Voilà qui est affreusement ennuyeux (ft. Grace)

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Lun 3 Oct - 22:13


❝ Voilà qui est affreusement ennuyeux

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Grace & Liam
Souviens-toi que le Temps est un joueur avide Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c’est la loi △ L’horloge (C.Baudelaire)

Cinq heures trente bientôt. Il reste cinquante secondes à Liam pour ranger les livres qu’il reste dans les rayons. Il aurait bien giflé trois clients, brisé le cou de deux femmes et arnaqué une vieille dame. Les trois premiers avaient joué les types instruits avec une cervelle vide, les deux femmes l’avaient regardé de haut et la plus vieille avait confondu un poème de William Blake avec un de Poe. Mais il n’avait rien fait de tel parce qu’il tenait à son emploi et à sa vie tranquille. Il peut considérer son quotidien comme tel. Depuis cinq ans, il n’a tué qu’une quarantaine de personnes et les mutants qui bossaient pour ses parents ne l’ont toujours pas retrouvé. Il pourrait presque se dire qu’ils l’ont oublié. A moins qu’ils ne soient morts.

Trente secondes suffisent finalement pour qu’il termine son travail et il ferme plus tôt. Le patron lui fait confiance pour tenir la boutique seul quelques fois, maintenant. Liam sait qu’il le trouve étrange. Mais Liam ne se demande pas pourquoi. C’est un bon employé et c’est ce qui est demandé. Il a même surpassé l’autre employée sur une question littéraire aujourd’hui, et comme elle est son ainée d’au moins vingt ans, elle n’a pas apprécié. Liam s’en fiche. Liam est simplement meilleur. C’est tout.

Il traverse trois rues et fait encore quatre vingt cinq pas avant d’arriver sur une petite place. Il la connait bien, il la traverse presque tous les jours. Mais aujourd’hui, elle paraît étrange. Liam se raidit, il se sent observé. Alors Liam s’assoie sur un banc et ouvre un livre. Il doit en finir avec ça, s’assurer que ce n’est pas ce qu’il croit. Il n’est pas le seul à jouer la comédie. Liam lit deux phrases avant de jeter un premier coup d’œil autour de lui. Il aurait du faire semblant de téléphoner pour mieux regarder, mais il n’a pas de portable. Il a simplement son Beretta 92 qu’il peut saisir à n’importe quel moment. Mais ce serait contrariant et ça choquerait beaucoup de monde. Liam a appris que les gens à l’extérieur ne sont pas habitués à voir des armes.

Le premier coup d’œil ne donne rien d’extraordinaire. C’est une place en arrondi avec quatre bancs. Deux de chaque côté et une fontaine au centre. Moderne et petite. Pas de quoi noyer quelqu’un facilement. Deux pages se terminent. Liam a déjà lu ce livre. Il relève la tête, il profite d’une voiture qui roule rapidement pour faire semblant de la regarder. Il y a deux femmes qui discutent, une avec une poussette. Liam se demande si elle haïra son enfant quand elle découvrira qu’il n’est pas exactement comme elle l’avait imaginé. De la même manière que Moira Burton. Il se demande si dans la poussette il y a son futur meurtrier. Ou peut-être qu’elle ne cache pas d’enfant. Non elle n’a pas l’air impliqué.

Le type en costume qui lit le journal sur le banc d’en face semble étrange par contre. Il jette des coups d’œil partout. Contrairement à Liam, il n’est pas discret. Contrairement à Liam, il va mourir. Quatre mots. Quelqu’un cri à l’autre bout de la rue. Il profite de l’occasion pour relever la tête. La blonde qui vient d’arriver à l’autre bout de la place a sursauté. Liam la regarde. Elle est inquiète. Elle est jeune. Elle est crispée. Elle regarde partout autour d’elle. Liam jette un nouveau coup d’œil au type avec le journal. Il a scruté la blonde. Liam soupire en silence. Il ne sait pas ce qu’il doit faire.

Il lit encore trois phrases avant de se décider à en savoir plus. Un homme avec un manteau long vient s’assoir sur le banc d’à côté. Liam ne sait pas s’il doit se sentir impliqué cette fois. Liam aurait pu décrocher son Beretta 92, tirer dans la tête de son voisin avant de le prendre en bouclier pour descendre le type avec le journal. Les autres concernés auraient dégainé sans tarder et il se serait protégé avec son propre champ de force. Mais ça ne marche pas comme ça. Ca attirerait trop l’attention et ce que Liam souhaite par-dessus tout, c’est avoir la paix.

Il y a maintenant un autre homme, plus vieux, qui arrive sur la place. Il est au téléphone. Comme par hasard. Liam étudie ses lèvres qui bougent tandis que le nouveau venu regarde ailleurs. Ses yeux sont précis, il cherche évidement quelque chose. Et ses lèvres ne forment pas des mots explicites. Plus personne n’entre en scène durant les trente trois secondes qui suivent. La blonde est toujours là. Le type au journal l’a regardé cinq fois depuis. Liam en a marre. Il veut s’en aller. Si c’est types en ont aussi après lui, il leur réglera leur compte dans une ruelle plus loin quand ils l’auront suivi.

Mais l’homme au journal lève les yeux sur celui qui fait semblant d’appeler. Il acquiesce. Ils ont leur cible. Alors Liam comprend. La blonde est en mauvaise posture et lui aussi parce que le type à côté a vu qu’il les espionnait. Il se raidit. Ses nerfs dépassent sa conscience. Liam sent sa tête dériver. Tuer… Tuer ces types… Liam se redresse et tente de lire. Ces types… Sales types… Liam n’arrive pas à lire. Beretta… Tuer… Sa mâchoire se crispe. Il était air… tranquille. Il n’avait rien demandé. Sortir… Air… Mais Liam est déjà dehors. Tuer… Liam voit ses veines tuer… devenir légèrement violettes. Les champs de force veulent sortir. Air… Ils veulent le protéger de ce qui va arriver. Air… Le mettre à l’abri. Sortir… Liam a envie de hurler. Air… Mais Liam ne peut rien faire.

Alors Liam ne fait rien. Il attend, le moment n’est pas venu. Tuer… Liam s’en empêche. Il faut qu’il remette sa conscience dans le bon sens. Le type au journal s’est rapproché de la blonde. Son voisin s’est levé. Liam se calme. Liam va pouvoir s’en aller pendant qu’ils sont occupés avec elle.
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Lun 10 Oct - 14:34


Voilà qui est affreusement ennuyeux
❧ Surtout quand on est en cavale


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Le vibreur de son téléphone vint réveiller Grace qui s’était assoupie sur sa table de travail. La jeune femme eut quelques secondes de difficulté avant de reprendre ses esprits et de se souvenirs qu’elle se trouvait à la bibliothèque de l’université où elle s’était inscrite, avec des bouquins liés à l’espace ouvert devant elle. L’étudiante avait passé son après-midi à faire des recherches, sans rien trouver sur les peuples extra-terrestre. Elle n’avait déjà pas eu grand espoirs quand elle avait sélectionné ses livres, mais maintenant qu’elle avait la confirmation de n’avoir rien trouvé, elle avait vraiment l’impression d’avoir perdu son temps. À croire que si elle souhaitais avoir des information sur le peuple de sa mère, elle allait devoir faire un voyage en Biélorussie pour directement lui demander. Mais la blonde avait définitivement fait une croix sur son pays natale quand elle s’était débarrasser du sorcier. Même avec son apparence humaine et sa nouvelle identité, cela restait trop dangereux. Elle pourrait, bien entendu, demander à Apolline un coup de main en piratant certaines base de données, mais Grace ne savait pas vraiment par où commencer et préférait mener ses recherches seules. Et elle n’avait rien demandé non plus à Wanda, qui de par sa place chez les Avengers, aurait pu l’aider, car cela voulait dire lui révéler la vérité à son sujet et, cela, la jeune femme n’en était pas prête.

