[FB] - De griffes et de sang | Feat. Grace

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Dim 13 Nov - 22:22


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De griffes et de sang


Feat Grace




Mon séjour au sein de la Grande Pomme touchait bientôt à sa fin. En effet, je m’étais rendu aux Etats-Unis pour des raisons politiques comme à mon habitude. Cette fois les maux du monde du monde avaient concernés le réchauffement climatique. Le monde entier a dû répondre des erreurs des occidentaux, chose qui ne m’avait pas laissé indifférent. Je dirais même j’ai été plutôt agacé par tout cela pour la simple et bonne raison que j’avais fait en sorte que mon royaume prospère dans tous les domaines, y compris le domaine environnemental. Je me sentais profondément déçu par le comportement des plus grandes nations, à commencer par les Etats-Unis d’Amérique qui se prenaient pour les grands frères de notre chère planète toujours prêt à sermonner les autres nations alors qu’il s‘agit du principal responsable de nos problèmes. Je m’étais résolu à mettre en pièce ce pays de capitaliste. Du moins, c’était ce que je désirais. En effet, malgré ma détermination ardente, je ne pouvais tenter une telle manœuvre pour deux bonnes raisons : Premièrement, cela n’était pas l’objectif du jour. Deuxièmement, cela instaurerait un mauvais climat entre le Wakanda et les Etats-Unis et donc, par extension, une bonne partie du monde. Les risques étaient bien trop élevés pour prendre une telle initiative. Je me rendis donc au siège avec la même implication. Après m’être levé très tôt le matin, j’avais  filé à la douche afin de me préparer en conséquence. Je m’étais lavé, rapidement avant d’attaquer les dernières préparations. Face à mon miroir, je m’étais aspergé le visage, que dis-je mon corps entier de diverses crèmes et autres parfums afin d’être présentable pour l’événement.  Je fixais mon reflet à la recherche de la moindre imperfection, du moindre détail qui pourrait s’avérer déplaisant voire embarrassant mais Dieu merci, il n’en n’était rien.

A la suite de cela, je m’étais dirigé vers ma penderie à la recherche de la tenue parfaite. A vrai dire, on m’avait déjà donné une tenue particulière. Ou plutôt, on me l’avait imposée. En effet, on m’avait laissé dans un coin à part une tenue traditionnelle du Wakanda. Il s’agissait d’un ensemble de couleur blanc sur lequel on pouvait voir les motifs de la royauté Wakandienne de couleur vert et jaune, le petit chapeau était quant à lui rouge et jaune. Je n’avais pas perdu une seconde pour le mettre. Il me donnait une allure féroce, sauvage mais aussi autoritaire, inébranlable et surtout, différente des autres. Je voulais montrer ainsi que c’était par le biais de mes différences avec le reste du monde que mon royaume était en plein phase de croissance, d’évolution.


J’étais enfin prêt à partir. J’attendis que le reste de la délagation du Wakanda n’arrive. Ces derniers arrivèrent au bout de 5 minutes dans ma chambre accompagnés de ma doublure. J’avais exigé la présence d’une doublure depuis plusieurs mois, conscient que mes voyages à travers le monde allaient être de plus nombreux et que par conséquent, le risque de se faire enlever serait croissant ce qui mettrait le Wakanda dans une position plus que délicate. A la suite de cela, nous avions pris des chemins différents. On s’était divisés en deux équipes. La première composée notamment de la doublure avait pris le trajet officiel, celui qui était prévu depuis plusieurs mois. La seconde, composée de moi-même avait pris un autre itinéraire, plus officieux, plus discret. En effet, nous avions décidé de passer par l’arrière de l’hôtel afin de rejoindre le véhicule qui nous attendait à l’autre bout de la rue. Trois quarts d’heure plus tard, nous avions échangé les rôles au sein du bâtiment des Nations Unies. Je tenais absolument à prendre part à ce sommet et ce malgré les réticences de ma sœur et conseillère.


J’étais donc rentré dans la salle principale. La pièce grouillait d’hommes politiques grassouillets et véreux. Je dévisageais certains et souriais à d’autres. Je ne pouvais m’empêcher de rester dans mon personnage de diplomate et sourire à ceux dont la politique allait en l’encontre de mes principes. C’est ainsi que je pris place au centre de la pièce afin de parler de la situation actuelle sur le pan environnemental. J’avais exposé dans un premier temps l’état des lieux sur le plan international avant de traiter des conséquences le tout en complétant mon passage avec quelques pays exemplaires, y compris le mien sur un ton ferme. J’étais reparti me rasseoir sous un tonnerre d’applaudissements.


Deux heures plus tard, nous avions échangé les rôles quelques étages plus loin sous l’œil attentif de ma sœur, Shuri. Quelques minutes plus tard, les rôles avaient été inversés. Les véhicules avaient pris des itinéraires différents mais nous avions fait en sorte de rester en contact. C’est ainsi que j’appris que l’autre voiture avait été victime d’assaut par un groupe d’homme masqués. D’après les chaînes de télévision, ces mêmes hommes avaient kidnappé Shuri ainsi que ma doublure et une jeune fille qui avait été témoin de la scène. Shuri avait fait en sorte de garder son téléphone sur elle. Ainsi j’avais une idée de l’endroit où se trouvaient les malfaiteurs. J’étais rentré à l’hôtel enfin de m’équiper et de me munir des armes nécessaires afin de me débarrasser personnellement de la menace qui s’était présentée à nous. Cette dernière semblait exigé une importante quantité de vibranium en l’échange de la vie des victimes. J’aurais pu laisser Shuri s’en occuper, cependant, je tenais à faire passer un message bien précis.

« Ils n’auraient jamais dû… »


J’avais arpenté les gratte-ciels de la ville durant cette traque minutieuse, ce qui m’avait mené à un entrepôt abandonné du Queens. Tapis dans l’ombre, j’assistais à la scène qui se présentait devant moi. Ces hommes avaient tué ma doublure, conscient qu’il ne s’agissait pas du roi du Wakanda.  Ils avaient exigés que la transaction se fasse dans les plus brefs délais. Quant à moi, j’avais exigé autre chose, que leur sang coule de mes griffes.



