Soirée mondaine [PV Bruce]

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Lun 1 Mai - 16:15

Soirée mondaine
Bruce Wayne & Sélina Kyle

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Un bas ourlé de noir remontait le long d’une jambe parfaitement galbée. Sélina se préparait. Elle avait choisi une robe noir élégante, très près du corps sans être vulgaire. Un décolleté sage mettait en valeur sa poitrine sans être trop ostentatoire non plus. Tout était dans la mesure. Un chignon relevé mettait en valeur sa nuque fine et altière. Elle se maquilla très légèrement, seulement un peu de rose sur les joues, très léger, et un rouge à lèvres assez soutenu.

Ceci fait, Sélina resta immobile face à sa glace, le regard songeur. Elle semblait vouloir percer à jour le reflet qui se dessinait face à elle. Son regard glissa sur le ticket d’invitation coincé dans le montant de la glace. Elle l’avait dérobé à un riche entrepreneur quelques heures auparavant. Une vente de charité organisée par Wayne Entreprise. Une soirée qui, pour une voleuse, ne se refusait pas. Il y aurait nombre de bijoux, de porte-feuilles, de quoi se faire un sacré pactole. Sans compter qu’elle pourrait jeter un œil sur l’enveloppe qui servirait à recueillir les recettes de la vente…

Sélina prit l’enveloppe et se leva, enfilant son manteau noir très simple, un sac à main sur l’épaule. Le taxi attendait à plusieurs rues d’ici. Sélina n’était pas assez folle pour lui donner l’adresse de chez elle qu’elle conservait aussi secrète que possible. Catwoman, son alter ego était insaisissable et Sélina se devait de ne pas attirer l’attention plus que n’importe quel citoyen lambda de Gotham. Le froid du dehors la saisit, la faisant légèrement frissonner. Elle resserra les pans de son manteau autour d’elle et pressa le pas, faisant résonner ses talons hauts. Un petit quart d’heure plus tard, elle arrivait en vue du taxi dans lequel elle s’engouffra.

Wayne Entrerprise, je vous prie.

Le chauffeur acquiesça et démarra dans l’obscurité qui tombait sur Gotham. Sélina s’absorba dans la contemplation du paysage, sans dire un mot. Elle pensait à la mission qu’elle avait mené il y a peu avec Ivy Poison. Tout ne s’était pas déroulé comme prévu. La chauve-souris s’en était mêlée. Sélina était très partagée en ce qui concernait Batman. Certes, il pouvait être un formidable empêcheur de voler en rond mais d’un autre côté, sa détermination, son charisme presque animal, l’attirait inexorablement. Elle s’amusait presque de le voir apparaître et il n’était pas rare qu’elle lui fasse franchement du rentre-dedans, profitant du désappointement du justicier pour lui filer entre les doigts. Mais ce soir, rien de tout cela.

Ce soir, elle serait dans les entreprises Wayne. Elle n’avait jamais rencontré Bruce Wayne mais connaissait naturellement sa renommée, comme n’importe qu’elle personne à Gotham. Fils héritier de la plus grande fortune de la ville, le père avait été un humaniste et un bienfaiteur pour les citoyens. Son fils, lui, semblait déterminer à brûler la chandelle par les deux bouts, enchaînant les conquêtes qui le mettaient à la première page des tabloïds, dépensant sans compter pour des costumes hors de prix, des voitures de luxe et autres vacances sur une de ses îles privées. Sélina n’avait pas beaucoup de sympathie pour ce genre d’individus qui vivaient dans l’abondance tandis que la majorité de la population de Gotham survivait difficilement.