Un coup d’oeil à sa montre indiqua à la miss qu’il allait falloir qu’elle rentre si elle ne voulait pas se retrouver bloquée dans l’établissement. Sa journée touchait à sa fin et elle avait assez travaillé ses dernières heures malgré son assoupissement. Depuis cette histoire de fusion des mondes, Grace était de moins en moins sereine, craignant que cela engendre plus de problème. Et comme le stress n’aidait pas vraiment dans la vie de tous les jours, elle avait tendance à en faire des insomnies la nuit et finissait toujours pas rattraper son sommeil pendant les cours. Ce n’était peut-être pas la meilleure attitude à adopter, mais la miss tenait comme elle le pouvait, mettant toute les chances de son côté pour ne pas perdre le contrôle de son apparence devant les autres étudiants.

Son sac sur l’épaule, Grace quitta l’université pour commencer à rentrer chez elle. La blonde commença le trajet à pied, bien qu’elle savait qu’elle allait devoir finir par prendre un bus. En arrivant, elle n’avait pas voulu habiter Manhattan même, préférant un coin plus tranquille et se dégotant un loft à Brooklyn. Alors ce n’était certes pas la porte à côté, mais au moins elle se sentait tranquille et plus sereine. Et comme aujourd’hui elle ressentait le besoin de se réveiller, la miss décida de marcher un peu plus avant d’aller prendre un transport. Il y avait une place qu’on lui avait conseillé de voir non loin de l’établissement, et c’était finalement la direction qu’elle avait prise. Les quelques camarades avec qui elle avait noué des liens lui avait dit qu’ils s’y rendaient des fois et, peut-être qu’avec de la chance, la jeune femme allait les y retrouver. Mais si seulement elle avait su que ça tournerait autrement.

Ce fut un cri qui attira l’attention de la métisse. Elle ne put s’empêcher de sursauter et, instinctivement, elle restera sa prise sur son sac pour se mettre à calmer sa respiration. Elle savait ce qui se passerait si elle perdait le contrôle. Elle se retrouverait à adopter son apparence féline devant tout le monde et ça, ça ne devait surtout pas à arriver. Malgré tout, son regard balaya rapidement la place à la recherche de quelque chose de suspect, ayant tout ses sens en alerte. S’il fallait décamper, elle allait devoir le faire de manière naturelle si elle ne voulait pas attirer l’attention sur elle. Mais pour le moment, elle ne bougeait pas, gardant toujours ses sens en éveil profitant qu’ils soient plus sensible que ceux des humains pour repérer le moindre indice qui l’aiderait à comprendre ce qui se passait. Et quand elle entendit des pas s’approcher d’elle, automatiquement son regard se posa sur un homme portant un journal sous son bras. C’était lui qui avançait dans sa direction et, l’esprit apeuré de Grace s’éveilla.

Bien que tout son esprit lui ordonnait de partir, elle ne pouvait s’empêcher de rester bloquée sur place. Elle connaissait la tête de cette personne et savait ce que cela signifiait. Les alliés du sorcier qu’elle avait livré au gouvernement semblait l’avoir retrouvé. Son côté raisonnable essayait de la rassurer en lui disant qu’elle était méconnaissable sous cette forme humaine, mais elle n’arrivait pas à s’en convaincre. Alors quand le type vint s’adresser à elle pour savoir s’ils se connaissaient, Grace joua du mieux qu’elle pouvait les innocentes dans sa réponse négative. Mais s’il était télépathe, elle savait que son esprit l’avait démasqué. S’excusant face à la personne, elle se faufila pour s’échapper du traquenard, tête basse, prétextant une urgence. S’était l’excuse la plus minable qu’elle avait, mais elle n’en avait pas d’autre à sortir.

Grace pressa le pas pour se dépêcher, quittant aussi vite et aussi naturellement la place tout en jetant des regards inquiet autour d’elle. Avec un peu de chance, quelqu’un capterait et viendrait l’aider. Elle entendait bien qu’on la suivait et se doutait que c’était le type au journal. Il avait ses doutes et ce n’était certainement pas un simple non qui allait tirer la blonde de là. Elle s’était fait avoir en beauté et il allait falloir qu’elle se sorte là. Elle hésita-même à envoyé un message de demande d’aide en connectant son esprit à son téléphone, mais la blonde s’en empêcha, voulant éviter de se faire démasquer. Seulement, concentrée à trouver une solution, elle venait de se retrouver prise au piège dans une ruelle vide et se maudit de ne pas avoir fait attention. À croire que depuis qu’elle s’était offert sa liberté, elle n’arrêtait pas de s’attirer des ennuis. Elle tenta malgré tout une dernière tentative pour rejeter les doutes de l’homme, affichant un air assuré aussi plausible qu’elle le pouvait.

« Ecoutez, je ne vous connais aucunement et ça ne sert à rien de me suivre. Alors laissez-moi passer, j’ai rendez-vous à la tour Avengers. »

Commençant à avoir l’habitude de mentir, ce mensonge était sorti tout seul. Grace n’avait aucunement rendez-vous à la tour des Avengers, mais elle s’en était servi comme excuse se disant que, dans le pire des cas, elle pouvait toujours s’y rendre pour transformer ces dires en une vérité. Et avec un peu de chance, l’évocation des Avengers allait effrayait un peu la personne.



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Ven 21 Oct - 23:08


❝ Voilà qui est affreusement ennuyeux

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Grace & Liam
Souviens-toi que le Temps est un joueur avide Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c’est la loi △ L’horloge (C.Baudelaire)

Le calme ne dure pas. Liam s’agite intérieurement. Pourquoi ? Il sent que ça ne va pas autour de lui. Il va s’en aller pour que ça aille mieux. Il doit pourtant se forcer à attendre encore une minute pour ne pas paraître fuir et qu’on ne le remarque pas. Liam attend que les types reportent toute leur attention sur la jeune femme qu’ils ciblent. Mais sur les trois, un ne le fait pas. Apparemment il essaierait même d’être discret. Liam sourit. Un petit sourire en coin juste à la commissure de ses lèvres. Mais Liam air… déraille. Ca ne va pas tuer… dans sa tête. Liam a rangé son livre, Liam a la main sur la crosse de son Beretta pour ne pas tuer… faire sortir la masse violacée qui s’agglutine dans ses mains.

Il tente de se détacher de son problème. La tête ankylosée, les doigts douloureux. Ca veut sortir. Ca va sortir. Liam fait un effort pour tuer… se maîtriser. C’est dangereux. Il est dangereux, ces types sont dangereux, la fille aussi peut-être. Trop de gens dangereux, il faut une loi. Une loi de jungle. Liam se lève brusquement. Ca va peut-être calmer ces types, sales types… son instabilité. Il prend une grande inspiration. La fille s’empresse de fuir les hommes qui l’ont abordée. Qu’est ce qu’ils veulent ? Qu’a-t-elle air… fait ? Ce n’est pas les affaires de Liam. S’ils veulent abuser d’elle, la tuer ou simplement la frapper, ce n’est pas le problème de Liam. Tuer…

Pourtant le troisième type reste un peu en retrait. Liam sait qu’il reste pour lui. La blonde passe près de lui. Liam sent le parfum féminin et une odeur étrange qui est masquée en dessous. Une odeur pas tuer… humaine. Tuer… Tuer… Tuer… Son pouls est rapide, elle a presque peur. Liam s’en fiche. Liam veut la paix. Qu’elle s’en aille loin avec sa peur, qu’ils s’en aillent avec leurs intentions, que tout le monde parte. Liam veut tuer… s’isoler derrière sa masse violette. Liam regarde le type qui l’attend. Ce dernier repère vite qu’il est observé. Il sait qu’il est repéré. Liam se calme quand l’autre panique un peu. Ses collègues sont partis avec la blonde. Liam ne baisse pas les yeux. Il est en marche à présent.