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Ven 18 Nov - 2:10
De griffes et de sangTout semblait irréel pour Grace… Ce qui se passait lui semblait impossible et pourtant, c’était bien en train d’arriver. La jeune femme vivait l’une des pires situations qu’elle n’avait jamais connue et elle n’avait eut le temps de ne rien voir arriver. Si elle s’était attendue à cela lorsqu’elle avait quitté son loft plutôt dans la journée, peut-être qu’elle serait restée chez elle, et aurait travaillé par le biais d’internet avec ses camarades. Mais non, pensant avoir à faire à une journée des plus normale, l’étudiante avait profité d’un moment sans aucun cours à l’Université pour rejoindre une de ses camarades et travailler certaines matières. La métisse prenait très à cœur ces études qu’elle avait rejointes après s’être créé son identité et en profitait pour faire toutes les recherches possibles et inimaginables pour en savoir plus sur ses origines. Personne n’était au courant de qui elle était vraiment et de ce dont elle était capable. C’était dur pour la jeune femme de ne pas se faire découvrir, mais elle devenait maîtresse dans l’art de camoufler les apparences et depuis les quelques petits mois qu’elle se trouvait à New York, elle avait su se faire passer pour la parfaite petite humaine qu’elle voulait faire apparaître. Et tout aurait pu être parfait… Seulement Grace n’était pas si chanceuse que ça au final.

Elle se trouvait sur la route pour aller chez sa camarade, quand toute sa journée fut chamboulée. Tout se passait pour le mieux tandis qu’elle profitait du temps agréable pour marcher, sans vraiment prendre gare à ce qui se passait sur la route. Enfin, elle n’y prêtait pas attention, jusqu’à ce qu’elle perçût une chose inhabituelle et la suite s’enchaîna bien trop vite pour qu’elle n’ait le temps de faire quoi que ce soit. Malgré ses réflexes plus rapides que ceux d’un humain lambda, Grace se retrouva tétanisée sur place quand elle entendit le coup de feu, devenant la témoin d’une scène à laquelle elle n’aurait jamais pensé assister. Les évènements s’enchaînant, l’étudiante ne réagit que trop tard pour prendre les jambes à son cou, alors qu’une voiture semblait attaquée. Alors que déjà les quelques piétons avaient fui, elle s’apprêtait à en faire de même lorsqu’une forte poigne la stoppa dans son départ. À ce moment-là, elle comprit. Loin d’être stupide et se servant de ce qu’elle avait connu, la blonde savait au moment-même où elle voulut faire face à la personne pour se dégager, qu’il était trop tard, et elle se fit embarquer dans un coffre. La métisse avait beau avoir ses réflexes accrues, la surprise mélangée à la peur naissante faisait qu’elle fut incapable de se libérer pour se sauver et elle se retrouve ni-une, ni-deux dans une fourgonnette sas rien comprendre à ce qui lui arrivait, et le visage masqué.

C’était la panique pour Grace. Le temps qu’elle assimile ce qui lui arrivait, elle avait déjà eut le temps d’envisager tous les scénarios possibles inimaginables. Sa première pensée fut que le sorcier qu’elle fuyait l’avait finalement retrouvée, mais après réflexe, elle avait fini par se dire que c’était autre chose. Ses pensées s’entremêlaient au point qu’elle n’arrivait pas à se concentrer sur ses sens pour repérer la moindre info qui allait l’aider. C’était bien beau d’avoir des sens plus aiguisés que la moyenne, mais ça ne lui servait strictement à rien dans l’urgence de la situation. La blonde était perdue, paniquait et elle avait un mal fou à garder le contrôle de qui elle était. C’était déjà un miracle qu’elle ai toujours une apparence humaine, mais elle était trop occupée à essayer de défaire le nœuds de ses pensées pour essayer d’avoir un minimum de cohérence et reprendre le contrôle d’elle-même, en vain.

Sous l’emprise de sa terreur, la jeune femme ne réagit pas vraiment quand on l’extirpa du véhicule pour la mener ailleurs. Décontenancée, elle suivait le mouvement, ne sachant trop ce qu’elle pourrait faire de plus. Cela n’aurait servi à rien de lutter. La blonde n’en avait pas la force et cette peur habitant son être la laissait sans aucune défense. Et ce qu’elle pouvait entendre ne la terrorisait que plus encore. Grace n’avait pas besoin de se concentrer pour comprendre ce qui se disait entre ses ravisseurs. C’était du russe, sa langue natale. Le sens des mots lui venait naturellement, glaçant son sang. Ils avaient déjà décidé de son sort et elle n’était qu’un témoin gênant dans leur plan et il n’allait pas s’encombrer d’elle bien longtemps. Cette annonce, pourtant évidente maintenant qu’elle le savait, tétanisa l’étudiante qui avait dû mal à imaginer ce qui lui arrivait tandis qu’elle se retrouvait menottée à de la tuyauterie. On venait de lui faire recouvrer la vue en lui retirant ce qu’on lui avait mis sur le visage et il lui fallut quelques secondes pour repérer les lieux, sans vraiment enregistrer ce qu’elle avait sous les yeux. Il faisait sombre, mais ce n’était pas vraiment un souci pour l’étudiante. Ce fut assez rapidement que ses yeux s’habituèrent à cette semi-pénombre et, tandis qu’elle tentait de se forcer à penser de manière raisonnable, elle essayait de réparer la moindre chose qui pourrait l’aider. Comme si ça avait agi tel un aimant, son regard s’était posé sur le matériel électronique. Bien qu’elle ait ses capacités de communications digitales, elle n’arrivait tout bonnement pas à en faire usage.

Alors que les ravisseurs semblaient manigancer dans leur coin, organisant ce qu’il préparait, Grace se força à essayer d’oublier la situation. La panique était telle que des larmes avaient inconsciemment coulé sur ses joues et elle craignait encore plus de perdre le contrôle sur elle-même. Elle ne voulait pas finir ainsi et son instinct de félin lui hurlait de fuir. Mais comment pouvait-elle faire ? Le temps semblait infiniment long pour la jeune femme qui ne comprenait pas ce qu’attendaient les Russes. Si elle était un témoin gênant, pourquoi était-elle toujours en vie ? Était-ce important pour la suite de leur plan ? Mais l’étudiante ne voulait pas avoir de réponse à cela. Elle aurait préféré mille fois finir devant le sorcier qu’elle avait fait enfermer plutôt que de se trouver dans cet entrepôt, mais elle ne pouvait malheureusement pas changer ce qui se passait.

