nature primitive derrière le masque d'une intelligence de façade. ¤ Grinça la militante écologiste tandis qu'elle prétendait écouter poliment son interlocuteur, lui étant également aux aguets.

Son indignation ne décrut pas, car à mesure que la discussion progressait, la botaniste gothamite nota que le monoxyde de carbone empoisonnant l'atmosphère n'agissait absolument pas sur l'homme en jaune (une caractéristique supplémentaire des hyper-véloces qu'elle mémorisa, pour un futur affrontement avec Flash). Dépitée, elle n'interrompit pas pour autant les émanations émanant des plantes environnantes, considérant qu'au pire, le gaz se chargerait de neutraliser au moins une partie des sbires de l'A.I.M (et à forte concentration, le monoxyde de carbone empêcherait tout départ de flamme, ce dont ses bébés profiteraient).


« On ne peut pas canaliser la Nature. Il serait bon que l'Homme s'en souvienne. Contesta l'avatar autoproclamée de la flore, avec une note glaciale dans la voix que n'aurait pas reniée Killer Frost. Ce sont les prétentieux comme l'A.I.M. qui valent à l'humanité de subir des revers toujours plus cuisants. » Déplora-t-elle depuis son trône floral, en désignant d'un mouvement du menton ses dernières victimes pour illustrer ses propos.

L'empressement que trahissait son interlocuteur à fuir les lieux prit légèrement au dépourvu l'Empoisonneuse, qui concevait mal en quoi de simples humains pouvaient représenter le moindre risque pour un individu tel que lui. Soupçonnant qu'un gêneur (Flash ? Ou l'un de ses justiciers l'autre monde dont elle ignorerait tout ?) pressait le voleur, Pamela tourna volontairement son regard loin du sprinter sans goût vestimentaire, dédiant en apparence son attention à la contemplation d'une pousse timidement venue se lover contre elle.


« Nous ? Ronronna la séductrice, reprenant le pronom comme pour faire jouer les syllabes sur ses lèvres, frétillant comme si sa mention  concrétisait l'un de ses  fantasmes les plus secrets. Tu n'as peut-être que très peu de temps devant toi, chéri ; Mère Nature, en revanche, n'a aucun impératif de temps. Et je compte bien le rappeler également à ceux de ces petits hommes qui ont eu l'audace de l'oublier. » Décréta la tueuse aux baisers d'un timbre fort, en douchant du même coup les présomptions d'alliances émises par son interlocuteur et son envie d'accélérer les choses.

Parlant assez haut pour se faire entendre du coureur, Pamela ajouta, sans quitter le siège qui lui permettait de respirer en dépit d'un taux de dioxygène en chute libre :


« Libre à toi de fouiner en quatrième vitesse et de prendre tes jambes à ton cou si ça te chante ; moi, je ne quitte jamais un lieu sans y avoir laissé une impression... Durable. Fit la biologiste, en donnant par sa seule prononciation à ce dernier mot une connotation suggestive. Je ne suis pas venue pour racler les fonds de tiroir en espérant partir assez vite pour être oubliée ; je suis venue faire du cas de monsieur Kearson Dewitt un exemple qui incitera d'autres imbéciles à couper les ponts avec l'A.I.M.... Révéla – un peu involontairement – la militante aux cheveux roux, avant de conclure sur une notre plus calme : ... De toute manière, il n'y a ici rien qui soit dédié à l'étude des végétaux, ou de la vie en générale. Que du métal, de l'acier, et des alliages, d'une froideur mortelle. » Admit Ivy qui, sinon (et en dépit de ses dires), se serait également servie dans les tiroirs du bâtiment.
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