Il allait falloir faire ça discrètement. Mais le temps qu’il arrive au niveau du type, il a déjà passé un message à ses collègues. Liam reste stoïque. Sa tête aussi. Il passe, l’air normal. Le manteau cachera le sang. Liam va libérer ça de ses mains. Il heurte l’homme comme s’il ne l’avait pas vu. Ce dernier n’a le temps de rien faire et Liam passe une main dans le côté du manteau, ouvre sa paume, et libère le champ de force qui sort. Sort, sort, aussi aiguisé qu’une lame de rasoir. Ca transperce la peau, ouvre la chair, les veines et les muscles dessous puis l’odeur du sang se repend. Liam décale l’homme, toujours comme s’il l’avait simplement bousculé et s’en va en faisant mine de s’excuser.

Liam parcourt une dizaine de mètres avant de retrouver la trace des autres. Il veut des réponses. Liam arrive dans une ruelle où la fille, certainement pas très douée, s’est égarée. Mais Liam ne voit que le type qui lui fait face. Ou est l’autre ? Il ne l’a pas vu s’en aller.

Il entend la fille servir un mensonge. C’est flagrant et l’autre ne semble pas mordre non plus. Rendez-vous à la tour Avengers ? Liam sourit. Il n’est pas très fort en géographie, mais il doute que ce soit par là. La blonde le voit enfin. Mais pas l’homme au manteau. Liam avance tranquillement. Il laisse son Beretta où il est. Liam n’en a pas besoin. Il fait encore quatre pas avant que l’autre ne se rende compte de sa présence. Il se retourne, un couteau assez long à la main. Bonne tactique, ça ne fait pas de bruit. Mais non, c’est toujours une mauvaise tactique. Liam brandit sa main tandis que l’autre abat son arme sur lui. Une masse violette de quatre-vingts centimètres de diamètre, vient se placer entre les deux et fait reculer l’homme quand son couteau heurte le champ de force de Liam.

Liam reste stoïque. L’homme relève la tête vers lui, l’air dérouté. Liam sourit. Il aime bien sourire. De cette manière qui lui tend les lèvres dans un rictus agréable. L’autre cherche son pistolet d’une main tremblante. Liam s’énerve, il ne sourit plus. C’est terriblement ennuyant des adversaires comme ça. Non seulement ils se permettent de le déranger, mais en plus ils l’insultent presque en étant aussi amateurs. Liam s’ennuie. Il tend ses doigts pour mieux saisir son champ de force qui se forme devant lui. Liam se concentre et l’aiguise puis il déplace ses mains. La masse violette se tourne, pivote et fond sur l’homme pour lui couper la tête. Un coup net et propre. Liam sourit de nouveau, de satisfaction cette fois.

Mais ça ne dure pas. Liam entend une berline crisser sur le goudron un peu plus loin. Les renforts viennent. Tant mieux, il a tué leurs collègues en ayant oublié de leur demander pourquoi ils venaient l’importuner. Il relève la tête. Il avait oublié la blonde. Liam ne comprend pas son expression, mais maintenant qu’elle est là, elle peut peut-être répondre à ses questions. Les hommes se rapprochent. Liam est contrarié. Il doit bouger avant qu’on ne remarque le deuxième cadavre et que tout le monde ne commence à paniquer. Trop tard, on entend crier à cet instant. Certainement que l’autre est tombé et à laissé son sang sur les pavés. Dommage, cette place n’était pas si laide. Il faut agir vite, maintenant. Liam va chercher la fille.

- On doit bouger, on est fichus ici, dit Liam.

Il n’attend pas sa réponse et l’entraine hors de la ruelle. Un coup d’œil rapide et il compte quatre hommes arrivés sur la place. Ils cherchent. Liam accélère le pas et tourne à l’angle de la rue. Il sait bien qu’ils ne vont pas mettre longtemps à les rattraper. Il y a un peu de gens sur ce trottoir. Liam n’aime pas les gens. Mais c’est un bon moyen de prendre de l’avance. Liam ne lâche la fille que quand ils descendent l’escalier qui mène à une station de métro, dont il n’a pas vu le nom. La foule est plus dense encore. Mais au moins il peut parler. Liam estime à deux minutes maximum le temps que les hommes mettront à les retrouver. Il veut ses réponses d’ici là.

- C’est qui ces types ? il demande. Qu’est-ce qu’ils veulent ? Et ne me mens pas parce que je le saurai, je t’assure.
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Mar 1 Nov - 12:33


Voilà qui est affreusement ennuyeux
❧ Surtout quand on est en cavale


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Grace se sentait idiote de s’être retrouvée dans cette impasse. Si le type qui la suivait ne l’avait pas déjà rejointe, elle aurait pu tenter de trouver un endroit où se cacher en hauteur, seulement le faire maintenant venait à révéler l’une de ses spécificités. Car, même sans prendre sa véritable forme, escalader des façades d’immeubles n’étaient pas donné à tout le monde. Alors, suivant son instinct de fuite, elle avait sorti un mensonge qui lui était passé tout droit dans la tête. L’étudiante était douée pour mentir, mais elle était persuadée que, face à son état, même la plus pure des vérités pouvaient passer pour en mensonge. Dire qu’elle se rendait à la Tour Avengers semblait assez bidon comme excuse, mais pas pour la métisse qui avait fait la connaissance d’une Avengers. Mais cela ne fit ni chaud ni froid à la personne et il allait falloir qu’elle trouve autre chose.

Sa réflexion fut interrompue par un bruit qui attira son attention. Sans qu’elle n’ai une grande vue sur ce qui s’était passée, elle avait entendu quelqu’un arriver. Mais qui était-ce ? Elle n’en avait aucune idée et les informations que percevaient ses sens ne l’aidaient guère. La seule indication qu’elle eut, était qu’elle ne connaissait pas le nouvel arrivant. Un seul pas sur le côté lui permit d’avoir le jeune homme dans son champ de vision. Maintenant qu’elle le voyait, elle le reconnut pour l’avoir aperçu sur la place qu’elle avait fuie. Elle ne savait rien de plus sur lui et n’eut pas le temps d’en chercher plus. L’arme de la première personne apparaissant dans son champ de vision la fit se figer sur place. Sa seule échappatoire était de faire appel à ses capacités, ou espérer que l’autre face quelque chose. Comme si le fait que son regard s’était porté sur le brun qui avançait avait alerté l’allié du sorcier qui était devenu son ennemi, celui-ci se retourna. La jeune femme aurait pu en profiter pour essayer de filer, courir et se faufiler, mais un rapide calcul lui fit comprendre qu’elle n’aurait pas assez de marge de manœuvre. La seule issue de secours restait la hauteur. Bondir, grimper et se hisser le plus haut possible. Grace avait repéré plusieurs prises : des poubelles qui pouvaient lui faire gagner un demi-mètre, des fissures dans le mur, un tuyau d’écoulement d’eau. Pleins de facteurs dont elle savait se servir. Et au moment où elle allait prendre les jambes à son cou, son regard fut happé par ce qu’il se passait.

Une barrière mauve était venue intercepter l’arme. L’inconnu qui était arrivé dans la rue n’était pas un humain normal. L’esprit de Grace oublia aussitôt la suite, cherchant à savoir qui il était : un mutant ? un optimisé ? ou bien un alien ? Elle n’en savait guère, mais elle vit qu’il semblait savoir quoi faire. Alors tout ce qu’elle trouva à faire était de se coller au mur, comme si elle pouvait rentrer dedans. Elle aurait pu profiter de la diversion pour partir, mais ses muscles lui obéissaient plus. Elle semblait omnibulée par ce qui se passait, comme aurait pu l’être n’importe quel humain. Voilà qu’à vouloir tant les ressembler, l’étudiante commençait à avoir leurs réflexes.