Lorsque le coup de feu retentit, ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Grace ne put retenir un cri de terreur tandis que tous ses muscles se contactèrent dans un sursaut. Même en oubliant que le tir avait eut l’effet d’une explosion sur ses tympans, s’en était trop pour elle. Sans qu’elle ne le veuille, son apparence féline vint prendre le dessus sur son apparence humaine et, son léger changement de morphologie la libéra de ses entraves. Percutant à peine ce qu’il venait de lui arriver, l’instinct félin habitant en elle prit le dessus pour lui offrit une possible échappatoire. Non seulement elle venait de créer un effet de surprise chez ses ravisseurs, mais la suite ne fit qu’empirer. Voulant s’éloigner du plus proche, elle se servit de ses atouts naturels en la qualité de ses griffes pour le repousser et courir se réfugier là où elle le pouvait, sans même évaluer les dégâts. Jamais elle n’avait fait de mal à quelqu’un et elle n’arrivait pas à percuter quoi que ce soit. Ce fut quand, toujours agissant avec son instinct, elle partit se planquer sous une table dans un recoin, qu’elle commença à analyser ce qu’il se passait, voyant le sang orner ses griffes, reprenant lentement la forme de ses doigts. Maintenant qu’elle se sentait, un peu naïvement en sécurité, elle arrivait à reprendre minimum contenance pour adopter de nouveau sa forme humaine, tandis que les rouages de son cerveau essayaient de lui offrir une porte de secours.
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Jeu 15 Déc - 21:36


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De griffes et de sang


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Je m’étais réfugié sur le plafond de ce vieil entrepôt abandonné entre deux poutres. J’avais décidé d’exploiter l’absence de lumière au maximum en me cachant entre deux poutres. L’obscurité n’était pas un problème pour moi. J’avais déjà traqué des animaux et des personnes dans la pénombre un nombre incalculable de fois avec toujours autant de réussite. Mercenaires ou gazelles, cela importait peu à mes yeux. Les deux étaient des proies pour moi et rien d’autre si ce n’est d’éventuels trophées de chasse. J’avais décidé de ne pas faire un pas de plus, de faire de ce petit endroit un excellent point d’observation. Accroupi, j’avais constaté que la quasi-totalité de ce groupe s’était regroupé autour de ma sœur Shuri et de l’autre otage. Ils devaient être une quinzaine tout au plus à s’être rassemblé autour d’elles. J’avais poursuivi cette phase d’observation en voyant au loin l’un de ces hommes armés multiplier les allers retours devant l’entrée tout en entendant, par le biais de mon ouïe extrêmement développée, un second l’interpeller à plusieurs reprises non loin de lui. Contrairement à son collaborateur, ce dernier était resté sur place sur la partie Nord-Est de l’entrepôt. C’est du moins ce que j’en avais déduit après avoir constaté qu’il ne produisait aucun bruit de pas et que j’entendais toujours sa voix du même point. A la suite de cette observation portée sur ce qui se passait devant moi je tendis légèrement l’oreille vers l’arrière en espérant entendre de manière plus claire les deux gardes se trouvant sur la partie arrière du bâtiment. Contrairement aux deux autres, ces deux-là ne faisaient pas de bruits. Ils étaient plutôt calmes. Peu bavard, seuls les bruits de leurs bottes les avaient trahis. Ils s’étaient contentés d’aller d’un coin à l’autre de la partie arrière de l’entrepôt.  Ces quatre-là se chargeaient de la surveillance extérieure. Bonne nouvelle. Cela avait laissé sous-entendre qu’il mettrait un certain à réagir en cas d’attaque, et que par conséquent, je me devais d’attaquer immédiatement. Le moment de l’observation était terminé. Place à l’action.

J’avais immédiatement accélérer la cadence tout en m’arranger pour rester discret. Sans faire le moindre bruit, j’avais passé les différentes poutres qui soutenaient les lieux. Je m’étais arrêté un bref instant afin de préparer au mieux mon entrée. Je souhaitais faire une entrée remarquable en me servant du mieux que possible de l’effet de surprise. J’avais constaté par la même occasion que ces mercenaires parlaient russe, une langue qui ne m’était pas étrangère étant donné que j’avais passé une bonne partie de ma vie à voyager et à m’instruire auprès des plus grands hommes de ce vaste monde. Mes connaissances m’avaient permis de comprendre qu’ils allaient se débarrasser de la jeune femme étant donné qu’elle ne s’avérait plus d’aucune utilité. Aussitôt dit, l’un des ravisseurs pointa son arme sur la jeune fille apeurée et pressa la détente. La balle avait immédiatement fusé dans la direction de l’otage accompagnée d’un bruit retentissant qui avait couvert le cri de terreur de la jeune femme. La balle avait atteint sa cible. Enfin, en apparence. En effet, le minuscule bout de plomb s’était logé dans sa poitrine avant de ressortir par là où il était rentré. Ses muscles s’étaient contractés, ses liens s’étaient défaits, sa peau se métamorphosait également, la recouvrant d’un drôle de pelage. Elle était devenue quelqu’un d’autre, autre chose, un monstre. La jeune femme terrifiée n’était plus. Elle avait été remplacée par la bête.


Ce changement soudain m’avait particulièrement interpellé. L’innocente jeune femme rugissait de manière terrifiante. Il s’agissait d’un hurlement tellement puissant qu’il avait fait paniqué certains ravisseurs, les obligeant à partir la queue entre les jambes pour une minorité d’entre. En ce qui me concernait j’observais cette scène peu commune tout en revoyant mon plan d’action l’espace d’un court instant. Cette réévaluation de la situation m’avait obligé à me poser quelques questions, à être pris en plein dilemme, à savoir : « Devrais-je venir en aide uniquement à ma sœur et m’en aller ? Ou bien prendre le risque de venir en aide à cette jeune femme terrifiante ? » Je décidai de passer à l’action en laissant mon instinct répondre à cette question.


Je descendis de la poutre rouillée en bondissant sur l’un des mercenaires alors que celui-ci m’avait mitraillé le torse de balles surpuissantes qui s’était abattues sur le sol après avoir ricoché sur mon corps recouvert de vibranium. Griffes au bout des ongles, j’avais taché son gilet de son propre sang le rendant inapte au combat. Alors que je m’étais débarrassé de cet ennemi, l’otage était partie se réfugier dans un coin. Bien. Il était temps de passer aux choses sérieuses. Je m’étais jeté sur une caisse en carton les deux jambes en avant, la balançant à pleine vitesse sur deux d’entre eux. Un autre s’était jeté sur moi avec un couteau à la main en tentant de me le planter en plein dans la clavicule, chose que j’avais pu empêcher en l’attrapant violemment par le poignet au point de le lui briser. J’avais vu la lame de mon agresseur tomber sous mes yeux avant que je ne l’envoie valser d’un puissant coup de pied contre une de ces poutres rouillées. Je me saisis de la lame avant de la balancer en direction de ma sœur afin qu’elle puisse délier ces liens par elle-même. Alors qu’elle se démenait comme un beau diable pour se libérer, je m’étais relevé rapidement pour me jeter tel un prédateur sur deux de mes proies. Celles-ci avaient vidé leurs chargeurs sur moi mais comme tous les autres camarades, ils furent rapidement mis hors d’état de nuire. Un coup de griffe sur l’AK-47 pour l’un afin de rendre l’arme inutilisable et pour l’autre, je m’étais contenté de l’empêcher de me fusiller en le forçant à pointer son arme vers le haut. Je l’avais repoussé de toutes mes forces alors qu’il tentait vainement de détruire mon armure avec son arme. Les balles qu’il avait gaspillées s’était logé au plafond.