Le taxi la déposa devant l’entrée qui s’agrémentait pour l’occasion d’un tapis rouge. Elle descendit tandis qu’un portier s’empressait de lui tendre la main pour l’aider à s’extraire du véhicule. Elle lui adressa un sourire charmeur qui laissa l’homme rêveur avant de se diriger vers le vigile à l’entrée et à lui tendre d’un air parfaitement nonchalant son invitation. L’homme l’observa un long moment, des étoiles dans les yeux, jetant à peine à un regard à l’invitation et lui permit d’un geste à entrer. Sélina se glissa dans le grand bâtiment. Le hall était décoré avec opulence et profusion. A chaque endroit qu’elle pouvait regarder se trouvait des lustres en cristal de Baccarat, des plantes rares, pour la plupart exotiques. Des hommes vêtus de riches costumes déambulaient avec à leur bras des femmes plantureuses aux robes surchargées de bijoux et de broderies. Sélina ne laissa rien paraître mais elle brûlait de tous les dépouiller. Pour eux, cela ne représenterait pas grand-chose comme perte, eu égard en plus aux assurances qu’ils contractaient pour pareils joyaux. Alors que pour des gens de son espèce, cela représentait beaucoup.

Elle observait pour le moment uniquement les lieux. Elle souriait à un homme, à un autre, se glissant parmi les convives. Elle avait pris une coupe de champagne, tant qu’à profiter de l’hospitalité de M. Wayne jusqu’au bout, elle n’allait pas se priver ! Des œuvres d’art se trouvaient accrochées aux murs, mises aux enchères. C’était presque trop facile, les invités étaient obnubilés par ces œuvres, murmuraient entre eux des compliments, en connaisseurs qu’ils étaient. Ils restaient le nez en l’air, tandis que d’une main agile, Sélina récupérait par ici un porte-feuille, par là un bracelet. Elle n’aurait qu’un temps limité à partir du moment où les victimes s’apercevraient des vols. Elle devrait s’éclipser avant. Elle ne comptait donc pas s’éterniser.

Elle commençait donc tout juste à glaner les fortunes, observant également d’un œil intéressé l’endroit où se tiendrait la vente aux enchères proprement dite. Elle avait déjà fait ses repérages du bâtiment et comptait, une fois partie, faire le tour pour guetter la sortie de la caisse et s’en emparer. Alors qu’elle se glissait près d’un groupe occupé à contempler une statue grecque, un silence se fit. Elle tourna vivement la tête. Le prince de Gotham se trouvait là. Il venait d’entrer et la foule applaudit son arrivée.

Sélina se rendit compte qu’elle était sur sa trajectoire. Elle cessa immédiatement son petit manège et se fondit dans la foule pour l’applaudir en même temps que les autres. Elle observa le visage de Bruce Wayne. Un bel homme, évidemment, qui plaisait aux femmes fortunées ou moins. Elle ne pouvait nier que son physique était pour le moins avantageux. Elle avait la vague impression qu’il lui rappelait quelqu’un mais elle était incapable de mettre le doigt dessus. Elle se contenta donc de rester immobile, à applaudir en l’observant avec curiosité.   
AVENGEDINCHAINS
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Dim 9 Juil - 0:09

Soirée mondaine
Sélina Kyle & Bruce Wayne
L’astre du jour disparaît peu à peu sous une pluie battante, les nuages assombris par tant de noirceur humaine tendent à le laisser disparaître sous une épaisse couche de pollution aigrie. Pour couronner le tout, le Batsignal vient de retentir contre le ciel sombre qui ne cesse de recouvrir ma ville : Gotham.
Je n’ai même pas le temps d’esquisser un pas de plus qu’Alfred vient déjà me prévenir. Mon regard frôle cette silhouette si familière à mes yeux, un homme élancé et svelte qui demeure loyal et ceux peu importe mes choix. Il y’a sept ans lorsque j’ai quitté Gotham, Alfred a su conserver mon patrimoine en bonne et due forme, tout comme Lucius Fox. Lorsque je suis revenu, le manoir demeurait tel que je l’avais quitté, à croire qu’il n’avait officié en tant qu’homme de ménage. Un homme bon et droit en somme. Après tout il est la dernière personne proche qu’il me reste depuis le décès de mes parents : Thomas et Martha Wayne.