À la vue du sang, Grace eut une sensation de dégoût. La jeune femme ne faisait clairement pas partie de ceux dont cela ne faisait rien, mais pas le temps de s’attarder là-dessus. Son ouïe avait capté l’arrivée de la voiture avant que les pneus ne crissent. Il fallait bouger d’ici. Mais bien que son cerveau analyse tout et envisageât ce qu’il y avait à faire en conséquent, elle était incapable de bouger. Ce fut la réaction du brun qui dé-paralysa Grace. Sa simple phrase la fit reprendre ses esprits et tandis qu’il la traînait, elle se mit à marcher suffisamment vite pour maintenir la vitesse. Mais même aller vite devenait une véritable tâche de concentration pour elle. La métisse savait qu’elle ne devait pas laisser son instinct la faire partir en sprint pour ne pas laisser l’autre, alors elle calqua sa vitesse sur la sienne.

Ce fut une fois dans la station de métro, tandis qu’elle fendait la foule pour rester aux côtés de celui qui l’avait sortie de là, que Grace se remit à réfléchir normalement, sans ne plus laisser la peut lui dicter ses pensées. Bien sûr que le brun allait lui demander ce que voulaient ces personnes. On ne s’en prenait pas à une étudiante qui n’avait rien fait avec d’aussi gros moyens pour rien. Sans se laisser le temps de réfléchir, il allait falloir donner les réponses au compte-gouttes pour ne pas dévoiler sur sa nature.

« J’en sais rien. Je crois que je l’ai vu ce matin sans plus, mais je sais pas ce qu’ils me veulent. Je ne vois pas ce que je pourrais avoir pour eux. »

Elle n’allait certainement pas tout déballer et raconter qu’elle n’était qu’à moitié humaine, ayant des origines extra-terrestres et devenue la cible d’un sorcier qui s’était fait arrêter par sa faute. C’était gros et totalement impossible à dire. Mais cela avait été facile pour elle de mentir. Grace avait imaginé tellement de fois le pire des scénarios, qu’elle s’était imaginé une flopée d’excuse plus ou moins construite pour être le mieux crédible. Et depuis que certains étaient dans la confidence, elle avait demandé leur aide. Tout en réfléchissant à ce qu’elle pourrait dire pour sa défense, la jeune femme faisait mine d’être préoccupée par ce qu’on lui voudrait. Elle n’allait certainement pas être à deux doigts de perdre tous ses secrets à cause d’un type qui l’avait reconnu.

« La personne ne m’a rien dit dans l’allée. Je ne sais pas pourquoi il ne voulait pas parler. J’ai l’impression d’avoir une cible dessinée sur la tête… »

Et ça n’aidait pas son côté légèrement parano qui se mettait à douter de tout et de tout le monde. À chaque tête qu’elle croisait, elle craignait de se retrouver face à un acolytes du sorcier. Essayant tout de même d’agir de manière normale, elle farfouilla son sac pour sortir deux tickets de son porte feuille et en tandis un au garçon.

« On peut peut-être les semer une fois les portiques passer. Et tu es quoi toi ? »

Avec sa dernière question, Grace faisait référence à la barrière énergétique mauve qu’elle avait vu. Ce n’était certes pas la première fois qu’elle se retrouvait face à un élément magique, et elle préférait s’assurer immédiatement de la nature du brun.



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Ven 18 Nov - 12:37


❝ Voilà qui est affreusement ennuyeux

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Grace & Liam
Souviens-toi que le Temps est un joueur avide Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c’est la loi △ L’horloge (C.Baudelaire)


Elle ment. Evidemment. Liam sait qu’elle dissimule la vérité. C’est terriblement mal résumé pour une fille qui se met dans le pétrin comme ça. Et face à lui elle continue en plus. Comment peut-elle ? Mais Liam se tait. Elle a encore à parler. Alors elle continue pendant dix secondes. Une bouillie de paroles, d’incompréhension et de doutes. Elle a clairement des choses à se reprocher. Liam connait ça. Liam le vit tous les jours. Mais Liam n’a pas peur, il se retourne sur son passé et tue. Et il tuera encore toutes les petites parcelles passées qui reviennent. Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus. Jusqu’à ce qu’il soit le dernier.

Il ne dit rien. Pas encore. Liam regarde la blonde fouiller son sac. Elle a une idée. Elle lui sort un petit papier. Il reste dubitatif mais le prend quand même. Quel genre de stratégie est-ce là ? Liam fait un effort de mémoire. Il a déjà vu ça. Et puis les gens autour en ont aussi. Ah oui, c’est pour prendre le métro. Légalement. Liam joue avec le ticket entre ses doigts en jetant un coup d’œil circulaire. Rien à signaler pour l’instant. Il sait qu’il ne doit pas trop vérifier, il doit faire comme s’il n’y a pas de problème. Mais Liam sait que c’est plus fort que lui. Sinon… Sinon ça va recommencer là-haut.

Liam revient sur la blonde qui lui a posé la fameuse question. Celle de son héritage génétique en d’autres termes. Il ne peut pas s’empêcher de sourire tellement ça paraît ironique. Elle est sérieuse malgré tout. C’est l’hôpital qui se fout de la charité. Mais Liam s’en fiche. Elle l’a vu faire. Elle sait. Et pourtant elle lui demande.

Et d’ailleurs… Elle en sait trop. Liam n’a pas encore décidé de ce qu’il ferait d’elle. Ce n’est pas le moment. Mais Liam se dit qu’il pourrait simplement capturer un de ces hommes pour le faire parler. Liam réfléchit. Il peut aussi leur livrer la blonde… Non ces types ne seraient pas satisfaits. Liam les a vu. Ils le veulent aussi. Liam est contrarié de la situation. La masse violette revient dans les veines de ses poignets. Ils sont là depuis plus d’une minute. Ils doivent bouger.

- Vraiment ? Si je te dis ce que je suis, tu feras de même ? ricane-t-il.

Liam lui fait signe d’y aller. Les autres sont certainement déjà sur place ou à la prochaine station pour les cueillir facilement. Liam connaît cette stratégie. Il leur faudra peut-être traverser la rame pour aller dans le sens inverse, après. Liam réfléchit et appréhende. Il ne connait pas son ennemi. Contrairement à d’habitude. Il va falloir être prudent. Les gens n’aiment pas qu’on sorte les armes à feu à tout va, en plus. Ca les fait paniquer et après Liam aurait un autre genre de problème sur le dos. Il a appris ça à force de vivre parmi eux.

Liam laisse passer la fille devant. Il imite son geste en passant à la borne et ils s’engouffrent dans la marée vivante. Liam n’aime pas ça. Il n’aurait pas du prendre un endroit avec autant de monde. Liam ne veut pas que ça déraille là-haut. Ils descendent encore six marches pour gagner la rame de métro. La blonde ne sait pas qu’elle est avec un instable. Un nouveau coup d’œil circulaire. Trop de gens. Trop de suspects. Liam devrait repérer les types. Mais pas encore. A croire que la journée est destinée à être longue.

Liam aurait dû choisir une nouvelle ruelle. Loin des regards indiscrets. Il les aurait fait parler et les aurait liquidés. Avec son Beretta… Beretta ou ses champs de force. Liam empêche la masse violette qui revient, de sortir. Il n’y a pas de métro. Il faut attendre. Cinq secondes. Liam n’arrête pas de regarder partout. Liam n’a toujours rien vu. Liam n’aime pas air… les gens. Tout ce monde qui s’amasse sur le quai. Tout ce monde dont il veut tuer… s’éloigner. Treize secondes. Liam secoue la tête. Ce ne doit pas se air… déstabiliser tuer… de nouveau. Liam veut exploser, laisser sortir la chose violette, écarter les gens de lui, ouvrir les murs. Vingt-sept secondes. Un bruit retentit dans le tunnel. Enfin.

Mais Liam se raidit et redresse la tête. Il l’a vu du coin de l’œil pourtant. L’homme a dévalé les escaliers trop vite. Il a regardé partout. Comme Liam juste avant. La foule les dissimule, mais pas pour longtemps. Le métro arrive et ouvre ses portes. Trop lentement. Les deux s’empressent de monter et se cognent contre les passants. Contact. Contact. Contact. Encore trop de gens. Trop de gens qui se frottent à Liam. Contact. Contact. Trop de gens qui respirent son air. Contact. Contact. Contact. Trop air… de personnes à tuer… éviter.