Pour la première fois depuis longtemps, j’avais oublié la notion de pitié, me déchaînant sur mes ennemis sans la moindre hésitation. J’avais agi de la sorte afin de leur faire comprendre qu’ils avaient affaire à quelqu’un d’un autre calibre, à une personne avec laquelle ils ne pouvaient pas s’amuser. C’est sûrement pour cette raison que celui qui semblait être leur chef avait changeait de plan. En effet, au lieu de se jeter sur moi celui-ci avait choisi de pointer son arme sur la jeune femme tout en hurlant. Sûrement pour attirer l’attention sur lui.

« Un pas de plus et elle crève !!! »

Je pouvais voir qu’il s’agissait-là de son ultime échappatoire. Il semblait sincère dans ses propos mais aussi effrayé à l’idée de ce qu’il pourrait subir de ma part. Sa main tremblait, énormément. Je le regardais avec ce regard méprisant qu’il pouvait deviner sous mon masque tout en lui posant des questions.

« Pour qui travailles-tu ? Pourquoi faîtes-vous cela ?! »

Il était clair que les intentions de son groupe étaient loin d’être nobles. Tout comme les miennes d’ailleurs. J’avais commencé à réfléchir sur le pourquoi du comment, à tout ce qui pouvait les pousser à faire ce qu’ils avaient entrepris. Je m’étais contenté de lui poser ces questions avec un air froid et menaçant, pensant que cela pouvait changer quelque chose. Le temps des manigances était de retour, il fallait élaborer un plan, et vite.




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Dim 25 Déc - 1:02
De griffes et de sangGrace était dépassée et terrorisée par les évènements. Tout se passait trop vite pour son esprit depuis qu’elle s’était fait embarquer par ses hommes et elle n’arrivait plus à réfléchir convenablement. Une menace de mort avait pointé sur sa tête et sa réaction instinctive l’avait terrorisée. Elle, qui refusait de faire du mal aux autres, venait de s’en prendre à un homme en se servant d’arme qui lui était naturelle. La blonde n’avait pas voulu adopter sa forme féline. Depuis son arrivée à New-York, elle se forçait à paraître aussi normale que possible. Et une personne humaine normalement constituée n’était certainement pas capable de se servir de ses ongles comme des griffes. Et pourtant, à en voir le sang qui recouvrait le bout de ses doigts, l’étudiante avait plutôt bien amoché l’homme qui s’était trouvé un peu trop prêt d’elle quand elle s’était défendue. Elle n’arrivait pas à croire qu’elle avait fait cela, et pourtant, elle pouvait voir le corps traîner sur le sol. Ce qu’elle avait fait avait été fatal au Russe qui s’était vu déchiqueter la gorge d’un simple cou et Grace se trouvait désormais recroquevillée sous une table, essayant au mieux de contenir sa forme humaine pour ne pas céder une nouvelle fois à la panique.

Alors qu’elle se forçait à se focaliser sur sa respiration pour essayer de calmer les battements affolés de son cœur, Grace cherchait à remettre son esprit en route pour trouver un moyen de se sortir de là. Sa « cachette » n’était pas des plus efficace et le type qu’elle avait mortellement blessé n’était pas vraiment seul. Pourtant, personne ne l’avait encore débusqué ce qui lui semblait relativement étrange maintenant qu’elle y pensait. La jeune femme aurait en effet trouvé cela trop étrange si son ouïe ne lui avait pas apporté des bruits de combat. Quelqu’un d’autre était là pour affronter les Russes et les malfrats étaient donc aux prises de quelqu’un qui les occupait suffisamment pour qu’on la laisse tranquille plus de quelques secondes. Grace ne savait pas qui était intervenue et si cette personne était un potentiel allié pour sortir de cet entrepôt, mais tant qu’elle n’avait pas besoin de se mêler du combat, elle préférait rester recroquevillée dans son coin, essayant d’avoir le moins d’informations possible en plaquant ses mains sur ses oreilles. Même quand elle s’était opposée au sorcier qui l’avait élevé pour le dénoncer aux autorités et acquérir sa liberté, Grace n’avait pas dû faire face à tant de violence. Ce n’était pas une combattante.

Seulement, Grace ne fut pas à l’abri sous cette table bien longtemps. Une forte poigne vient la déloger de cet endroit où elle avait trouvé un ultime minimum de sécurité, pour de nouveau la menacer d’une arme. La jeune femme était tellement terrorisée, qu’il lui fallut un énorme effort pour ne pas céder et perdre son apparence humaine. Avec un peu de chance, cette apparition qu’elle avait fait sous une autre apparence serait oubliée. La blonde n’arrivait pas à aligner deux pensées cohérentes et, se trouvant maintenant hors de tout abri, elle pouvait désormais voir celui qui donnait du fil à retordre aux Russes. L’étudiante n’était pas hyper calée dans les histoires de super-héros et autre, et sur le coup, elle visualisait juste ce costume de panthère qui leur faisait face, sans l’associer aucunement à ce qui avait pu avoir lieu dans l’actualité. Elle ne savait pas qui était cette personne et, n’arrivant tellement pas à réfléchir, essayant de se dégager de la poigne trop puissante pour elle, Grace n’écouta pas le moindre mot de l’échange. C’était comme si son cerveau n’avait pas capté ce qui avait été dit.

À cet instant, Grace se doutait que même sous sa forme féline, elle n’arriverait pas à se dégager de la menace de l’arme. Se débattant comme elle le pouvait, son côté non-humain la faisait feuler et gronder alors que ses émotions laissaient libre cours à ses larmes, signe de sa panique. Espérant pouvoir aider par cette panthère noire, l’étudiante lança un appel désespéré avec son regard à celui qui opposait une certaine résistance au Russe, accompagné d'un simple murmure. « Je vous en prie… Aidez-moi. » Celui qui avait actuellement l’arme pouvait tirer à tous moment, et elle n’était pas sûre d’avoir la place nécessaire pour que ses réflexes la fassent esquiver. C’était mission impossible.
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Jeu 26 Jan - 20:50


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De griffes et de sang


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« Je vous en prie…Aidez-moi… »


Tels étaient la mot que j’avais entendu. La situation était plus que tendue. J’avais beau me plonger dans une réflexion et une analyse extrêmement poussée de la situation, je n’étais pas parvenu à trouver une solution qui pouvait nous permettre de tous nous sortir de cette situation. Comme vous pouviez vous en douter, l’issue s’annonçait plus qu’incertaine.