« Monsieur, avec cette pluie battante j’ai pris l’initiative de recouvrir votre costume d’un produit imperméabilisant. »

Le parapluie qui l’abrite est deux fois plus grand que lui, mais peu importe, j’apprécie toujours autant le côté paternel qu’il exprime envers moi. À chaque fois qu’il le peut, Alfred agit en véritable ange gardien et Dieu sait que je le sollicite souvent, notamment lors de mes escapades nocturnes. Je n’ai nullement besoin de parler, mon regard me trahit lorsque je suis en sa présence. 
Sans attendre, je me hâte en direction de l’aile Nord du manoir, la partie du bâtiment la plus ancienne et celle qui mène le plus promptement à la Batcave. Mon antre est le reflet de l’image que je donne à mes ennemis : froid et lugubre. Les stalagmites, stalactites qui ornent cette dernière accentuent davantage la noirceur qui y règne. Les seuls bruits qui y résonnent sont les gouttes d’eau qui s’échappent des pieux rocailleux.
Alfred me rejoint rapidement. J’ôte mon trois pièces cendré afin de l’échanger contre mon costume d’homme chauve-souris. À peine ai-je retiré ma chemise que mon ami m’interpelle au sujet de mes récentes blessures non cicatrisées. Entre tous ces hématomes, je me demande encore comment mon corps fait-il pour les dissimuler en un rien de temps.

« Si Monsieur compte aggraver davantage ses blessures lors de son escapade nocturne qu’il me le sache savoir ! »

Je comprends ce que signifie cette phase si commune à mes oreilles. Il ne me laissera pas partir sans avoir pensé solidement ma blessure. Ni une ni deux, Alfred se saisit du désinfectant ainsi que de compresses stériles qu’il m’applique avec soin. Évidemment je ne manque pas à mon rituel : je râle, je grogne.

« Alfred ! Je n’ai pas le temps pour ça… nous réglerons ce léger problème tout à l’heure… »

À peine ai-je prononcé ces termes qu’il achève mon bandage en le nouant solidement autour de mon torse. Dès qu’il repose sa boîte à pharmacie, j’enfile mon costume d’homme chauve-souris en kevlar. Ce n’est qu’à la fin que je rabats mon masque d’homme chauve-souris. Il y’a quelque temps un policier m’a demandé son usage… personnellement il ne me sert en rien sauf à une chose des plus importante : protéger les personnes qui me sont proches à l’instar d’Alfred.

Le Batsignal retentit une nouvelle fois, sans attendre une troisième injonction je saute à l’intérieur de ma Batmobile. Ce véhicule tout terrain, conçu par Wayne Entreprise, mais amélioré par mes soins. Si le gouvernement actuel savait d’où il provient… Le regard lourd d’Alfred lorsqu’il me voir partir… je ne le connais que trop. Je sais ce qu’il pense à cet instant précis. La peur, celle de ne pouvoir honorer la promesse faite à mes parents il y’a vingt et un ans de cela.
Cinq minutes plus tard, j’arrive près des docks de Gotham. J’aperçois les criminels de la pègre et non loin d’eux les hommes du Pingouin s’approcher dangereusement d’eux afin de les racketter. Une soirée mouvementée en somme, non ? Pourtant une silhouette familière ainsi qu’un pas reconnaissable en tout point résonna au travers des longues allées humides. Intrigués par cette présence féminine, mes sourcils se froncent automatiquement.

Subitement un souvenir me revient en tête : Vicky, Vicky Vale… non… mais que fait-elle ici ? Je n’ai pas le temps de réfléchir davantage qu’un des hommes de la pègre vient de la remarquer grâce à l’écho de ses talons hauts. Mon sang ne fait qu’un tour, Bruce Wayne disparaît afin de céder sa place à Batman. À l’instar d’une chauve-souris, je me penche la tête en bas contre l’une des grues qui jalonnent les docks. Non. Non pas ça. L’agresseur extirpe une arme blanche de sa manche. Jamais je n’aurai le temps nécessaire pour le neutraliser et la mettre en lieu sûr. Je dois faire un choix : Vicky ou lui. 
Un jour Alfred m’a inculqué une chose : lorsque l’on se retrouve face à un dilemme, c’est à notre instinct qu’il faut faire confiance. Après tout, Freud écrivait que l’instinct est une forme détournée de l’intelligence à l’état pur. C’est décidé, je sais comment agir. Je regarde, j’analyse et je me lance dans le vide. Ma longue cape noire, jonchée de molécules souples se pavane le long de mon enveloppe charnelle. Telle une chauve-souris je fonds sur ma néophyte de proie. Une fois arrivés à sa hauteur, mes bras musclés l’englobent contre mon torse, formant ainsi un cocon imprenable. L’un de mes empans masculines gagne sa bouche, si Vicky hurle tout est perdu. Mais non. Elle demeure muette, j’ignore si elle est effrayée par la présence de Batman, en revanche en tout cas elle est en sûreté dans mes bras.
Immédiatement le léger bruit retentissant de ma cape vient d’alerter l’agresseur qui se hâte de prévenir ses collègues. Je n’ai pas le temps d’attendre une autre réaction de sa part… je dois mettre Vicky en sécurité : loin d’ici. En toute hâte, l’une de mes mains se saisit du Batgrappin qui ne tarde pas à s’élancer contre l’un des murs adjacents. Quelques mètres plus loin, je peux la déposer à même le sol.