Liam se focalise sur le dos de la blonde tuer… qu’il suit, pour ne pas tuer… perdre des gens… les trop de gens… pédales. Ils trouvent un emplacement. Air… Liam relève la tête pour tuer… mieux tuer… respirer. Il n’y pas de place assises, air… ils restent debout au milieu trop de gens…. Trop voyants. Ils sont beaucoup trop voyants. Air… Liam aurait voulu pouvoir réfléchir. Ils auraient déjà traversé la rame pour tuer… prendre la direction inverse. Mais ils n’ont plus le choix. Liam soupire. Ils sont coincés.

Il doit se air… reprendre, pourtant. Le métro démarre. Beretta… Il a bien vu l’homme entrer dans le wagon précédant. Même s’il a sans doute voulu être discret. Mais il ne sait pas que Liam fait ça depuis sa naissance. Oui c’est ça. Liam se concentre. Liam respire. Il fait mine de regarder au dessus de la tête de la blonde pour lui parler.

- On va devoir bouger.

Liam se stabilise. Il fait abstraction des gens. Cette prouesse cérébrale ne va pas durer. Liam en profite alors. Il fait signe à la blonde de reculer dans le wagon. Les gens vont faire barrage en attendant. Liam sait qu’ils vont se faire cueillir. Liam voulait juste être tranquille. En attendant, il est en apnée dans cette marée humaine. En attendant que le métro les recrache à la prochaine station. Et Liam est persuadé que le trajet entre les deux peut s’avérer plus long qu’il n’y paraît.

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Mer 23 Nov - 11:38


Voilà qui est affreusement ennuyeux
❧ Surtout quand on est en cavale


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Alors qu’ils se trouvaient engouffrés dans le hall du métro, Grace avait profité de la petite pause pour reprendre son souffle et se forcer à se calmer. En vérité, elle n’était pas si essoufflée que ça, ça condition physique faisait que c’était avec facilité qu’elle s’en était sortie. Mais avec ce qu’il se passait actuellement, elle avait eu besoin de se poser cinq minutes, ce qui l’avait aidé à mieux contrôler ses esprits et réfléchir à la situation. Elle avait profité de ce laps de temps pour sortir des tickets de métro et en donner un au garçon. S’ils voulaient semer les types qui les avaient pris en chasse, autant se fondre réellement dans la masse et agir normalement. La jeune femme réfléchissait de manière à essayer d’avoir un coup d’avance sur la situation et le mieux lui semblait de fendre la foule pour faire ce qu’elle ferait en temps normal. Utiliser les transports en commun pour rentrer, mais cette fois-ci, elle n’irait pas chez elle.

Et puis la question qui l’a démangé avait été posée. Elle voulait savoir ce qu’était la personne pour mieux le cerner et savoir à quoi s’attendre. En vérité, elle voulait juste s’assurer que ce ne soit pas un sorcier qui pourrait se jouer d’elle. Après, qu’il soit mutant, muté, extra-terrestre ou tout autre chose, l’importait un peu moins, pouvant difficilement critiquer vu ses origines. Seulement, il marquait tout de même un point. Non, elle ne lui dirait pas la vérité quoi qu’il lui dise. Grace n’allait pas balancer à un inconnu qu’elle descendait d’une race alien, et encore moins dans un lieu public. C’était beaucoup trop dangereux et elle faisait trop attention à garder tout ça secret pour le révéler comme ça.

Ne cherchant pas à répondre, Grace prit les devants au signal de Liam, restant silencieuse. En fait, son silence était surtout pour se concentrer en cherchant une issue de secours, tout en se connectant mentalement au système de surveillance pour garder un œil sur les partisans du sorcier. Agissant de manière naturelle, Grace se plongea dans la peau du personnage qu’elle s’était créée lors de son arrivée à New York. Jouer les étudiantes des plus normales, qui vivaient leur train-train quotidien. À force, elle était devenue maître dans l’art de se faire passer pour celle qu’elle n’est pas. Personne ne soupçonnait rien sur sa véritable identité et c’est ce qui lui avait permis d’avoir la vie qu’elle avait actuellement. Excepté que cette fois-ci, on l’avait peut-être reconnu.

À force de les utiliser, Grace connaissait plutôt bien les lignes de métro et c’était sans même réfléchir une seconde qu’elle guidait Liam en empruntant une ligne au hasard. Tout ce qu’elle souhaitait, c’était s’éloigner des lieux qu’elle avait l’habitude de fréquenter pour éloigner tout soupçons. Elle descendit vers une rame qui l’emmènerait dans un autre coin de Manhattan, tout en essayant de repérer une quelconque tête suspecte sur les enregistrements des caméras de sécurité. Elle aimait cette faculté de se connecter à la technologie, lui permettant ainsi de s’offrir une certaine assurance. Et tout dans le métro était informatisé, ce qui lui offrait un net avantage. D’un coup d’œil derrière, elle vit le jeune homme et quelque chose lui disait que ça n’allait pas. Comme s’il était concentré sur quelque chose. « Il y a un problème ? » Elle s’était retournée pour regarder devant elle et éviter de bousculer quelqu’un, ne le voyant pas se raidir peu après. Mais elle, elle vit l’un des hommes par le biais des caméras de sécurité et elle sentit un frisson la parcourir. Elle ne devait surtout pas agir de manière suspecte et prit place dans le métro comme si de rien n’était. Seulement la blonde n’aimait pas ça. Il n’y avait plus de caméras pour l’aider à garder un œil sur les autres et ne pouvait plus se fier qu’à son instinct et ses réflexes.

Elle acquiesça doucement à la remarque du brun et s’éloigna un peu vers le fond du wagon. Tout en se frayant un passage, un plan commençait à se créer dans sa tête. Il fallait faire quelque chose, sans quoi ils seraient cueillis à la sortie du métro. Et une idée un peu plus réfléchi que les autres se mit en place dans sa tête. Elle pouvait le faire, mais il fallait agir vite avant que d’autre ne les en empêche. Grace n’avait pas le temps d’expliquer son plan, mais elle se tourna vers la personne qui l’accompagnait maintenant. « Tu voulais savoir ce que je suis ? Technopate. » Et sans en dire plus, elle se connecta mentalement au réseau de la ligne de métro, vénérant ceux qui avaient automatisé leurs fonctionnements. Sans ça, son plan tombait à l’eau, mais il lui fut plus facile qu’elle ne le pensait de trouver le système de freinage. Sous l’effet, le wagon s’ébranla et la blonde ne tint debout seulement grâce à une barre métallique où elle pouvait s’accrocher. La fenêtre d’action n’était que de quelques secondes, mais c’était largement suffisant. Indiquant au jeune homme de la suivre, la métisse utilisa sa connexion pour faire ouvrir la porte arrière et se glisser hors du wagon. Elle devait faire attention à là où elle mettait les pieds, mais dès que les deux furent dehors, elle verrouilla la porte et relança le métro pour qu’il reprenne son trajet. Il n’y avait aucun doute que le sorcier avait vu ce qu’elle faisait, mais il n’avait certainement pas eu le temps de fendre la foule au moment où il avait saisi que c’était la blonde qui était à l’origine de l’arrêt temporaire du train.

« Tu sais maintenant. » C’était à son tour de la rassurer sur ce qu’il était, mais l’heure était à autre chose. « On doit se mettre à l’abri. La prochaine rame passe dans quelques minutes, je peux suivre son avancée avec les caméras. Suis-moi. » Si le métro avait été bien construit, il y avait forcément une issue de secours non loin, et elle serait leur porte de sortie. Il avait beau faire sombrer dans le tunnel, Grace se servait de sa condition féline pour se repérer, tout en s’aidant des caméras et de leur vision nocturne. Se repérer n’était donc pas un problème, mais elle ne devait certainement pas rater la sortie qu’elle visait. Mais il fut relativement simple de trouver l'alcôve et de se réfugier derrière. La blonde se doutait que ça ne soit pas fini et que le partisan du sorcier allait trouver un moyen de revenir à la charge, mais cette issue lui permettait de souffler un peu. Ils avaient le droit à quelques minutes de tranquillité et la jeune femme comptait bien en profiter.