Je fixais notre ennemi commun avec un regard noir, accentuant encore plus la terreur qui commençait à s’emparer du dernier rescapé. Il en avait été complètement ridicule. La confiance avec laquelle il avait commis ses méfaits s’en était évaporée. Il avait osé me menacer malgré le fait qu’il avait vu ce que j’avais fait de ses camarades mercenaires quelques minutes plus tôt. Cet homme lambda était dépassé par les événements. Tremble vermine, tremble.

J’avais vu en cette soudaine prise de terreur, un bon moyen de renverser la situation face à l’assaillant de la jeune femme. Ma sœur Shuri avait comme à son habitude dans une situation périlleuse, fait preuve d’une impassibilité digne des grands chefs de guerre. Le dernier rescapé avait donc quatre yeux qui le fusillaient du regard en plus de l’arme à feu qu’avait arraché ma chère sœur des mains de ces criminels. Son doigt posé sur la détente, elle s’était contentée d’assister à la situation sans rien dire. Le temps d’un instant, nous avions croisé nos regards avant de les poser sur l’homme masqué. C’était notre manière à nous de se consulter mutuellement, de savoir si on était prêt à suivre l’autre. Il s’agissait là d’une chose que l’on avait commencé à faire dès notre plus jeune âge et qui avait perduré jusqu’à aujourd’hui. A la suite de ce bref moment de concertation, j’avais décidé de passer à l’action en avançant d’un pas décidé en direction de notre ennemi commun. Détermination, terreur, impassibilité, rigueur. Il s’agissait là sûrement de ce que j’inspirais à ce pauvre homme. C’était du moins ce que je pensais jusqu’à ce qu’il pose délicatement son index sur la détente.

« BOUGE PAS !!!!!!! »


Cela m’avait instantanément stoppé dans mon élan. Je m’étais tourné vers ma sœur en lui lançant un regard perçant qu’elle ne pouvait pas bien entendu entrevoir sous ce voile métallique. C’était un moyen pour moi de lui reprocher, sans lui dire, le fait de ne pas m’avoir aidé lors de ma tentative. Peut-être avais-je fait preuve d’un excès de confiance. Sûrement. Comme à son habitude, elle ne s’était pas gênée pour me tenir tête et me rendre la pareille en me retournant ce même regard sous les yeux de l’otage, toujours terrifié par ce qu’il pourrait lui arriver. Il était temps de réévaluer la situation. D’opter pour une approche plus radicale car en effet, parler avec lui s’avérait être complètement inutile. Il était seul, acculé et surtout, il n’avait plus rien à perdre, si ce n’est sa vie. Mais là encore, il devait sûrement espérer que je fasse preuve de bonté et que je lui épargne la vie. Vu ce que j’avais fait de ces autres mercenaires, les chances que j’agisse de la sorte étaient minimes pour ne pas dire quasiment nulles. La tension était palpable, à son paroxysme. Dos au mur, je n’eus pas d’autre choix que de recourir au soutien de ma sœur une nouvelle fois. Mes mots avaient étés volontaires implicites, afin de laisser les deux autres dans l’inconnu avec pour seul refuge dans ce voile très peu éclairé, une ambiguïté des plus déplaisantes.

« Shuri. Octobre 2009. »

J’étais fin prêt à faire le nécessaire. Prêt à bondir sur ma proie, j’attendais le signal de ma sœur. La connaissant, je savais qu’il ne mettrait pas beaucoup de temps à comprendre ce message très implicite. Une date incomplète, volontairement incomplètement. Parmi toutes les personnes, elle seule savait et donc, pouvait se rappeler ce qui s’était passé au cours de ce mois d’octobre. Elle faisait preuve d’un silence anormal alors que la pression devenait de plus en plus grandissante à cause du mercenaire armé.

« POSE TON ARME » dit-il en camouflant sa peur grandissante sous son faux air autoritaire.

C’est à ce moment-là qu’elle comprit. A l’aide de mon ouïe surdéveloppée, j’étais parvenu à entendre une inspiration profonde et soudaine de sa part. Elle était à peine perceptible mais elle traduisait surtout le fait qu’elle avait finalement compris ce que je voulais dire par-là. C’est ainsi qu’en l’espace d’un instant elle pressa la détente en visant l’ennemi avec son arme à feu. La balle traversa l’épaule de la jeune femme, l’obligeant à tomber par terre et à perturber suffisamment le malfaiteur avant de se loger dans l’épaule de ce dernier qui se trouvait juste derrière elle. Celui-ci vit son bras s’abaisser soudainement alors qu’il s’apprêtait à appuyer sur la détente. S’en était suivi des cris de douleur venant des deux blessés.

« AAAARGH !!! Espèce de - ! »

Il ne put même pas terminer son insulte que je m’étais déjà approché de lui en courant. Pris de peur, il avait vidé son chargeur sur moi ce qui avait fait tomber les balles par terre au contact de l’armure. Il n’avait plus rien pour le protéger, aucun moyen de pression face à nous. Il était temps de mettre un terme à cette histoire. D’un coup de griffe surpuissant, j’avais balayé son arme qui avait fini contre l’une des innombrables caisses de ce hangar. Je l’avais attrapé par le gilet par balle en le soulevant avec un seul bras, chose qui était bien évidemment simple à faire pour moi. Muni de griffes métalliques de l’autre main, je m’apprêtais à lui porter un coup qu’il n’allait sûrement pas oublier de sitôt lorsque tout à coup je remarquai un étrange dispositif sur le côté de son casque. Cette chose minuscule une lumière clignotante de couleur rouge. A la suite de cela, j’avais fait une déduction rapide et logique, il s’agissait d’une caméra. Faisant face à cet appareil, je m’étais adressé à quiconque nous espionnait depuis tout ce temps.

« Le Wakanda te salue »
dis-je d’un ton froid et menaçant.

J’avais rangé mes griffes pour détruire cette caméra de mes propres mains. Méfiant, je m’étais mis à le fouiller en espérant trouver un micro mais il n’en n’était rien. Je m’étais tourné brièvement vers la jeune fille alors qu’elle se tordait de douleur. J’étais à peine inquiet, je savais qu’elle s’en remettrait, surtout depuis ce que j’avais vu il y a quelques minutes de cela, et surtout, la ville de New-York regorgeait d’hôpitaux, donc elle serait rapidement placée entre de bonnes mains. J’avais jeté brièvement un regard en direction de ma sœur pour lui faire comprendre qu’elle fallait qu’elle s’occupe d’elle. Je pouvais donc me concentrer pleinement sur ma proie.