La pluie ravage son visage, néanmoins je distingue son regard ainsi que son petit sourire inavoué. J’ignore si elle connaît ma véritable identité, j’espère que non. Si par mégarde elle l’apprenait, je serais contraint à me distancier d’elle, à l’instar d’une autre personne. J’ignorai que mon pouvoir de play-boy milliardaire pouvait autant attirer les journalistes.

« Est-ce le lieu et l’heure pour une si jolie femme telle que vous ? Qui êtes-vous ? Que venez-vous faire ici ? Ce n’est pourtant pas dans les habitudes de la Pègre d’utiliser des femmes ! »

Lui demandais-je d’une voix grave. Sans lui demander l’autorisation, je l’attrape par la taille avant d’attraper mon Batgrappin afin de me propulser hors de cette zone dangereuse. Je dois la mettre en sûreté, loin. Quelques minutes plus tard, je la dépose devant la banque centrale de Gotham.

« Vous êtes en sécurité à présent. »

Je ne lui laisse nullement le temps de répondre que je m’échappe de son regard. C’est une journaliste insidieuse, ne l’oublions pas. Subitement la voix familière d’Alfred se fit entendre via notre réseau privé.

« Monsieur, vous allez être en retard au gala que Wayne Enterprises organise ! »

« J’arrive Alfred ! »



[Une vingtaine de minutes plus tard]


Quand Bruce Wayne cède enfin sa place au Chevalier Noir de Gotham, il m’arrive de la chercher d’un simple regard humanisant. Lorsque Batman cède quotidiennement sa place à Bruce Wayne, je suis en quête d’un regard, d’un sourire qui serait susceptible de me ramener un court instant vers l’humanité.



« Maître Wayne ! Vous allez être en retard, je vous ai préparé votre trois-pièces cendré comme vous me l’avez demandé, j’ai également ciré vos Ashley en satin. »


Je remercie mon vieil ami d’un mouvement las en ôtant vivement mon costume en kevlar. 
En quelques minutes Batman cède sa place à Bruce Wayne l’homme d’affaires, le Play-boy milliardaire tant convoité par la gent féminine... Cinq minutes plus tard je pose enfin mon pied contre le tapis carmin qui orne l’une des nombreuses pièces de mon manoir James Gordon est présent, le maire, ainsi qu’une foule de journalistes... Pfff... Mes orbes cherchent les nouvelles têtes de cet attroupement.

Je sens les regards qui se posent sur ma personne, ce soir je n’ai pas le droit à l’erreur. Non. Je renoue le nœud de ma cravate avant de prononcer un discours des plus communs, préparé en somme. La foule qui demeure près de l’estrade m’indiffère totalement lorsque mon regard se pose contre celui d’une personne que je semble reconnaître. J’en perds mon latin. Rapidement j’achève mon discours. Les questions des journalistes commencent sérieusement à me taper sur le système, ce soir encore plus.

Les petits fours sont rapidement pris d’assaut par la foule, tant mieux, je suis un peu plus libre ! Sans perdre une seconde de plus je rejoins cette dite inconnue.

« Bonsoir ! »


Lui lançais-je en esquissant plusieurs pas en sa direction.


« Je ne crois pas vous avoir déjà remarqué durant l’une de mes précédentes réceptions ! »

© FRIMELDA

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