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Mer 18 Jan - 10:14


❝ Voilà qui est affreusement ennuyeux

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Grace & Liam
Souviens-toi que le Temps est un joueur avide Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c’est la loi △ L’horloge (C.Baudelaire)


Liam s’attend à reperdre les pédales. Il se concentre, cherche le peu de stabilité qu’il y a à l’intérieur de lui et s’y accroche. Cet exercice est dur. Mais Liam sait aussi que la qualité et la maîtrise de son pouvoir repose surtout sur sa force mentale. Il détesterait se dire qu’il n’est pas à la hauteur. Toute sa vie il a travaillé à y être. Et le travail n’a pas de fin.

Liam se crispe. Il n’a pas de repère auxquels s’accrocher. Il n’y arrive pas avec ces gens. La masse violette coule dans ses veines. Il doit encore la contenir. Six secondes s’écoulent. Rien ne progresse. Dix-sept secondes. Liam a regardé trois fois l’homme qui désormais, ne les quitte plus des yeux. Liam a envie de lui envoyer son poing dans la figure. De le prendre et de le retourner, face contre terre. De l’envelopper dans un champ de force et de serrer de plus en plus fort, pour le voir succomber sous la pression qui brisera son corps.

Mais un mouvement de la blonde qui l’accompagne, quand il la prévient du danger, l’étonne un peu. Elle va vers le fond du wagon. Liam ne sait pas bien ce qu’elle fait. Il la suit tout de même. S’il n’y a que ça, le geste est stupide. Mais il n’y a pas que ça. Il se heurte à plusieurs épaules, se retient d’en gifler un et s’arrête quand l’autre se tourne vers lui.

Que lui dit-elle ? Liam sonde ses yeux, ses mouvements, son agitation durant une seconde, à la recherche d’un tic qui trahirait son mensonge. Il ne sait pas pourquoi sa réponse ne lui suffit pas, peut-être au niveau de sa voix ou de son regard, mais il s’en contente car elle semble véridique. Liam acquiesce seulement et attend.

Il veut voir la pratique, pas les paroles. Elle se concentre. Liam regarde derrière lui. Un coup d’œil furtif. Sa main s’est agrippée à la barre à côté d’eux. Ses articulations sont blanches à force de serrer. L’homme qui les poursuit avance vers eux. Liam attend deux longues secondes.

Il s’apprête à la presser. Quoi qu’elle fasse, qu’elle se dépêche. Mais comme pour lui répondre, le métro freine tout à coup dans un vacarme intense. Il sent plusieurs contacts étrangers dans le mouvement brusque. Liam se retient de crier. Le choc vrille dans sa tête et résonne en lui comme une plainte. Liam étouffe. Ce n’est plus supportable.

La blonde lui fait signe de la suivre. Il s’empresse de s’exécuter. Trois secondes à peine. Trois secondes pour que la porte s’ouvre, qu’ils sortent sous les regards interrogateurs des autres et qu’ils gagnent le sol désert. Liam se retourne et voit les portes se fermer derrière eux, puis le métro repart, l’air de rien.

Liam ne s’étonne pas. Il a vécu et baigné dans ce genre d’évènements. Il a même appris plus tard, que ça n’était pas habituel pour les gens dehors. Il a déjà fait l’expérience au début de son retour à New York. Un mutant qui faisait des siennes dans la rue. Liam est passé devant, la tête baissée, comme à son habitude. Et il a vu les autres paniquer. Il s’est arrêté, contrarié, et n’a pas compris pourquoi tout le monde dévisageait un type qui lévitait.

Liam accorde un dernier regard au type à travers la fenêtre qui le dévisage, les traits déformés par la colère. S’il voyait sa tête, celui-là. Liam ne peut pas s’empêcher de sourire. L’autre à l’air tellement stupide, coincé dans le métro au milieu de tous ces gens.

Il revient sur la blonde qui semble avoir miraculeusement pris, une attitude plus réfléchie que dans la rue tout à l’heure. Liam l’écoute, elle semble sûre d’elle. Lui n’y connait rien à ces choses. Quoique les souterrains, il connaît bien ça. Un plafond sans cesse au dessus de la tête, il se sent presque chez lui.

Liam force ses yeux à mieux voir, même si le résultat n’est pas convainquant. Il marche dans les pas de la blonde qui progresse le long des rails. Si un métro passe, il n’aura qu’à mettre ses champs de force en avant en espérant pouvoir tenir le choc. Mais une rame pesant approximativement plus d’une centaine de tonnes en comprenant près de deux cents passagers, doit quand même faire mal.

Ils avancent à bonne allure malgré le noir et il ne faut pas plus de douze secondes pour trouver la porte de secours. Ils l’ouvrent et la referment immédiatement derrière eux. La blonde semble vouloir se poser. Liam ne s’en plaint pas. Il profite du vide autour de lui. Plus de contact, d’étouffement ni même de bruit. Enfin la paix.

Mais pas pour longtemps. Il faut être lucide. Et puis ça embêterait Liam de ne pas savoir ce que veulent ces sales types. Il veut être sûr de les connaître pour ne pas leur permettre de revenir. Il y a déjà assez de problèmes à mutation qui viennent le voir régulièrement.

Tandis qu’il savoure le calme, Liam réfléchit. S’ils remontent et sortent, ils seront à découvert. En revanche, les autres ne pourront pas agir librement non plus. Et ils sont deux mutants. Mais contre quoi ? Que sont-ils eux, à part des emmerdeurs ? Liam regarde les murs sans vie autour d’eux.

Ses pensées s’interrompent alors qu’il entend quelque chose. Des pas. Des pas trop rapides à son goût. Il regarde la blonde. Il compte deux hommes. Un parle assez bas, sans doute au téléphone. Ils n’ont pas perdu de temps. L’autre colérique a dû les prévenir pendant qu’il était coincé dans le métro. Liam se redresse. Il met la main sur son Beretta. Ce geste est automatique mais Liam sait que la détonation fera trop de bruit.

La masse violette afflue alors dans ses veines. Cette fois, Liam n’a pas à se retenir. Elle sort et s’emmêle autour de ses doigts au fur et à mesure que les pas s’approchent. Liam la modélise et attend. Les hommes sont là. Liam fait signe à la blonde de garder le silence et il se plaque contre le mur.

Il faut cinq secondes. Liam sort son arme et l’abat sur la tête du premier qui tombe, assommé. Il tend sa main libre vers l’autre et déploie son champ de force pour l’enrouler autour du corps de l’homme qu’il envoie contre le mur.

- Passons aux explications, déclare Liam en le fixant.

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Lun 20 Fév - 12:38


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❧ Surtout quand on est en cavale


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] L’idée de stopper temporairement le métro pour en sortir sans laisser le temps à leur poursuiveur de le faire était apparu comme un cheveu sur la soupe dans l’esprit de Grace. Elle y avait pensé comme si c’était une normalité et il ne lui avait pas fallu plus de temps pour mettre son plan a exécution et se retrouver sur les rails avec le brun. Seulement, même si voir la rame s’éloigner avec l’autre type bloqué dedans pouvait amener un sentiment jubilatoire, la blonde ne se laissa pas le temps de souffler. Se trouver hors du wagon pouvait apporter un sentiment de sécurité, mais pour bien connaître le métro, l’étudiante savait qu’elle n’avait pas plus de quelques minutes avant que le prochain ne passe et manque de les écraser. Avec un peu de chance, cette fourchette s’élargirait à cinq minutes, mais elle ne se laissa pas le temps d’y réfléchir avant d’indiquer à Liam de la suivre. Il y avait une issue de secours dans le coin et elle comptait s’en servir de refuge le temps de pouvoir s’octroyer plus de deux minutes pour réfléchir à la suite. Heureusement pour eux, cette porte qui offrait une protection n’était pas très loin et la métisse fut contente de se trouver dans un endroit offrant un semblant de sécurité.