« Qui t’envoie ?! »


Le ton était intimidant, effrayant ce qui avait eu pour conséquence de changer l’ambiance, de nous placer dans cette « bulle » dans laquelle j’allais pouvoir exercer tout mon pouvoir sur ma victime. Prisonnier de mon aura meurtrière, l’otage parvint tout de même à parler. J’espérais alors qu’il allait me donner ce que je voulais, le nom du fameux responsable de toute cette histoire

« Je…je…je ne parlerai pas !!! Si je parle, il va me tuer !! »

Le genre de menace basique que l’on pouvait faire à n’importe quel mercenaire de seconde zone. Légèrement agacé, j’avais empoigné violemment ma proie avant de faire sortir mes griffes du bout de mes doigts.

« Non, je vais te tuer… »

Ma main gauche s’était rapidement dirigée vers sa gorge dans le seul but de faire couler son sang, sauf qu’il en décida autrement en me révélant l’identité du fameux responsable de toute cette histoire.

« K…Klaw ! Klaw !!! C’est Klaw qui nous envoie !!!! »


Mes griffes meurtrières n’allaient plus être un problème pour lui, à la place, je lui avais offert un coup de poing digne des plus grands boxeurs en plein visage ce qui l’avait assommé instantanément. Je m’étais ensuite débarrassé de la vermine en la laissant par terre inconsciente. Klaw pouvait attendre, j’allais finir par le retrouver tôt ou tard. De retour auprès de Shuri et de la jeune inconnue, je constatais les dégâts. La pauvre, j’imaginais très bien la douleur qu’elle pouvait ressentir étant donné que j’étais passé par là en ce jour d’octobre 2009 au cours duquel ma sœur m’avait sauvé la vie en s’interposant entre une balle tirée par un énième rebelle et son pauvre frère, qui avait finalement fini par être touché. Nous n’avions pas de temps à perdre, je n’avais pas le Panther Jet à disposition pour effectuer les soins nécessaires. De plus, il aurait mis un certain temps à venir jusqu’à nous et je ne me voyais pas non me balader avec elle sur mes épaules alors qu’elle avait déjà commencé à tâcher abondamment le sol. Restait alors le dispositif de téléportation en ma possession qui nous emmènerait directement sous la « Chambre du Futur » qui était l’endroit où je travaillais sur mes avancées technologiques. C’est ainsi que j’avais activé le portail avant de la prendre dans mes bras et de l’emmener avec nous au Wakanda. Je m’apprêtai à l’emmener dans un monde nouveau inconnu dans le but de l’extirper de cette souffrance dont j’étais indirectement responsable.

« Tout est de ma faute. » lui dis-je en m’avançant vers le portail.





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Lun 20 Fév - 5:16
De griffes et de sangTerrifiée par la situation, Grace ne bougeait plus d’un millimètre. Elle avait essayé de se dégager de l’emprise de l’homme qui la menaçait d’une arme, mais même avec ses capacités d’hybrides elle n’avait pas la force nécessaire. La blonde était certaine de ne pas s’en sortir, et elle avait lancé un appel à l’aide à la personne qui portait le costume d’une panthère. L’étudiante espérait qu’il puisse la tirer de là et, pendant un instant, elle regrettait d’avoir quitté la Biélorussie. Si elle n’avait pas cherché à fuir pour avoir un semblant de liberté, elle ne se serait certainement pas retrouvé là, à ce moment précis.

Alors que le silence régnait pendant un instant, la métisse sentit la sueur perler sur l’homme derrière elle. Il transpirait de peur lui aussi et elle se doutait qu’il n’était pas à l’aise de voir ces deux personnes face à lui, dont une qui le braquait. Mais même en sachant cela, l’esprit de la jeune femme n’arrivait pas à se calmer et elle sentait sa respiration se saccader. Son cerveau avait dû mal à analyser les informations qu’elle recevait et son regard ne cessait d’observer tout ce qui l’entourait. Elle espérait trouver la moindre information qui pourrait lui donner une chance de s’en sortir, mais elle fut stoppée dans son observation quand l’homme qui la tenait exhortait de ne pas bouger. Cet ordre donné lui vrilla les tympans et pendant un bref instant, un sifflement aigue vint se rajouter à la surcharge émotionnelle de Grace qui n’arrivait définitivement plus à réfléchir.

Essayant de passer outre le sifflement qui se faisait insistant, l’étudiante prise en otage ne quittait plus des yeux le duo en face d’elle, tentant de comprendre ce qui se passait. Aucune parole n’était échangée et elle se demandait ce qu’ils s’apprêtaient à faire. Seulement la seule information qu’elle perçut quand la panthère ouvrit la bouche, fut une date qui ne signifiait rien quand on ne connaissait pas le contexte. La seule chose que compris Grace, fut qu’une idée avait été trouvé, mais la jeune femme n’eut pas le temps de chercher à comprendre. Un nouvel ordre lui vrilla les tympans et sans qu’elle n’ait le temps de saisir quoi que ce soit d‘autre, le sifflement fut remplacé par une détonation suivit d’une horrible douleur à l’épaule. Le choc lui faisant pousser un cri de douleur, elle n’eut pas la force de rester debout et s’effondra au moment où la poigne de l’homme se relâcha.

Dès qu’elle toucha le sol, Grace se recroquevilla sur elle-même en pressant sa main contre son épaule. Serrant les dents, elle essayait de retenir de quelconques supplications lié à la douleur. Elle ne faisait plus du tout attention à ce qui se passait autour d’elle, se contentant de se focaliser sur cette sensation de déchirement qui lui parcourait tous ses muscles, et même les enchaînements de détonation ne parvinrent pas jusqu’à son esprit. Seul restait la douleur et le sang qu’elle sentait sous ses doigts. S’était presque un miracle que sous le coup, Grace n’a pas repris sa forme natale, gardant son apparence humaine. Seulement, Ses capacités et la vérité qu’elle dissimulait était le cadet de ses soucis alors que l’étudiante avait enfin assimilé qu’on s’occupait d’elle. Cependant, la blonde restait immobile sur le sol, craignant que le moindre mouvement ne fasse qu’accentuer cette souffrance et lorsqu’elle se sentit soulever, elle leva le regard pour voir la Panthère Noire la transporter dans un endroit qu’elle ne connaissait pas. Étant totalement perdue dans son esprit, elle ne comprit pas vraiment qu’un système de téléportation avait été utilisé et il lui fallut plus d’un instant pour sentir toute cette technologie qui l’entourait. Pendant un bref instant, elle en oublia la douleur qui lui vrillait l’épaule alors que son cerveau de technopathe découvrait tout ce qui l’entourait. Sans tout ce qu’il s’était passé auparavant, Grace aurait sûrement eut l’impression de se trouver au paradis, mais le trou dans son articulation la ramenait à la réalité.

« Merci. » Elle avait eu dû mal à parler, se rendant compte qu’elle avait gardé la mâchoire contractée, comme la plupart de ses muscles jusqu’à présent, mais elle remerciait sincèrement les deux personnes de l’avoir aidé. La dure réalité était là et elle savait que sans eux, elle aurait très bien pu mourir dans cet entrepôt, ayant été incapable de se dégager seule de la menace de l’arme.
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Mar 6 Juin - 19:52


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De griffes et de sang


Feat Grace





Le portail qui nous avait complétement aveuglé tous les trois en quittant ce vieil hangar abandonné de New York s’était refermé dès que nous avions foulé de ma chère patrie, le Wakanda. Nous avions atterri dans une partie bien précise de mon pays, il s’agissait de Necropolis, la cité des morts. Elle faisait office depuis peu de repaire secret pour mes aventures allant au-delà de mon très cher royaume. On y retrouvait un ensemble de matériels derniers cris, que ce soit de l’arsenal militaire ou bien des avancées médicales. Le tout se trouvait sous les eaux profondes et obscures de la capitale, à l’intérieur d’une grotte méconnue du grand public. Je pouvais voir dans ses yeux qu’elle semblait enfin soulagé, elle qui n’avait pas eu l’occasion de poser le moindre sourire sur son visage depuis un long moment déjà. Elle en profita d’ailleurs pour exprimer sa gratitude de la plus simple des manières.

« Merci. »

Ce mot était simple, sans le moindre accompagnement et semblait avoir au premier abord ne pas avoir la moindre saveur, et pourtant, il y avait derrière celui-ci cet étrange arrière-goût, cette sensation similaire à de la satisfaction. En effet, j’étais plutôt heureux que cette pauvre enfant s’en soit sortie, ou du moins, qu’elle ait pu rentrer avec nous car elle était loin de s’en être sortie totalement indemne. En effet, la balle qui avait touché cet étrange phénomène l’avait en partie traversée. Des résidus étaient encore présents dans son épaule. Qui sait ce que cela pouvait entraîner. Pressé d’en finir avec cette histoire, je ne m’étais même pas soucié de ma sœur. A vrai dire, son état ne suscitait guère la moindre attention de ma part. Et si ça avait été le cas, cette fière princesse aurait sûrement fait les choses à sa manière. C’est-à-dire sans l’aide de personne. De toute manière, elle connaissait l’endroit, alors s’il lui arrivait quoi que ce soit, elle saurait quoi faire et surtout, comment le faire.
Le temps pressait, je m’étais fixé comme objectif de m’occuper de cette pauvre enfant au plus vite avant que la blessure ne s’aggrave et qu’elle ne lui laisse d’énormes séquelles. Ce transporteur que je venais tout juste d’utiliser m’avait pendant un bref instant médusé. A vrai dire, il était à mes yeux absolument remarquable. Il s’agissait de ma deuxième utilisation et j’étais toujours aussi fasciné par celui-ci que lors de la première utilisation. Suite à cela, j’avais refermé ce portail de couleur jaunâtre en pressant du bout de mon index le bouton existant à cet effet se trouvant au niveau de mes hanches. Le portail s’était alors mis à baisser d’intensité avant de rétrécir et de finalement disparaître, cessant par la même occasion de déformer l’air. L’heure était grave, il fallait agir au plus vite. Inquiet par ce qu’il pouvait advenir de la jeune femme, je m’étais empressé de l’emmener dans ce qui faisait office de bloc opératoire. Je l’avais posé délicatement sur la table d’opération alors qu’elle semblait souffrir le martyr. Je n’avais rien dit jusque-là, je m’étais contenté de la transporter sous un silence plutôt habituel. En effet, j’avais pour habitude d’aborder les situations dans ce qu’on appelle couramment ma bulle. Cette dernière me permettait notamment de penser de manière rationnelle mais également de mêler instinct et concentration absolue lorsque la situation le demandait.

« Tu me remercieras lorsque je me serai occupé de ton épaule. »

Le ton était anormalement sec. J’avais voulu par-là faire en sorte de la ramener à la réalité en lui rappelant que tout ceci était loin d’être terminé. Muni d’une seringue, je m’étais approché lentement de la zone en déposant mon instrument sur l’épaule de la jeune femme après m’être muni d’un peu de coton imbibé d’antiseptique  le tout en passant par-dessous la zone touchée. Je m’étais ensuite saisi d’un bistouri afin de faciliter la prochaine étape qui consistait à extirper les gros débris encore présents dans son épaule. Pour cela, j’avais fait usage d’un tube en aluminium capable d’aspirer ce genre de débris. Très épais, j’avais placé celui-ci juste au-dessus de la plaie afin que ce dernier aspire les énormes morceaux de balles. Cet objet avait absorbé les balles par les parois tout en prélevant par la même occasion un peu de sang.

« On a presque fini. »

Ces mots avaient étaient prononcés avec un léger sourire que j’avais soigneusement dessiné sur le coin de mes lèvres afin de la rassurer sur son état actuel. Elle pouvait désormais être tranquille, son épaule était hors de danger. Il ne me restait plus qu’à refermer la plaie. Pour cela, je m’étais dirigé vers le tableau de bord de la salle d’opération afin de procéder à la fermeture de la paie. Pianotant ce qui servait de clavier, j’avais retiré ce tube aspirateur de métaux afin de le remplacer par un autre objet. Cet objet futuriste sortant de son ordinaire était un tuyau ayant pour but de d’appliquer une version améliorée de la colle cutanée sur la blessure. Il s’agissait-là d’une manière simple de décrire l’une de mes créations les plus anciennes. J’appliquais donc cette colle chirurgicale sur la zone touchée par la balle du mercenaire. Cette colle fraîche et visqueuse, ne devait en théorie faire aucun mal à la jeune femme. Les nanoparticules présentes dans cette « nano-colle » s’étaient dispersées sur l’ensemble de la plaie de manière autonome dans le but d’accélérer le processus de cicatrisation. Il ne s’agissait plus qu’une question de minutes avant que les nanoparticules ne se lient totalement avec les tissus de la patiente et que celle-ci ne cicatrise presque parfaitement, sans laisser la moindre trace, ou presque.