Grace aurait aimé que ce temps de pause puisse durer un peu plus longtemps, mais la réalité les rattrapa bien vite quand elle crut entendre du mouvement dehors. Sans avoir à chercher bien loin, elle se doutait que c’était des personnes et non le prochain métro, alors, suivant son instinct, elle se colla contre un mur, espérant s’y faire toute petite tout en arrivant à récolter des informations malgré la paroi. Sans savoir si c’était rassurant ou non, la blonde fut contente de voir la masse violette jaillir de nouveau des mains du jeune homme. Si elle suivait le peu d’information qu’elle avait donné à son sujet, elle devait se faire passer pour une simple technopathe et n’avait donc pas de capacités offensive, sans compter que l’étudiante se souvenait parfaitement de ce qu’il lui était arrivé la dernière fois qu’elle s’était trouvée entre deux feux. Calmant cependant son esprit, elle laissa sa communication digitale s’étendre pour essayer de capter la conversation téléphonique qui était menée par l’un de leur poursuivant. Elle était étonnée qu’il puisse aussi bien capter dans les tunnels du métro, mais ne chercha pas à se déconcentrer là-dessus alors qu’elle se focalisait sur la discussion. Il était clair que tous les deux en étaient le sujet principal et qu’ils n’avaient plus de doute sur son identité.

Heureusement pour elle, savoir cela lui donnait une longueur d’avance. Elle ne l’avait pas saisi immédiatement, mais quand elle vit Liam assommer l’un des types avant de demander des explications à celui qu’il avait plaqué sur un mur. Prenant son courage pour éviter qu’il ne dévoile trop de choses pouvant la mettre elle dans une situation délicate, Grace quitta son mur pour lui faire face et en donner à Liam. « D’après sa conversion téléphonique, il recherche une personne qui leur a nuit et il me confond avec elle. Malheureusement, ils ont beaucoup parlé russe et je n’ai pas saisi un mot de leur échange dans cette langue. » Ce qui était totalement faux puisque ses origines biélorusses avaient fait du Russe sa langue natale. Seulement, l’étudiante se gardait bien de dévoiler cela, préférant rester son rôle de l’étudiante américaine complètement perdue par la situation. Alors que l’homme cherchait à la contredire avec des menaces et affirmait que non, il ne se trompait pas de cible. Ce qui était totalement faux puisque ses origines biélorusses avaient fait du Russe sa langue natale. « Il travaille pour un sorcier. Je n’arrive pas à savoir son nom, mais son employeur semble tenir à la personne qu’il recherche d’après leurs échanges. » Pas une seule fois l’étudiante n’allait confirmer qu’elle était cette fameuse personne, préférant faire comme s’il s’enfonçait dans son mensonge. Après tout, son apparence était bel et bien celle de Grace Hall, la personne qu’elle souhaitait être, et non la jeune biélorusse à tête de chat recherchée par le sorcier.



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Lun 27 Fév - 12:12


❝ Voilà qui est affreusement ennuyeux

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Grace & Liam
Souviens-toi que le Temps est un joueur avide Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c’est la loi △ L’horloge (C.Baudelaire)


Le type gigote lamentablement. Liam le fixe et le sonde. Un homme qui bosse pour un autre, sans doute bien payé, encore pour l’appât du gain sans autre besoin de motivation quelconque. C’est si facile d’acheter un tas de minables à la chaîne, moins qualifiés les uns que les autres pour les envoyer se faire découper en rondelle une fois sur le terrain. Ca joue les durs en costar de pingouin, mais en dessous il n’y a rien que des menaces lancées en l’air, un vide sidéral dans le crâne et une décevante répartie de la part de ceux qui l’attaquent. Mais l’argent est un produit facile à faire miroiter sous les yeux des plus influençables, si bien qu’ils en oublient eux-mêmes leur propre vie et tout ce qui peut s’y rapporter. Liam ne connaît pas l’affection ni l’amitié, cependant il a assez d’intelligence pour supposer comment cela fonctionne en regardant le monde qui s’agite autour de lui. Et il sait aussi que ces types ont probablement des parents, des femmes voire des enfants, qu’ils oublient à l’instant même où on agite un petit millier sous le nez, une liasse de billets verts qui sent la magouille à des kilomètres à la ronde.

Cependant, Liam n’a aucune pitié, et comme il ne connaît rien de ces genres de sentiments, il n’aura même pas un soupçon de compassion pour ces types qu’il va abattre, comme il n’en a jamais eu pour tous ceux qui y sont déjà passés auparavant. Comment avoir de la pitié pour des types dont l’esprit est si bas et si stupide, qu’on ne les soupçonne pas forcément de posséder un QI supérieur à celui d’une méduse ? D’accord, légèrement supérieur pour réagir au fric. Mais tout juste. Et Liam ne le sait que trop bien, il n’y a que l’intelligence qui au final, le fait s’en sortir dans cette jungle de building. Alors il sert un peu plus son champ de force autour du type qui couine, pour le faire parler. Liam n’a rien à offrir en échange, ni liberté, ni clémence. Simplement une mort moins douloureuse. Car avec ces gens là, on ne peut pas leur promettre autre chose. Ils recommenceront, indéniablement, et comme ils sont de plus en plus nombreux, Liam aurait une véritable armée sur le dos s’il avait laissé la vie à tous ceux qui avaient tenté de le tuer ou de le capturer. Il se demande un instant si sa tête est mise à prix dans le réseau où il était, et si oui, à combien.

Derrière lui, il sent que Grace s’avance un peu. Elle s’empresse de lui raconter la conversation téléphonique de l’autre. Mais au fait, on n’est pas censé rien capté ? Liam réfléchit un instant à la chose. Il n’est pas familier avec la technologie mais peut-être assez pour supposer une propre antenne ou un matériel spécial. Ces fumiers sont donc bien préparés. Dommage qu’ils aient gâchés ça avec des hommes de mains médiocres. Liam tourne immédiatement la tête sur la blonde quand il saisit la fin de la phrase. Il tique. Gestes nerveux, légers tremblements dans la voix, bref tout ce qui indique qu’elle est directement concernée. Liam aurait presque envie de rire. Un léger sourire entrave tout de même ses lèvres. C’est fou ce qu’on ne s’ennuie pas à New York, même au fond de métro dans une cage d’escalier miteuse. Le pire est qu’elle semble s’en convaincre elle-même.

Mais passons. Liam revient sur le type qui essaye d’en placer une. Il le regarde un instant.

- Tu parles anglais ? Ou français si tu veux. Même l’allemand. Allez fait un effort, le presse Liam en lui coupant la parole alors que l’autre bégaye.

- Da, angliyskiy, anglais… La sorcier la cherche elle, dit-il avec un fort accent russe en désignant Grace comme un gamin qui dénoncerait celui qui a mangé sa glace. Je le jure, si tu coopères, il t’épargnera -Liam ressert l’étau - tu auras de l’argent aussi… !
- Waou, génial alors, me voilà convaincu,
déclare Liam avec une ironie non dissimulée. Ton argent tu te la mets où je pense. Maintenant, si ton Harry Potter à la noix débarque et vient me saouler comme tu le fais avec ta bande de pingouins à deux balles, c’est pas d’argent que je vais lui parler. Et moi j’épargne personne.

A ses mots, Liam mime un geste de la main et sous son emprise, la masse violette se relâche soudain pour former une large aiguille qui émerge tout à coup de sa poitrine. Puis quand il enlève son champ de force, le type tombe au sol, mort. Liam se tourne ensuite vers Grace.

- C’est pas en me servant des mensonges à tout bout de champ qu’on va y arriver par contre. Je t’ai dit que je sais si tu mens, tout à l’heure… Ecoute, que t’es fait je sais pas à quoi ce type, si c’est vraiment toi, c’est franchement pas mon problème et je vais pas te faire la morale parce que je serais dernière personne à pouvoir me le permettre. Mais là on m’emmerde aussi avec ça et j’ai envie d’avoir la paix, pas toi ? Alors ce serait bien de faire comprendre à machin le sorcier que ces hommes en carton pâte on les a réduit en bouilli et qu’il devrait nous foutre la paix maintenant.

Liam en a presque la bouche sèche d’avoir parler autant en si peu de temps. Il n’a pas l’habitude. Cependant, il est toujours maître de lui et il n’est pas sûr de le rester au moment où ils vont devoir mettre le pied dehors, au milieu de la foule. Il saisit l’autre type assommé avec un champ de force qu’il enroule autour de son torse et le redresse.

- Bon, on a qu’à lui faire dire combien nous attendent encore dehors. On le tue, on tue les autres et on rentre tranquillement chez nous. Ca te va ? demande-t-il à Grace.

Ca paraît simple à dire. Il vaut mieux un plan qui semble l’être parce que les complications viennent toujours d’elles-mêmes.

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Sam 15 Juil - 17:38


Voilà qui est affreusement ennuyeux
❧ Surtout quand on est en cavale


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Grace aurait donné n’importe quoi pour être n’importe où qu’à cet endroit-même, durant cet instant T. Elle trouvait qu’ils s’en étaient plutôt bien sorti jusque-là, mais avec ce Russe attrapé par Liam, elle aurait bien plus de mal à cacher la vérité, vérité qui s’effritait peu à peu d’ailleurs. Cependant, elle avait toujours cette volonté en tête de ne pas révéler qu’elle était la cible principale de ce sorcier qui en avait après elle. L’étudiante se rassurait en partie en se disant qu’il ne l’avait que très peu vue sous sa forme humaine, ayant toujours adopté sa forme natale lorsqu’elle vivait dans sa demeure. Pourtant, jusque-là, tout partait en catastrophe avec cette course poursuite dans le métro et il avait déjà fallu que la blonde révèle l’une de ses capacités en faisant passer son contrôle des ondes du net pour une mutation. Elle ne savait aucunement si elle pouvait réellement placer sa confiance en Liam, et l’étudiante préférait garder le plus d’information à son sujet secret, quitte à insister sur la méprise. Après tout, il n’avait aucun moyen de faire vérifier ses dires et elle serait toujours plus rapide en falsifiant des informations sur internet sans que personne ne le sache.

Tout en essayant de prendre les devants en expliquer ce qu’elle avait entendu, Grace cherchait un moyen de s’assurer que l’on ne puisse faire aucun lien avec elle. Déjà, son esprit se servait du peu de connexion qu’elle retrouvait pour naviguer sur les données informatiques pour vérifier que rien n’avait filtré à son sujet, et elle en profita pour se créer une protection en laissant filtrer des informations sur sa véritable identité dans un autre état américain. Elle avait tellement l’habitude d’user de cette capacité, qu’elle n’avait nullement besoin de se concentrer dessus, laissant son inconscience agir pour elle. Le seul résultat qu’elle attendait, était de créer une personne fictive, lui ressemblant, mais vivant une tout autre vie quelque part en Floride. Et, pendant que son cerveau travaillait là-dessus, elle avait laissé son regard dévié sur le type assommé, espérant que celui-ci ne reprenne pas conscience.

La voix de Liam ramena la blonde à la réalité alors qu’il interrogeait le Russe coincé contre un mur. La jeune femme n’aimait clairement pas cette situation, où elle était en position de forces et où le brun pouvait disposer de la vie ou non de l’homme. Jamais Grace n’avait aimé la violence et elle se souvenait encore, avec dégoût, de l’homme qu’elle avait tué par légitime défense peu de temps après son arrivée à New York. Elle s’était replongée dans le silence, écoutant l’homme de main tenter d’acheter son assaillant tout en avouer qu’il était à la recherche d’elle. Cependant, cette fois-ci, Grace avait repris un peu d’assurance, considérant qu’elle ne pouvait pas faire plus pour sa défense. Elle eut tout de même le tic de secouer négativement la tête pour rejeter l’accusation, ne voulant définitivement plus être associée à ce sorcier de malheur. Il lui avait déjà ruiné une vie, il n’allait pas continuer après qu’elle ait enfin accès à sa liberté… Mais elle ne prit pas la parole pour contredire l’homme. La blonde ne voulait pas s’enfoncer un peu plus dans ce mensonge, laissant Liam enchaîner. Après tout, c’était lui qui avait la situation en main, pas elle.

Il l’avait d’ailleurs tellement en main, que Grace détourna de justesse son regard avant d’assister à l’exécution de l’homme. La mort n’était définitivement pas une grande amie de la jeune femme qui ne pouvait trouver le courage de le regarder tomber au sol, sans vie. Il est certain qu’elle aurait préféré une toute autre méthode que de le tuer, mais au fond, elle savait que Liam avait bien fait. Le monde n’était pas aussi joyeux et innocent qu’on pouvait le croire et Grace était pleinement consciente de cela. Alors elle préférait se concentrer sur le brun qui avait tourné son attention sur elle, cherchant de nouveau à savoir la vérité. Seulement, cette fois-ci, la blonde n’était pas prise au dépourvus et, après avoir soufflé un coup, elle répondit tout de même en restant ancrée dans ses positions.

« Je ne sais réellement pas qui est ce sorcier, ni pourquoi il serait à mes trousses. La seule sorcière que je pourrais potentiellement connaître, par le biais d’une amie, fait partie des Avengers, alors je la vois mal chercher à s’en prendre à moi. »

En disant cela, Grace avait été ferme, prenant le pas sur la panique dont elle avait fait preuve plutôt. Et cette fois-ci, ce n’était pas un mensonge. Si on s’en tenait au fait, la personne qu’était Grace Hall connaissait réellement une unique sorcière en la personne de Wanda Maximoff. Alors tant que l’on ne mettait pas sur le feu sa double identité, ce n’était pas réellement un mensonge.

« Je suis désolée que ces hommes t’emmerdent, mais tu n’es pas le seul dans ce cas. Cependant, si on arrive à avoir le nom de la personne qu’ils recherchent, peut-être que je pourrais comprendre d’où vient la méprise. »

Et alors sortir ce qu’elle avait préparé dans le cas où il faudrait prouver que les Russes se trompaient. Cette fois-ci, Grace ne voulait plus se laisser prendre au dépourvu, bien qu’elle le fût par la proposition suivante de Liam. Il parlait de tuer cet homme de manière tellement détachée, qu’elle n’arrivait à comprendre comment il faisait. Chaque vie humaine avait sa propre valeur et même si celui-ci était une ordure, il méritait un tout autre traitement que la mort tout de même…

« Sommes-nous vraiment obligés de le tuer ? »

Mais en même temps, la métisse voyait difficilement comment faire autrement. Le laisser là équivalait à risquer à ce qu’elle soit retrouvée ou même amener des complications. Alors elle prit une puissante respiration pour essayer de ne pas penser au pire.

« Je serais incapable de tuer qui que ce soit. Mais pour les informations, nous ne sommes pas obligés de lui faire reprendre conscience. Il a un téléphone et surement noté des informations quelque part. »

Grâce à ce qu’elle avait révélé à Liam au sujet de ses pouvoirs, elle pouvait sans problème farfouiller dans le téléphone, sans que son « semblant » d’absence de connaissance russe ne la dérange. Grace pouvait toujours justifier par un module de traduction en ligne. Cependant, elle avait surtout conscience qu’elle n’était ni dans un film, ni un de ces protagonistes qui peuvent tout faire sans aucun problème. Il était hors de question que la blonde mette fin aux jours d’une personne et elle ne savait nullement comment il allait falloir agir par la suite. Elle, elle avait l’habitude d’agir discrètement, de se faufiler sans être vue et c’était sa manière de faire. Jamais elle ne s’était imaginée à devoir interroger une personne qui n’allait certainement pas vivre quelques instants de plus.  



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