« Voilà. »

Tout ceci était enfin terminé pour elle. De mon côté, j’avais collecté les débris afin de procéder à une analyse balistique pour remonter à un éventuel fournisseur d’armes dans le but de démanteler son réseau. Décidément, j’avais été fidèle à moi-même jusque-là, je pensais comme à mon habitude à la stratégie à employer ultérieurement, à mon prochain mouvement au lieu de songer plutôt à l’instant présent et à cette pauvre âme égarée. Me rappelant de mon éducation, je m’étais adressé à la jeune femme en me présentant.

« Bienvenue au Wakanda jeune étrangère. Je suis T’Challa, souverain de ce royaume. »

Le sourire était de mise afin de la mettre dans d'excellentes dispositions et le ton était plutôt accueillant, contrairement à ce qu'elle avait pu voir dans cett entrepôt abandonné. L'idée était de changer d'ambiance. J’avais également ouvert la discussion afin d’éclaircir le mystère qui résidait autour de cette transformation dont elle avait eu la générosité de nous faire part. En effet, cette gamine venait tout juste de susciter mon intérêt. Il ne me manquait plus qu’à le reconnaître.

« Comment vous appelez-vous ? »

Cet intérêt croissant avait commencé par cette simple question. Tout ce qu’il me restait à faire était de mettre un nom sur ce visage. J’avais déjà imaginé une panoplie de noms qui iraient à merveille avec ce joli petit minois. Restait à savoir si l’un d’eux était réellement le sien.





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Jeu 31 Aoû - 10:23
De griffes et de sangCe serait mentir que de prétendre que Grace ne souffrait pas. Elle qui avait toujours cherché à éviter les ennuis et qui découvrait ce qu’était réellement vivre que depuis même pas un an, elle s’était retrouvée avec l’épaule transpercée d’une balle. Jamais encore, elle n’avait connu de douleur similaire et cela avait semé le chaos dans son esprit. Elle peinait à garder contact avec la réalité, laissant cette étrange Panthère Noir prendre les choses en main et en la transportant. Elle n’était même pas certaine que ce soit réellement elle qui l’avait remercié et déjà elle était concentrée pour ne pas céder à l’impulsion que lui donnait cette douleur. Il aurait été si simple pour elle de laisser sa nature reprendre le dessus et de perdre sa forme humanoïde, mais son instinct la faisait garder ce contrôle alors qu’elle refusait de laisser comprendre qu’elle n’était pas totalement humaine.

Incapable de vraiment se focaliser sur ce qui l’entourait, l’étudiante se sentit à peine déposée sur une table d’opération, cherchant à se raccrocher à tout ce qu’elle pouvait pour ne pas sombrer dans l’inconscience. Cela était difficile et elle n’arrivait à se focaliser sur une chose à la fois. Elle s’était même remise à penser dans sa langue natale, comme pour se faciliter les choses. Les mots s’enchaînaient sans avoir de réel sens dans son esprit et la blonde cherchait avant tout à ne pas laisser sa respiration s’emballer. Grace ne pouvait rien faire d’autre qu’attendre le traitement qu’on allait lui prodiguer, assimilant à peine ce que la Panthère Noire lui avait dit. Elle s’était senti hoché légèrement la tête et laissa la personne faire ce qu’elle avait à faire. La métisse ne savait nullement ce qu’elle aurait elle-même pu faire et elle ne pouvait être que soulagée de faire face à quelqu’un qui semblait savoir ce qu’il devait faire.

C’était certainement en étant semi-consciente qu’elle subit cette opération de la part de la panthère noire, n’étant pas réellement connectée à la réalité pour assimiler quoi que ce soit. Ce dont elle avait vraiment conscience, c’était cette fameuse impression que les secondes étaient des minutes, les minutes des heures et tel était son échelle du temps. Elle ne se rendit même pas compte de l’évolution du soin ni de l’utilisation d’une machinerie qui avait pris le relais. La douleur s’était quelque peu amoindri, mais elle n’avait pas pour autant disparu et il faudrait certainement plusieurs jours à Grace pour guérir de manière complète. Cependant, elle arrivait de nouveau à assimiler doucement ce qui l’entourait et saisi, alors que tout était fini. Elle avait encore ses sens engourdis, mais moins qu’auparavant et elle avait inconsciemment porté sa main à l’épaule, pendant qu’elle se redressait pour se retrouver en position assise. La blonde pouvait alors faire face à son soigneur qui ne perdit pas réellement de temps en se présentant. La jeune femme savait désormais à qui elle avait à faire, même si elle ne faisait aucun rapprochement jusqu’à présent.

« Merci pour tout, roi T’Challa. »

Grace ne savait si elle s’adressait de la manière qu’il fallait, n’ayant encore jamais rencontré de roi jusqu’à présent. Ce n’était pas vraiment le genre de rencontre qu’elle avait pu faire en compagnie du Sorcier qui l’avait élevé, ni vraiment le genre de personne qu’elle avait cherché à découvrir une fois son indépendance prise. Seulement, l’étudiante n’était pas si inquiète que cela quant à sa formalité. Elle considérait que, à la vue de la situation et de sa reconnexion avec la réalité qui l’entourait, elle ne pouvait faire mieux, mettant au moins en avant sa gratitude. Sans compter, qu’une part de son esprit commençait à prendre part de l’ampleur technologique qui l’entourait, l’aidant à tenter de ne pas se retrouver omnibulée par ce qui lui était arrivée. C’était beaucoup de choses à encaisser et peut-être un peu trop pour elle. Cependant, le roi l’avait sorti de ses pensées de par sa question et Grace répondit sans une hésitation ayant désormais l’habitude de se présenter sous ce même nom.

« Je me nomme Grace. Je ne comprends pas tout ce qui s’est passé. Nous étions dans le Queens et là, vous parlez du Wakanda. »

Grace n’avait pu s’empêcher de s’interroger sur ce qui s’était passé, n’étant pas certaine sur ce qu’elle avait cru comprendre ou non. Et, ne voulant pas laisser croire qu’elle avait certaines connaissances, que ce soit de par sa connexion informatique ou sa nature, elle essayait de jouer sur l’ignorance. Mais la blonde n’était pas certaine de pouvoir réellement jouer ce jeu très longtemps, perturbée par ce qui s’était passé. D’ailleurs, une nouvelle question avait pris forme dans son esprit.

« Et qui était ces personnes ? Pourquoi s’en être pris à vous ? »

Car la blonde n’était pas non lui suffisamment dans le brouillard pour oublier ce dont elle avait témoin. La femme qu’était venue sauver T’Challa avait été la cible première et, elle-même, n’avait été qu’un élément dérangeant dans tout cela. Si dérangeant, qu’elle s’était trouvée enfermée, qu’elle avait tué, été prise en otage et blessée par balle. Elle n’en voulait pas à l’homme de lui avoir tiré à travers l’épaule, mais la terreur avait été là tout le long.
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